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Les responsables iraniens poursuivent leur guerre pour semer le chaos

Les responsables iraniens poursuivent leur guerre pour semer le chaos
L’unité aérospatiale des Gardiens de la révolution iraniens (IRGC) fait la démonstration de ses lanceurs de missiles balistiques lors d’un exercice militaire

Face à l’escalade des crises internes et à la pression internationale croissante, le régime iranien retombe dans ses travers habituels : escalade des menaces terroristes, blocus navals et chaos régional. De récentes déclarations des plus hautes sphères du pouvoir iranien révèlent une stratégie désespérée, mais dangereuse, consistant à instrumentaliser la sécurité mondiale.

Menace sur les artères du commerce mondial

Le détroit d’Ormuz, point de passage stratégique pour l’énergie mondiale, demeure le principal outil d’extorsion du régime. Mohammad Bagher Qalibaf, président du Parlement, a récemment réitéré ses menaces de restreindre la navigation dans ce détroit, affirmant qu’il est sous le contrôle total du régime. Ce sentiment a été repris par Mojtaba Khamenei, qui a ouvertement appelé à une « nouvelle étape » de la gestion du détroit – un euphémisme à peine voilé pour désigner la prise d’otage du trafic maritime international.

« Nous ne laisserons certainement pas impunis les agresseurs criminels qui ont attaqué notre pays. Nous exigerons réparation pour chaque dommage, ainsi que le prix du sang des martyrs… De plus, la gestion du détroit d’Ormuz entrera assurément dans une nouvelle phase », a déclaré Mojtaba Khamenei dans un message diffusé par la télévision d’État.

S’ajoutant à cette agression maritime, Ali Abdollahi, du quartier général de construction Khatam al-Anbiya des Gardiens de la révolution, a averti que le régime n’autoriserait aucune exportation ni importation dans le golfe Persique, la mer d’Oman ou la mer Rouge si ses exigences n’étaient pas satisfaites. Ce niveau de belligérance révèle un régime qui perçoit le droit international non comme une norme à suivre, mais comme un obstacle à démanteler par la force.

La rhétorique de la terreur et les « coups de couteau »

Le masque diplomatique du régime se fissure souvent, dévoilant un noyau dur voué à la violence d’État. Mohammad Javad Larijani, théoricien de longue date au service du pouvoir, a récemment fait un aveu stupéfiant quant à la volonté du régime d’exporter le meurtre : « Nous pouvons aussi assassiner… si le terrorisme doit être déclenché, eh bien, nous ne sommes pas maladroits ; nous pouvons aussi assassiner dans [d’autres] pays.»

Cet aveu de « terrorisme d’État » est complété par les menaces hyperboliques de Mohammad-Reza Naghdi, conseiller du commandant en chef des Gardiens de la révolution. Naghdi se vantait de disposer d’« atouts majeurs » encore inexploités, notamment la capacité de bloquer la production de 15 millions de barils de pétrole par jour, déclarant sans ambages que le monde était « à notre merci ». Un tel langage n’est pas celui d’un État responsable ; c’est le vocabulaire d’une organisation criminelle.

L’illusion de la modération

Alors que des responsables comme Massoud Pezeshkian et Mohammad Khatami tentent de présenter la position du régime comme une défense de la « puissance défensive » ou une quête de « paix durable », leur rhétorique sert en fin de compte le même objectif : la préservation d’un système bâti sur le conflit. Les affirmations de Pezeshkian selon lesquelles il ne souhaite pas la guerre sont constamment contredites par son insistance à maintenir les mêmes politiques nucléaires et régionales qui ont alimenté des décennies d’instabilité. Ces « positions contradictoires » constituent une tactique calculée – instrumentaliser le langage de la diplomatie pour gagner du temps et permettre aux Gardiens de la révolution de poursuivre leur expansion militaire.

Cette stratégie se manifeste dans plusieurs domaines. Sur la question nucléaire, le régime a catégoriquement refusé de négocier les niveaux d’enrichissement de l’uranium. Sur le plan économique, il a adopté une posture d’extorsion financière en exigeant des « réparations » et du « prix du sang » en réponse aux sanctions internationales. Au niveau régional, il poursuit ses actions de sabotage en coordonnant des fronts de « Résistance », cherchant à unifier des forces supplétives à travers la région autour d’un objectif offensif unique.

Une histoire de mensonges
Près d’un demi-siècle d’histoire constitue un sombre prologue à la crise actuelle. De la révolution de 1979 à nos jours, le régime clérical a prouvé qu’il n’est pas digne de confiance. Sa survie repose sur la répression intérieure et le bellicisme à l’étranger ; c’est un régime qui perçoit la paix comme une faiblesse et la transparence comme une menace.

Près d’un demi-siècle d’histoire constitue un sombre prologue à la crise actuelle, prouvant que ce régime ne tiendra jamais parole. Pendant des décennies, la politique mondiale a été obscurcie par des illusions, créant un vide où des experts à la solde du régime ont pu manipuler l’élaboration des politiques et l’opinion publique. En colportant l’illusion de la réforme et en promouvant de fausses alternatives, ces voix ont en réalité fait le jeu du régime, lui donnant le temps et l’espace nécessaires pour poursuivre sa politique belliqueuse. La communauté internationale doit enfin se détacher de ces distractions artificielles. Une véritable stabilité ne pourra être atteinte que lorsque le peuple iranien et sa résistance organisée auront démantelé ce système de terreur et réaliser le changement fondamental dont le monde a besoin.