AccueilActualitésActualités: AchrafNous devons suspendre le soutien à l’Irak pour libérer les otages d’Achraf...

Nous devons suspendre le soutien à l’Irak pour libérer les otages d’Achraf – Emile Blessig

« Chers Amis, je m’appelle Emile Blessig. Je suis député honoraire du Bas-Rhin, ancien maire de Saverne et pendant mes 15 années de présence à l’Assemblée nationale, j’ai été un membre du comité de soutien à la résistance iranienne », a déclaré M. Blessig lors d’une manifestation d’Iraniens devant le Conseil de l’Europe le 30 septembre.

Ils étaient venus réclamer la libération de 7 otages d’Achraf, réfugiés iraniens enlevés par les forces irakiennes le 1 septembre. Ce jour-là, à la demande des mollahs, les forces irakiennes massacraient 52 opposants iraniens, sans armes et sans défense, au camp d’Achraf.

« Les années se suivent et ne se ressemblent pas. Et sur la longue marche de votre combat, la dernière fois que nous nous sommes revus, c’était un jour de joie, c’était à Auvers-sur-Oise, l’automne dernier pour fêter la radiation de l’Ompi, de la liste des organisations terroristes.

« Nous pensions qu’à partir de là, les choses allaient progresser dans le bon sens. Hélas, aujourd’hui nous nous retrouvons ici à Strasbourg, au Conseil de l’Europe qui est véritablement le lieu de la démocratie de notre continent, pour déplorer la tragique attaque du camp d’Achraf. L’exécution de 52 personnes et la prise de 7 otages.

« Je crois qu’une fois de plus nous avons à craindre que les dictatures quelles qu’elles soient, s’appuient sur la faiblesse des régimes occidentaux pour aller toujours plus loin dans leurs desseins. Ils savent où ils veulent en venir, c’est-à-dire pour l’Iran, trois choses : une dictature religieuse, le non respect des libertés élémentaires et la généralisation du terrorisme.

« Alors à partir de là, il nous appartient à nous démocraties également de réagir. Et aujourd’hui devant ces faits, nous ne pouvons plus fermer les yeux. Cela a été dit ce matin par de nombreux parlementaires représentant beaucoup de pays, dont M. Patrick Kennedy, au nom des USA.

« Il y a quelque chose de simple. Les faits sont là.  Nous continuons à soutenir l’Irak. Eh bien, il faut suspendre le soutien pour obtenir la libération des sept otages. Si nous voulons être respectés, nous devons mettre nos actes en concordance avec nos propos.

« Votre présence, votre engagement ici est quelque chose d’extrêmement important. Continuons à soutenir la cause de la démocratie. Continuons le combat en vue d’un Iran libre et démocratique. Permettez-moi aussi d’adresser ici mes remerciements à votre présidente élue, Mme Radjavi qui est véritablement une personne exceptionnelle et qui porte ce combat de toute son âme, sur toutes les places du monde entier.

« Continuons, gardons espoir et je voudrais dire aux résidents des camps d’Achraf et de Liberty et à tous ceux qui aujourd’hui ont engagé ce combat de la grève de la faim, que leur engagement n’est pas isolé, il est relayé.

« Il est relayé par vous en premier lieu, mais aussi par bon nombre de démocrates, à tous les niveaux. Et s’il en fallait une preuve je crois que la réunion organisée aujourd’hui ici à Strasbourg au Conseil de l’Europe, en est une démonstration éclatante. »