vendredi, février 3, 2023
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Abedini : La mise à l’écart de Larijani révèle une crise interne profonde du régime des mollahs

CNRI – Dans une interview sur la BBC World le 20 octobre, Hossein Abedini, de la Commission des Affaires étrangères du Conseil national de la Résistance (CNRI) a estimé que la révocation de Larijani révèle la détermination du régime iranien à poursuivre sa course aux armes nucléaires et à s’opposer à la communauté internationale :

Question : Le négociateur nucléaire iranien en chef Ali Larijani a démissionné. Le porte-parole du gouvernement a dit que Mahmoud Ahmedinejad l’avait remplacé par le vice-ministre des Affaires étrangères Saïd Jalili. On sait que M. Larijani avait de grandes divergences avec le président sur les négociations nucléaires. L’Union européenne a dit que les négociations prévues avec l’Iran à Rome mardi se feront. Hossein Abedini, qui est membre du Conseil national de la Résistance iranienne, est avec nous. Pourquoi cette démission est-elle importante et que nous dit-elle de la situation du gouvernement iranien ?

Hossein Abedini : Tout d’abord, il y a eu de vives différences, des divergences tactiques entre Ali Larijani et Mahmoud Ahmadinejad. Ce qui se passe aujourd’hui montre clairement la détermination du régime iranien à poursuivre sa course aux armes nucléaires et ainsi que la confrontation avec la communauté internationale.

Ce que nous pouvons confirmer sur la base de signes très forts de Téhéran, c’est qu’Ali Larijani a été révoqué par le Guide suprême Ali Khamenei et son renvoi a été précédé par le renvoi du commandant en chef du Corps de gardiens de la révolution iranien, Yahya Rahim Safavi il y a quelques mois, ainsi qu’un certain nombre de ministres.

Cela montre vraiment que la crise s’intensifie dans ce régime et que nous allons certainement assister à de nouveaux renvois et de nouvelles démissions dans un proche avenir.

Après l’arrivée au pouvoir de Mahmoud Ahmedinejad, la présidente élue de la Résistance iranienne Maryam Radjavi, avait dit que le régime a déclaré la guerre au peuple iranien et la communauté internationale en nommant un commandant des gardiens de la révolution au bilan des plus sombres.

Question : Il s’agit donc de se débarrasser des voix divergentes de la ligne dure, selon vous?

Hossein Abedini : A nos yeux, cela montre vraiment un régime chancelant confrontés à beaucoup de crises. Malheureusement la politique de rapprochement et d’avancée en douceur avec ce régime l’a encouragé à poursuivre agressivement ses efforts nucléaires. Ainsi le Guide suprême Ali Khamenei avec son président de paille Mahmoud Ahmedinejad, veulent la bombe atomique et ils ne peuvent même pas se permettre le moindre prétexte ni la moindre flexibilité et c’est cette politique qui nous a amené là où nous en sommes en ce moment.

Question : Alors qu’est-ce que tout ceci signifie pour la réunion avec le chef de la politique étrangère de l’UE Javier Solana qui doit avoir lieu mardi et ça se fera avec le remplaçant d’Ali Larijani, Said Jalili.

Hossein Abedini : Je pense que la mise à l’écart d’Ali Larijani aujourd’hui montre que des négociations juste pour parler et avoir d’autres négociations, et que ceux qui préconisent une politique de complaisance vis-à-vis de ce régime, doivent expliquer au peuple européen, au peuple britannique et à la communauté mondiale les conséquences sinistres de cette politique contreproductive, qui nous a malheureusement amené ici. Nous croyons que la seule façon de traiter avec ce régime est une politique de fermeté. Nous croyons qu’une troisième voie démocratique, présentée par la dirigeante de la Résistance iranienne, à savoir soutenir les aspirations démocratiques des millions d’Iraniens qui veulent un changement et des sanctions complètes, va y mener et que le retrait du principal mouvement de résistance, les Moudjahidine du peuple d’Iran, de la liste noire du gouvernement britannique et de la liste de l’UE sont la seule réponse. Malheureusement il y en a certains dans le gouvernement britannique qui nous disent que tout en sachant que l’OMPI avait été injustement inscrite dans la liste du terrorisme du Royaume-Uni, ils pensaient que s’ils en retiraient l’OMPI, cela signifierait  une politique de changement de régime. Nous croyons que c’est  incroyablement ignoble et qu’il s’agit d’une politique absolument erronée.

Question : Vous vous référez aussi à des sanctions plus complètes. Qu’est-ce que vous voudriez voir faire, plus en détail, par l’UE et l’ONU et pourquoi pensez-vous que cela ferait une différence ?

Hossein Abedini : Nous croyons qu’il y a déjà eu trois résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et bien qu’elles aient été indulgentes, elles ont été très efficaces. Ainsi quand nous disons des sanctions complètes, nous voulons dire en pétrole, commerciales et technologiques ainsi que diplomatiques, mais cela doit être couplé avec le soutien au mouvement de résistance démocratique iranien.

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