AccueilActualitésActualités: Achraf« Le gouvernement criminel de Téhéran fait pression sur ceux qui luttent...

« Le gouvernement criminel de Téhéran fait pression sur ceux qui luttent pour la liberté » – Marc Falquet

CNRI – « C’est maintenant qu’il va falloir prendre position : ou bien on continue de soutenir le gouvernement de Téhéran ou bien on soutient ceux qui défendent la liberté et ceux qui défendent la liberté sont représentés par Mme Radjavi et son équipe », a martelé le Conseil national suisse Marc Falquet à Genève le 10 août.

Il s’exprimait dans une conférence internationale où de très nombreuses personnalités et parlementaires suisses et internationaux se sont retrouvés autour de Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, pour examiner la responsabilité de l’ONU et du HCR vis-à-vis de la situation du camp d’Achraf en Irak. Achraf abrite 3400 réfugiés membres des Moudjahidine du peuple d’Iran, la principale opposition démocratique à la dictature des mollahs.

Voici les temps forts de l’intervention de Marc Falquet :
Chers amis, bienvenue à Genève. Au nom de mes collègues ici présents du Grand conseil, je vous accueille tous à Genève et j’espère que Mme Radjavi pourra venir, dans d’autres circonstances, profiter de notre belle ville.

Aujourd’hui, j’aimerais spécialement porter un hommage. Déjà, pourquoi sommes-nous là? Parce que des gens, depuis 111 jours, se sacrifient chaque jour et font un sitting devant l’ONU, des gens qui ont tous ou perdu des membres de leur famille assassinés par le régime criminel de Téhéran, ou ont des gens de leur famille à Achraf. Ce sont des Iraniens qui soutiennent la liberté et qui sont très tenaces. A ce propos, je souhaiterais dire à la population genevoise et surtout aux médias pour qu’ils transmettent l’information, d’aller devant l’ONU d’aller soutenir ces gens, ces résistants. Ces gens sont un exemple pour nous de par leur sens du sacrifice et j’aimerais leur rendre hommage.

On a dit qu’on voulait parler concrètement. Maintenant, il faudrait se poser la question – personne ne l’a évoquée je crois – de savoir pourquoi on avance lentement. A un moment donné, il faut le dire : parce que le gouvernement criminel de Téhéran fait pression sur tous ceux qui luttent pour la liberté. Il veut absolument s’accrocher au pouvoir. C’est un gouvernement qui, je vous le rappelle, a tué 120 000 de ses propres ressortissants ; 120 000 personnes ont été assassinées et torturées par le gouvernement d’Ahmadinejad et de Khomeiny simplement parce qu’ils réclamaient la liberté. Et on n’avance pas car, comme d’habitude, comme dans le cas de la Libye, on attend que le gouvernement soit hors jeu pour se présenter comme des libérateurs. Non, mesdames et messieurs, c’est maintenant qu’il va falloir prendre position : ou bien on continue de soutenir le gouvernement de Téhéran ou bien on soutient ceux qui défendent la liberté et ceux qui défendent la liberté sont représentés par Mme Radjavi et son équipe.
Concernant Mme Radjavi, le Sénateur Kennedy avait indiqué qu’elle avait perdu trois membres de sa famille. Je souhaiterais préciser que ce ne sont pas trois membres de sa famille qui ont été assassinés, mais onze personnes qui ont été assassinées si on compte sa belle-famille. Madame, recevez toute ma sympathie.

Maintenant, on a la solution : soutenir l’alternative ou alors on continue à faire semblant de jouer avec le gouvernement de Téhéran. Je dis : non, ce n’est pas possible. Je dis : non, nous devons prendre nos responsabilités. Nos amis américains, effectivement, ont une responsabilité dans le massacre du 8 avril puisqu’ils avaient pris l’engagement de défendre les résidents d’Achraf. De plus, l’ONU était au courant : l’ONU savait que les Iraniens prévoyaient d’envahir le camp d’Achraf. Or, l’ONU n’a pas bougé.

Pour finir, va-t-on déférer l’ONU pour crime contre l’humanité ? Nous ne voudrions pas en arriver là. J’espère que maintenant cela va bouger, tout le monde a compris ce qu’il fallait faire, tout le monde a compris qu’il fallait se bouger.

Pour terminer, je souhaiterais évidemment soutenir les gens qui font le sitting, soutenir la liberté. Si nous sommes là, ce n’est pas parce que nous avons été achetés, mais parce que nous y croyons. Le régime iranien, lui, achète les gens : il fait pression. Il a fait pression sur nous, mais cela ne va pas fonctionner, cette fois je crois que c’est allé trop loin, cela ne va pas marcher.

Je voulais dire une dernière chose concernant la Syrie, si vous me le permettez. Je vais peut-être faire l’objet d’une plainte des gouvernements, mais je suis un jeune élu qui n’a rien à perdre. Il faut savoir que la Syrie, à l’heure actuelle, massacre sa population grâce à l’aide de miliciens iraniens qui sont entraînés et qui entraînent l’armée syrienne. Il faut aussi savoir cela et il faut peut-être le dire, et c’est le moment que ce gouvernement soit mis au ban de la société et de la communauté internationale.