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110 parlementaires exhortent le Secrétaire général de l’ONU à protéger les opposants iraniens

David Amess: Membre du Parlement pour le Southend West et membre du Comité parlementaire britannique pour un Iran libre

Huffington Post – Politique – Édition Royaume Uni- 23 février 2012 – Une lettre signée par 110 parlementaires et pairs de tous partis a été envoyée jeudi au Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon depuis le ministère des Affaires Étrangères et du Commonwealth à Lancaster House, l’exhortant à assurer la protection de 3400 opposants iraniens au camp d’Achraf en Irak.

La lettre qui était cautionnée par d’éminents parlementaires dont l’ancien ministre de l’Intérieur Lord Waddington (Conseiller de la Reine), l’ancien président du Parti Travailliste Lord Clarke of Hampstead, l’ancien porte-parole de la Chambre des Communes Baronne Boothroyd, le vice-président des Libéraux Démocrates Lord Dholakia, l’ancien rédacteur indépendant de la législation sur le terrorisme Lord Carlile of Berriew (Conseiller de la Reine), l’ancien Lord Avocat pour l’Écosse Lord Fraser of Carmyllie (Conseiller de la Reine), les parlementaires Sir Roger Gale, Stephen McCabe, Brian Binley et Sir Bob Russell.
Les parlementaires ont exprimé « leurs profondes inquiétudes concernant le transfert du premier groupe de 400 résidents du camp d’Achraf au camp Liberty », une ancienne base américaine près de l’aéroport de Bagdad désormais une prison de facto utilisée par l’Irak pour y loger les opposants.
La lettre des parlementaires et des pairs a déclaré : « Un groupe de 400 résidents a montré une flexibilité maximale et s’est dit prêt à aller au camp Liberty le 17 février. Cela prenait place à un moment où de nombreuses nécessités élémentaires dans le nouveau camp faisaient manifestement défaut. Ce geste de bonne volonté de la part de ces résidents a eu pour réponse le gouvernement irakien ordonnant à sa police d’être offensive et hostile dans le nouveau camp. »
« Les forces irakiennes, en présence des observateurs de l’ONU, ont empêché les résidents d’emmener des médicaments et des équipements médicaux, un groupe électrogène, des équipements de bureaux tels que des chaises, des tables et des photocopieuses, une chauffe-eau et des produits d’hygiène.
« Le camp Liberty, contrairement à la déclaration du 31 janvier de la MANUI, n’est pas conforme aux normes internationales du point de vue de l’infrastructure. À leur arrivée, les résidents ont constaté qu’il n’y avait pas d’électricité ni d’eau et que les équipements sanitaires étaient répugnants et inutilisables.
« Avec Madame Rajavi qui a convaincu les résidents d’accepter ce transfert risqué, les conditions actuelles dans le camp sont totalement inacceptables. Nous attendons des Nations Unies, avec le soutien du gouvernement américain et de l’Union Européenne, qu’elles prennent une position claire contre les restrictions que le gouvernement irakien impose aux résidents. L’ONU, les États-Unis et l’UE doivent s’assurer que les droits humains des résidents sont respectés. La MANUI ne peut pas justifier une attitude qui n’est manifestement pas neutre en raison de la pression irakienne.
« Nous vous exhortons tout d’abord à vous assurer que la station de police irakienne et ses forces quittent le camp et se positionnent à l’extérieur de son périmètre. En outre, vous devez garantir la sûreté et le bien-être des résidents en vous assurant qu’ils ont un accès libre et direct aux services médicaux et que leur liberté de mouvement est sécurisé. La MANUI doit maintenir les portes du camp Liberty ouvertes aux journalistes, avocats et familles des résidents.
« Dans de telles circonstances, il ne peut y avoir d’autre transfert de résidents au camp Liberty, jusqu’à ce que les 400 résidents actuellement au camp Liberty soient transférés en sécurité dans des États tiers », a déclaré la lettre.