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Prévenir un désastre humanitaire et des violations des droits humains au camp d’Achraf

Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe – Affaires politiques
  
Strasbourg, 15.11.2011 – Dans une déclaration adoptée aujourd’hui lors de sa réunion à Paris, le Comité des Affaires politiques de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), appelle les autorités irakiennes à empêcher une catastrophe humanitaire et des violations des droits humains au camp d’Achraf :

«Le Comité est préoccupé par la situation des résidents du camp d’Achraf (également dénommé camp du Nouvel Irak), qui sont en danger d’expulsion violente par les forces de sécurité irakiennes.

Le camp abrite environ 3400 Iraniens qui s’opposent au régime en place dans leur pays. Le gouvernement irakien a annoncé sa décision de fermer définitivement le camp d’ici la fin de 2011, et a ordonné à ses habitants de se réinstaller dans un autre site en Irak, ou de retourner en Iran.

Les autorités irakiennes ont déjà essayé, à plusieurs reprises, d’entrer dans le camp par la force pour en expulser les habitants. Le 8 avril 2011, une attaque contre le camp a abouti à plus de 30 personnes tuées et plus de 300 blessées.

Le HCR examine actuellement les demandes individuelles de statut de réfugié des résidents d’Achraf. Comme chaque cas est étudié individuellement, ce travail exige beaucoup de temps et ne sera pas achevé avant la date limite fixée par les autorités irakiennes.

Comme cette échéance se rapproche, il y a de plus en plus de craintes dans la communauté internationale qu’une nouvelle tentative d’expulser les résidents d’Achraf par la force puisse se transformer en un massacre à grande échelle.

Le Comité demande instamment aux autorités irakiennes de reporter la date limite annoncée pour la fermeture du camp d’Achraf (31 décembre 2011) afin de fournir suffisamment de temps et des conditions appropriées au HCR pour examiner, sur une base individuelle, toutes les demandes de statut de réfugié déposées par les résidents du camp.

Nous encourageons les Etats membres et observateurs du Conseil de l’Europe à considérer positivement les demandes de réinstallation de ces résidents d’Achraf qui sont dûment reconnus par le HCR comme des réfugiés. »