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Ingérence du régime iranien en Irak et intrigues contre Achraf au menu d’une conférence à Bruxelles

Mohammad MohadessineCNRI – De nouvelles preuves de l’ingérence et des crimes du régime iranien en Irak ont été mis en lumière le 26 octobre par le CNRI dans une conférence de presse à Bruxelles. Ces révélations interviennent quelques jours après la divulgation de centaines de milliers de documents sur l’Irak par le site Wikileaks.

Les panelistes se sont focalisés sur le camp d’Achraf en Irak, où des milliers d’opposants iraniens résident, invoquant les menaces pesant sur les militants politiques avec l’ingérence de Téhéran et les violations des droits humains commises par le gouvernement irakien actuel.

À la lumière de ces menaces, les orateurs ont appelé les forces américaines à reprendre le contrôle de la sécurité du camp, en disant que l’immixtion des mollahs en Irak ne laisse aucune excuse à Washington pour abandonner cette responsabilité.

Le premier orateur qui présidait la conférence, Gilles Paruelle, ancien bâtonnier du Val d’Oise près de Paris, a raconté son expérience du Camp d’Achraf, au nord de Bagdad, où vivent 3.400 membres de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI).

M. Paruelle a raconté comment Achraf abrite un rare réseau de relations humaines et de compassion, ce qui explique pourquoi il terrifie le régime iranien qui cherche à l’anéantir par tous les moyens.

Se référant aux preuves étonnantes concernant l’ingérence destructrice de Téhéran, M. Paruelle a fermement condamné les crimes des mollahs et déclaré que les États-Unis ne pouvaient pas garder le silence et avaient la responsabilité d’y mettre un terme. Les États-Unis ne devraient pas permettre non plus au Premier ministre irakien sortant, Nouri al-Maliki, de préserver le pouvoir illégalement et devraient le tenir responsable de sa conduite.

De g. à dr.: Tunne Kelam, Gilles Paruelle, Mohammad MojadessineL’eurodéputé, qui siège à la commission des affaires étrangères et à la délégation pour l’Irak, est également vice-président de l’intergroupe des Amis d’un Iran Libre au Parlement européen.

Il a salué les Achrafiens pour la force de leurs relations humaines. Ils font extrêmement peur au régime iranien, a-t-il précisé, à cause de leur position politique et parce qu’ils inspirent la jeunesse iranienne en incarnant une future société libérée.

Attirant l’attention sur les révélations concernant le rôle des mollahs en Irak, M. Kelam a déclaré que la découverte de ces crimes est profondément douloureuse pour toute personne.

« Nous avons mis en garde à maintes reprises sur la situation à Achraf et l’on voit à présent confirmer le sérieux de ces avertissements. Nous rappelons aux États-Unis leurs obligations vis-à-vis des résidents d’Achraf, des obligations auxquelles ils ne peuvent déroger. »

M. Kelam a ajouté : « Au Parlement européen, nous avons adopté une résolution très claire sur Achraf, dans laquelle les représentants élus des peuples européens appellent à la reconnaissance des droits des résidents comme des personnes protégées en vertu de la Quatrième Convention de Genève (…) Nous demandons aux forces américaines de revenir à Achraf et à l’équipe de surveillance la MANUI de s’y installer. »

M. Kelam a ajouté que c’était un appel non seulement du Parlement européen, mais aussi de 4.000 autres parlementaires à travers le monde rassemblés au sein du Comité international pour l’application de la Justice.

« Cela montre que les démocrates du monde entier se tiennent aux côtés de l’OMPI, qui est le principal mouvement d’opposition iranien », a-t-il dit.

Mohammad Mohadessine, président de la commission des affaires étrangères du CNRI, a également pris la parole, se déclarant en « plein accord avec les forces irakiennes démocratiques comme le bloc al-Irakiya dirigée par le Dr Ayad Allawi, qui ont appelé à un tribunal international pour juger Maliki, ceux qui sont de connivence avec lui et d’autres agents du régime iranien en Irak ». C’est, à ses yeux, un impératif.

