mercredi, janvier 7, 2026
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Le soulèvement se propage à 107 villes à travers l’Iran

Soulèvement national en Iran – N°19

• Manifestations nocturnes et affrontements à Téhéran et dans de nombreuses villes :
• « À bas Khamenei », « Cette année est une année de sang, Seyed-Ali sera renversé»
• Manifestations et grève au bazar de Téhéran,
• Affrontements armés à Nourabad-e Mamasani
• Funérailles des martyrs à Hefshejan, Kouhdacht et Malekshahi

Dans la soirée du dimanche 4 janvier, au huitième jour du soulèvement national, Téhéran et de nombreuses villes ont été le théâtre de manifestations et de violents affrontements contre les forces de répression. En l’espace de huit jours, le soulèvement s’est étendu à 107 villes à travers l’Iran.

Malgré l’état d’alerte totale des forces militaires, policières et sécuritaires à Téhéran, la population est descendue dans la rue dans de nombreux quartiers, notamment Jomhouri, Moshirieh, Sadeghieh, Narmak (Haft-Hoz), Tehran-Sar, Shahrak-e Vali-Asr, Jannat-Abad, le carrefour Cyrous et les artères du centre-ville, en scandant « À bas Khamenei ».
Dimanche matin, les commerçants et artisans des rues Saadi et Hafez ainsi que des abords des passages commerciaux Aladdin et Charsou ont manifesté. Ils ont été pris pour cible par des tirs de gaz lacrymogène et de balles à plomb. Des jeunes insurgés ont résisté à l’assaut des forces de l’ordre en incendiant des poubelles et en dressant des barrages. Dans la rue Molavi, les marchands de rideaux ont manifesté et essuyé des tirs des agents du régime.

À l’université Modarresse et dans les résidences universitaires de l’université Khajeh Nassir, les étudiants scandaient : « Tant que les mollahs ne seront pas sous terre, cette patrie ne sera pas une patrie ». Les affrontements entre étudiants et forces d’assaut se sont poursuivis jusqu’à tard dans la nuit. Les étudiants de Tarbiat-e Modarresse à Téhéran et à Birjand ont réaffirmé la poursuite du soulèvement aux cris de « miliciens du Bassidj, Pasdarans, c’est vous Daech.».

À Kermanchah, les habitants ont manifesté dans les rues Jafarabad et Chariati en scandant «À bas le dictateur » et « À bas Khamenei », mettant en fuite les forces de police.

À Nourabad-e Mamasani (province de Fars), les manifestations ont fini en affrontements armés avec les agents du régime, tandis que des scènes de courses-poursuites se déroulaient dans les rues.

À Ispahan, les jeunes insurgés se sont heurtés aux forces ennemies à Pont Si-o-Seh, au pont Khajou et sur l’avenue Tchahar-Bagh, incendiant leurs véhicules. À Foulad-Chahr, de jeunes intrépides ont affronté les forces de sécurité qui tiraient sur la population. Pris de panique face à la montée de la contestation étudiante, le régime a fermé l’université industrielle d’Ispahan pour neuf jours.

À Malekshahi (province d’Ilâm), lors des funérailles de trois martyrs au cimetière de la ville, une foule nombreuse scandait : « Je tuerai celui qui a tué mon frère » et « À bas Khamenei ». La cérémonie d’inhumation de Reza Azimzadeh s’est transformée en manifestation de colère populaire. Les jeunes ont dressé des barricades et allumé des feux pour bloquer les routes.

Dimanche soir, les forces de répression ont attaqué l’hôpital Khomeiny d’Ilâm, où sont hospitalisés les blessés des récents affrontements, et ont passé à tabac les blessés. La population s’est rendue sur place pour leur venir en aide. Jusqu’à tard dans la nuit, les habitants ont dressé des barricades, allumé des feux et bloqué les routes.

À Kouhdacht (province de Lorestan), la dépouille du martyr Amir-Hessam Khodayari a été portée en terre aux cris du célèbre chant « Mère, mère, l’heure du combat est venue ».

À Hefshejan (province de Chaharmahal-et-Bakhtiari), le corps du martyr de 15 ans Soroush Soleimani, tué samedi 3 janvier par des tirs des agents de Khamenei, a été enterré aux cris de: « Cette fleur fauchée est offerte à la patrie » et « Aujourd’hui c’est un jour de deuil, Hefshejan porte dignement le deuil aujourd’hui ».

À Mahdi-Shahr, dans la province de Semnan, un rassemblement de protestation s’est tenu aux cris de « À bas le dictateur ».

Dimanche après-midi, la route Ahwaz-Andimeshk, au niveau d’Abdollah-Khan à Ahwaz, a été bloquée par la population qui a incendié des pneus.

À Qorveh (au Kurdistan), les jeunes manifestants se sont heurtés aux forces de sécurité.
À Machhad (Ahmadabad et Shandiz), la population, avec à sa tête des femmes courageuses, a affronté les forces de sécurité en scandant « À bas le dictateur ».

À Sari, Mashkan-e Neyriz, Yazd, Lahidjan, Sarableh, Hamedan, Bouchehr, Yassoudj, Zahedan, Qazvine, Doroud, Khorramabad et Dezfoul (Abdolkhan), des jeunes insurgés ont pris le contrôle des rues en allumant des feux, en bloquant les routes et en tabassant des agents du régime.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 5 janvier 2026