Deuxième partie et dernière partie d’un article du quotidien norvégien Aftenposten du 9 septembre 2009
Selon Mohammad Mohadessine, Président de la commission des Affaires étrangères du CNRI, il y a une raison pour laquelle les soldats irakiens ont agi comme la police de Téhéran : ils ont été formés en Iran. Pour lui le gouvernement irakien cède aux pressions de son voisin.
«Nous avons averti les Etats-Unis, a dit Mohadessine à Aftenposten que si la responsabilité de protéger la cité d’Achraf était transférée à l’Irak, une catastrophe humanitaire allait se produire parce que le gouvernement irakien se soumet à l’Iran. L’attaque des forces contre le camp ne nous surprend pas, ce à quoi nous ne nous attendions pas, c’est le degré de brutalité ».
Tout comme les Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale
Hossein appelle les autorités norvégiennes de faire tout ce qu’elles peuvent pour aider. «Ce sont des êtres humains. Ils ont des droits. Ils ne peuvent pas être traités de cette manière », dit-il.
Parviz Khazaï, représentant du CNRI dans les pays nordiques et ancien diplomate qui a fait défection dans les années 1980, voit des parallèles entre la situation des résidents du camp Ashraf avec celle des juifs persécutés pendant la Seconde Guerre mondiale.
«Pour beaucoup d’entre eux, les conséquences de l’expulsion vers l’Iran serait proche de la déportation des Juifs vers l’Allemagne nazie. Le contexte est simple à comprendre : l’Iran cherche à tuer tout le monde à Achraf et l’Irak est prêt à s’y conformer. »