« Malheureusement, a-t-il déploré, on est loin d’avoir saisi la véritable ampleur des crimes commis en Irak par le régime clérical et le gouvernement qu’il soutient à Bagdad. Bien que les récentes révélations [sur Wikileaks] couvrent une période allant jusqu’à la fin de 2009, nos rapports indiquent que la vague de crimes a déferlé tout au long de 2010 jusqu’à aujourd’hui. »

« Ces sept dernières années, la Résistance iranienne a divulgué plus de 4.300 rapports concrets et informations sur l’ingérence de Téhéran en Irak et a passé ces renseignements aux autorités compétentes. »

« Pour ne citer qu’un exemple, nous avons révélés il y a quatre ans les noms et coordonnées de plus de 32.000 agents irakiens de Téhéran qui touchaient un salaire mensuel du régime. »

M. Mohadessine a ajouté que l’ingérence du régime iranien a non seulement continué mais s’est aussi aggravée en raison des plans des mollahs pour ouvrir la voie à un second mandat de M. Maliki au poste de premier ministre.

Bruxelles, 26 octobre 2010Après avoir cité plusieurs exemples de cette ingérence, y compris l’entrée clandestine d’armes et de groupes terroristes en Irak, M. Mohadessine a révélé un document montrant dans quelle mesure Maliki était au service des intérêts des mollahs à Bagdad. Le document, daté du 11 novembre 2009 et obtenu par la Résistance iranienne de l’intérieur de Force terroriste Qods, concerne les services du Premier ministre irakien.

«Malheureusement, ajoute M. Mohadessine, malgré l’existence de faits incroyablement clairs et évidents, en raison de sa politique de complaisance avec Téhéran et ces dernières années en raison de la décision du président Obama de mener une politique de négociations directes et inconditionnelles avec le régime, le gouvernement des États-Unis a effectivement facilité les efforts des mollahs pour exporter le terrorisme à l’étranger et mener à bien les violations brutales et systématiques des droits de l’homme de l’Iran. »

Un des résultats les plus clairs de cette politique erronée, a-t-il dit, « a été la décision de Washington de renoncer à ses obligations internationales concernant le camp d’Achraf et de violer un accord signé avec chacun des résidents, qui sont des personnes protégées en vertu de la Quatrième Convention de Genève. »

« En 2008, avec les avocats et les juristes défendant Achraf, et les comités parlementaires, nous avons demandé à plusieurs reprises au gouvernement des États-Unis de ne pas transférer la protection des résidents d’Achraf aux forces irakiennes. Nous avons averti que ce transfert servirait de signe avant-coureur à l’apparition d’une catastrophe humanitaire. Washington a répondu que le gouvernement irakien avait donné l’assurance de traiter les résidents conformément aux normes internationales et humanitaires. »

Les documents révélés, a poursuivi M. Mohadessine, « montrent clairement que sous la présidence Obama, l’ingérence du régime iranien comme la conduite criminelle du gouvernement Maliki non seulement n’ont pas diminué, mais ont en réalité augmenté. Les actions répressives contre le camp d’Achraf ces deux dernières années, en particulier les crimes horribles perpétrés les 28 et 29 juillet 2009, deux années de blocus inhumain sur le camp, et neuf mois de torture psychologique des habitants avec 80 haut-parleurs méga puissants, sont des exemples de ces mesures néfastes. »

M. Mohadessine a conclu que pour réussir à se démarquer de ces crimes, les États-Unis devaient prendre des mesures urgentes, en particulier :

• Mettre fin à l’ingérence du régime iranien en Irak et créer un tribunal international pour enquêter sur les crimes de Maliki, ceux qui ont collaboré avec lui et les agents de Téhéran dans ce pays pour leurs crimes contre l’humanité ;

• Retirer l’OMPI de la liste américaine des organisations terroristes étrangères, une mesure faisant partie de la même politique erronée ;

• Reprendre la protection des résidents d’Achraf avec l’installation des forces américaines à Achraf et d’une équipe de surveillance la MANUI dans le camp, et s’efforcer d’expulser les forces irakiennes de l’intérieur d’Achraf en vue d’empêcher une autre catastrophe ;

• Réaffirmer que les résidents d’Achraf demeurent des « personnes protégées » en vertu de la Quatrième Convention de Genève et qu’ils doivent continuer à jouir des droits fondamentaux et des protections offertes par cette convention. Prendre également des mesures pour lever le blocus injuste de 22 mois d’Achraf, mettre fin aux neuf mois de torture psychologique des résidents et expulser les agents du Ministère du renseignement des mollahs qui campent illégalement à l’entrée principale du camp et à l’aile sud avec l’aide et le soutien du seul gouvernement irakien et de ses forces.