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Les derniers opposants iraniens en exil quittent le camp liberty en Irak

Les derniers opposants iraniens en exil quittent le camp liberty en Irak

BAGDAD, 9 sept 2016 (AFP) – Les derniers opposants iraniens exilés dans un camp en Irak, certains depuis des décennies, ont été réinstallés vendredi en Europe, ont rapporté l’ONU et un groupe de l’opposition.

Le Conseil National de la Résistance iranienne (CNRI), soutenu par une grande partie des anciens résidents du « Camp Liberty » en Irak, a annoncé dans un communiqué que les 280 personnes restantes l’avaient quitté pour rejoindre l’Albanie.

Leur départ marque « la fin réussie du processus de relocalisation en dehors d’Irak des membres des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) », un groupe d’opposition en exil depuis la révolution islamique de 1979 en Iran, s’est félicité le CNRI.

Le camp est une ancienne base américaine qui accueillait depuis 2011 des centaines de membres de l’OMPI.

Fondés en 1965 avec pour objectif de renverser le Chah puis le régime islamique, les Moudjahidine du peuple ont été chassés d’Iran dans les années 1980 et se sont notamment installés en Irak.

Le Haut-commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), qui a contribué au processus de réinstallation, a confirmé que tous les dissidents avaient quitté le « camp Liberty », également appelé « camp Hurriya » (liberté en arabe, ndlr).

« La communauté internationale a désormais parachevé avec succès la relocalisation de tous les résidents du camp Hurriya de l’Irak vers des pays tiers » en Europe, a indiqué son porte-parole William Spindler.

Ce camp, situé près de l’aéroport international de Bagdad, avait été à maintes reprises la cible d’attaques, la plus meurtrière ayant fait plus de 20 morts en octobre 2015.

Les Moudjahidine s’étaient installés dans un premier temps dans le camp d’Achraf, au nord de Bagdad, pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988).

Ils ont été désarmés après l’intervention américaine en 2003, et le gouvernement irakien, en majorité chiite, qui s’est rapproché de Téhéran, cherche depuis à se débarrasser de leur présence, jugée encombrante.

En 2012, les Etats-Unis avaient retiré l’OMPI de leur liste des organisations terroristes et d’autres pays occidentaux avaient promis de soutenir la relocalisation de ses membres.