CNRI – L’ancien président du régime iranien Ali Akbar Hachemi Rafsandjani ne doit pas être autorisé à se présenter comme candidat, a assuré un proche du Guide suprême des mollahs.
Les propos du mollah Jaafar Chajouni au très officiel journal Javan le 6 mai mettent à nu, si besoin en était, les clivages croissants au sein de l’élite dirigeante en Iran.
« Récemment, le ministère du Renseignement a dit que celui qui prétend avoir prédit la sédition (révolte de 2009) a en fait lui-même lancé cette sédition », a soufflé Chajouni.
« Aujourd’hui, ils poursuivent leurs plans pour forger la sédition de 2013. C’est la raison pour laquelle je crois que Rafsandjani doit être disqualifié. »
Il s’est agacé : «Je dis ouvertement à M. Hachemi d’être candidat à cette élection pour être sûr d’être mis une fois pour toute à la retraite. »
Un autre ténor du régime iranien, Mehdi Taeb, chef des hordes de voyous connus comme les agents en civil des pasdaran, a taxé Rafsandjani d’ «ignorant absolu» et de «peureux», avant d’attaquer : «La sédition de 2009 avait été forgée depuis des années et visait à détourner le gouvernement de ses objectifs. La conspiration n’était pas contre Ahmadinejad, et à l’époque Rafsandjani ne s’était pas opposé à cette sédition. »
Interrogé sur ce qui se passerait si Rafsandjani se présentait comme candidat, Taeb a persiflé que «cela ne fera aucune différence» de toute façon. « Le fait est que les gens ont oublié depuis longtemps les idées de M. Hachemi. Je crois que Hachemi n’a pas sa place dans le climat politique d’aujourd’hui.»

