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Irak : Une catastrophe humaine honteuse se prépare au Camp de réfugiés d’Achraf

 Par le Dr. Iman al-Hachemi

Al-Siyassa, quotidien koweïtien, 5 avril (Extraits) – Le régime iranien a ciblé la présence de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) en Irak. Il continue l’escalade par le biais de ses agents locaux et d’organes de sécurité ayant infiltré l’Irak, au travers d’une chaîne d’opérations criminelles et de propagande mensongère sur la Cité d’Achraf.

En vertu de la quatrième Convention de Genève, les membres de l’organisation sont considérés comme des personnes protégées sur le plan international. Pourtant, le régime iranien continue de comploter contre leur présence en Irak. Dans de telles circonstances, le droit international exige la protection de ses résidents car chacun d’entre eux est considéré comme une personne protégée, conformément à l’article 7 de la quatrième Convention de Genève. Par conséquent, non pas l’OMPI, mais ses membres sont des réfugiés de facto et n’ont pas besoin de statut juridique pour être considérés comme tels. Il suffit qu’ils soient reconnus réfugiés sur le plan international. Ainsi, les résidents d’Achraf sont-ils des réfugiés, et le gouvernement irakien ou tout autre gouvernement doivent les traiter comme il se doit. Les forces de la coalition, après avoir occupé l’Irak, ont confirmé ce statut juridique à la suite d’examens exhaustifs, approfondis et crédibles, et les forces américaines ont accepté la responsabilité de protéger la ville. C’est parce que la situation des résidents a résulté de la guerre entre les États-Unis et l’Irak, un conflit dans lequel l’OMPI n’a joué aucun rôle pour rester neutre. La ville de résidents « étrangers » a reçu un statut de réfugié de facto. Ce qualificatif est en fait utilisé par le droit international et les Conventions de Genève, et engendre de nombreux droits et privilèges. La vérité c’est que les membres de l’OMPI résident à Achraf sur une base volontaire et de plein gré. En raison de leur séjour dans ce bastion honorable de la résistance et de la persévérance, ils ont supporté beaucoup de souffrance et de misère.

Le régime iranien a eu recours à un éventail coloré de méthodes et de complots pour exercer des pressions sur les réfugiés d’Achraf, afin de les forcer à partir et ou à être livrés aux forces des mollahs. Les factions liées au gouvernement iranien ont commis de nombreux crimes, en imposant des pressions à Achraf. Par exemple, le 8 février 2008, ils ont fait sauter la station de pompage d’eau de la Cité d’Achraf qui approvisionnait en eau potable et pour l’agriculture les 20.000 habitants de la région et les résidents. Ils ont ensuite assassiné le cheikh irakien qui était en charge de la protection de la station. Les mollahs ont également fabriquées des mensonges pour être en mesure d’accuser les résidents d’Achraf d’avoir participé à des actes terroristes en Irak. Par exemple, une accusation courait dans la presse du régime comme le site Baztab, affilié à Mohsen Reza’i, ancien commandant du Corps des gardiens de la révolution (CGR), adjoint et bras droit de Rafsandjani.

Après que le tribunal britannique de la Commission d’appel des organisations proscrites (POAC) ait jugé que l’inscription de l’OMPI comme organisation interdite était illégale et devait être annulée, le Parlement européen a publié une déclaration en faveur de la décision et demandé sa mise en œuvre. Cela a conduit les mollahs et leurs mandataires à procéder à de violentes attaques contre l’organisation. Ses agents de renseignement sont venus du Canada, du Royaume-Uni, de Norvège et d’Irak et se sont installés à l’hôtel Mansour à Bagdad, en face de l’ambassade d’Iran. Le contact de ce groupe était une personne du nom de « Tabataba’i », qui a appartenu à la Force Qods du CGR. L’ambassade d’Iran a mis ses plans en action.  Après le dynamitage de la station d’eau d’Achraf, qui fournissait l’eau aux villages environnants, 20.000 personnes vivant dans la région ont été privées d’eau. En outre, le régime iranien et ses agents ont mis en place une organisation qui prétend être une ONG intitulée « L’organisation des droits de l’homme à Khales. » En réalité, les membres de cette soi-disant organisation sont des agents de la Force Qods, qui ont eu des contacts avec l’ambassade d’Iran à Bagdad.

Les faits montrent que le régime fasciste de Téhéran tente de supprimer l’OMPI d’Irak, car il veut éliminer le plus grand obstacle à ses plans pour avaler l’Irak tout entier.

Dans le passé, 5,2 millions d’Irakiens ont signé une déclaration soutenant le maintien de la présence de l’OMPI en Irak. En outre, 12.000 juristes irakiens et 300 cheikhs tribaux de toute l’Irak, en plus de 450.000 personnes de Diyala ont signé des déclarations en soutien de la présence continue de l’OMPI en Irak. Egalement, un document de solidarité, d’amitié, d’alliance et de soutien de 300.000 personnes du sud de l’Irak a été signé par tous les chiites, ceux dont le régime iranien prétend être le chef, a porté un coup au régime iranien. Tout cela a forcé le régime iranien à poursuivre ses complots. Toutefois, grâce à la persévérance des membres de cette organisation depuis sa création en 1965 jusqu’à maintenant, toutes ces manouvres de l’Iran ont échoué.

Le régime des mollahs sait parfaitement que la plus grande menace pour son avenir est l’OMPI, car l’OMPI est l’épine dorsale de l’alternative politique au régime. Ainsi, tous ces cris ne pourront pas bénéficier au régime. Même si tous ses agents doivent venir en Irak, le soutien du peuple irakien à l’OMPI, de toutes les couches sociales, y compris des parlementaires, des intellectuels, des chefs de tribus, et la population en général, se monte à 5,2 millions d’Irakiens qui ont soutenu la présence de cette organisation en Irak.

Pour que le monde entier prenne conscience des difficultés des réfugiés à Achraf ainsi que des complots des mollahs et de leurs représentants contre cette organisation, toutes les organisations humanitaires et politiques doivent immédiatement intervenir en soutien à Achraf, car la main des agents et des bouchers de Téhéran la menacent d’un destin catastrophique.