Restrictions imposées aux cérémonies de deuil par crainte d’un retour des révoltes de 2009 ; boycott des cérémonies de deuil officielles
CNRI – Durant le deuil religieux du mois de Moharam, craignant un retour des révoltes de 2009 et sous prétexte « d’accroître le niveau de sécurité et de faire régner l’ordre », le régime a fait monter d’un cran la répression dans le pays et limiter autant que possible les cérémonies pour l’Imam Hossein.
En plus de mobiliser les forces de sécurité, les pasdarans et des agents en civil, le régime a organisé des dizaines de milliers d’autres éléments sous le label de “Police d’assistance de Moharam” pour contrôler les groupes de deuil.
1- Le jour de l’Achoura (le 10 Moharam), un grand nombre de jeunes ont été arrêtés à Téhéran et en province. Par exemple à Khomeiny-Chahr, cinquante personnes arrêtées ont été emmenées en bus vers une destination inconnue.
2- Le 23 novembre (le 8 Moharam), les agents du régime ont fermé Dar al-Zahra Hussienia (un lieu de prière) à Velenjak, un quartier au nord de Téhéran quand, en pleine cérémonie religieuse, les participants se sont mis à crier des slogans politiques, des revendications et des protestations.
3- Le même jour, les forces de sécurité ont empêché les groupes de deuil des Derviches Haqqani de la ville de Chahr-e-Kurd de descendre dans la rue pour leurs processions.
4- A travers diverses directives, le régime des mollahs a oblige les groups de deuil pour les cérémonies de Tassoua (la veille de l’Achoura) et d’Achoura de parler du bien fondé des positions politiques du régimes, de la nécessité de participer aux élections du régime, de soutenir le guie suprême, de prier pour les autorités du régime et en particulier pour le guide suprême en portant ses photos, de la nécessité d’endurer les difficultés économiques, et “faire connaitre au peuple le Mal de notre époque » (les USA, Israël, etc.). Cependant, les groupes de deuils ont refusé d’appliquer les directives, faisant échouer les plans du régime. La haine du régime est telle que même les groupes formés par le régime n’ont pas osé tourner les cérémonies au profit des mollahs qui instrumentalisent la religion.
5- Le régime a interdit de coller des slogans contre la tyrannie tires de l’épopée de l’Achoura dans les commerces et dans les lieux publics. Le régime sait qu’avec ces slogans la population vise la dictature religieuse. Des commerçants ont reçu des avertissements des organes de sécurité uniquement pour avoir affiché ce type de slogans et ont dû les enlever.
6- A Téhéran et dans d’autres villes, sous prétexte de distribuer de l’eau et des boissons aux groupes de deuils, des kiosques ont été installés par les miliciens du Bassidj et des agents enj civils dans de nombreuses rues pour surveiller les mouvements des processions.
7- Dans de nombreuses villes comme Hamedan, le régime a organisé un “congrès de la malice du Bassidj” pour les jours de Tassoua et Achoura pour prétendre que la foule en deuil s’était rassemblée en soutien de la milice. Ils ont ainsi nommé les lieux de rassemblement de deuil “lieu de rassemblement du Bassidj”. Cependant, dans ces villes, les gens ont refusé de prendre part aux cérémonies officielles et dénoncé les intentions du régime. La propagande du régime sur la guerre qu’il a fomenté à Gaza s’est heurtée à l’indifférence ou le rejet de la population.
8- Dans la ville d’Ardebil, les organes de sécurité ont fait pression sur les groupes de deuil pour qu’ils adoptent les pancartes et les slogans officiels. En refusant d’y participer, les gens ont exprimé leur rejet du régime et de ses cérémonies démagogiques.
9- A Ilam et Marand, les gens ont privé le régime de propagande en refusant de participer aux cérémonies instrumentalisées par le régime et dont les participants étaient pour la plupart des miliciens du Bassidj et des agents en civil.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 3 décembre 2012

