open.salon.com, 8 aout – Lors d’une conférence suivie d’un iftar pour honorer le mois sacré du ramadan, des représentants et des parlementaires de 14 États arabes ont appelé l’Assemblée générale de l’ONU, l’Organisation de la conférence islamique ainsi que la Ligue arabe à condamner l’Irak pour sa répression des membres de l’OMPI en Irak. La conférence a demandé un rôle plus actif de la part de l’ONU et des États-Unis pour forcer le gouvernement pro-iranien de Maliki à garantir les besoins humanitaires des camps d’Achraf et de Liberty avant que ne soit repris le processus de transfert.
Des délégués de la diaspora iranienne dans de nombreux pays, comme la Grande-Bretagne, ont également participé à cette conférence.
Les participants venus d’Irak, de Palestine, de Jordanie, d’Iran, d’Égypte, d’Algérie, de Syrie, de Tunisie, du Maroc, du Liban, du Bahreïn, du Yémen, de Libye, du Sénégal, de Turquie, des États-Unis, du Royaume-Uni et de France ont demandé à l’ONU et aux États-Unis de prendre des mesures urgentes afin d’empêcher un troisième massacre des opposants iraniens en Irak.
Cheikh Abdollah Samer Al Malham, un membre de la résistance syrienne, a annoncé le jumelage de deux villes de « résistance contre la tyrannie » lors de cette grande réunion autour d’un iftar tenue à Paris par le CNRI, l’opposition iranienne.
« Je souhaite profiter cette occasion pour annoncer le jumelage de deux villes : Homs réprimée par les troupes d’Assad et Achraf qui a fait preuve de persévérance et de courage contre la tyrannie et pour la liberté. », a déclaré le Cheikh.
Le chef de tribu syrien a soutenu la détermination du peuple à faire vaincre le soulèvement et a souligné que toutes les tribus syriennes forment l’épine dorsale du mouvement tout en accueillant l’interaction avec d’autres mouvements pour un « peuple » libre et une région pacifique.
« Nous ne devons pas oublier que notre soulèvement a défini ses marges et a su discerner ses ennemis de ses amis », a dit le Cheikh.
Un participant qui a souhaité garder l’anonymat et qui était membre de la délégation syrienne a déclaré que le Cheikh « fait allusion à la passivité et au silence de la communauté internationale au début du soulèvement qui n’a fait qu’encourager le régime d’Assad à massacrer notre peuple ».
Considérant la résistance en Iran, il a affirmé : « Vous êtes parmi ceux qui ont persévéré, qui nous ont soutenus en toutes circonstances et tandis que vous étiez vous-mêmes sous tant de pressions et d’attaques, et c’est précieux pour nous. Avec la volonté de Dieu, la Syrie triomphera bientôt. »
Homs est la deuxième ville importante à l’origine de la résistance et a été nommé ville jumelle d’Achraf (où réside l’OMPI en Irak). La célèbre ville de Cuneo, centre de la résistance des partisans italiens contre le fascisme, avait déjà donné ses clés aux résidents d’Achraf et à ses dirigeants lorsqu’elle est devenue sa ville jumelle.
La conférence avait un message ferme pour le Département d’État américain face à sa réticence à jouer un rôle constructif dans la crise entre les membres de l’OMPI et le gouvernement irakien. La déclaration publiée par le bureau du CNR, l’opposition iranienne, laisse une marge étroite de la liste « à faire » pour l’administration Obama avant qu’une catastrophe humanitaire ne soit infligée au camp de réfugiés.
« Indiquant que jusqu’à présent 2000 résidents d’Achraf sont partis d’Achraf à Liberty en se fondant sur les promesses explicites et écrites du gouvernement américain, Maryam Radjavi (la Présidente élue du CNRI) a souligné que désormais les États-Unis sont encore davantage responsables vis-à-vis de cette question. Elle a appelé le Département d’État américain à prendre ses responsabilités ; elle a averti que « si le gouvernement irakien commet un autre crime contre l’humanité, le gouvernement américain sera tenu pour responsable. »

