
Dans un entretien exclusif accordé à Just the News, Mme Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), a décrit le soulèvement actuel en Iran comme une phase décisive et plus avancée d’un processus révolutionnaire entamé en 2017. S’exprimant le 15 janvier 2026, Mme Radjavi a déclaré que les manifestations diffèrent nettement de celles de 2019 et 2022 par leur ampleur nationale, leur haut niveau d’organisation et leur objectif explicite de renverser le système en place.
Mme Radjavi a souligné que le mouvement rassemble désormais des ouvriers, des commerçants, des étudiants, des femmes et des minorités ethniques dans les 31 provinces. Elle a mis en lumière le rôle des « Unités de résistance », affiliées à l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI/MEK), dans la coordination des manifestations et la lutte contre la répression d’État.
Iran’s leading resistance fighter answers six key questions about future of her country https://t.co/m99GVKetlT
— Just the News (@JustTheNews) 16 janvier 2026
Rejetant tout changement imposé de l’étranger, Mme Radjavi a affirmé que le renversement du régime ne peut être obtenu que par les Iraniens eux-mêmes, grâce à une résistance organisée. Elle a indiqué que le CNRI a élaboré un plan de transition détaillé, prévoyant notamment la mise en place d’un gouvernement provisoire et la tenue d’élections libres pour une assemblée constituante dans les six mois suivant la chute du régime.
Rajdavi a également insisté sur le rôle central des femmes et des jeunes, les décrivant comme le moteur du soulèvement. Elle a prédit qu’après la chute du régime, l’Iran deviendrait une république démocratique, laïque et non nucléaire, fondée sur l’égalité des sexes, le pluralisme politique et l’État de droit.
La transcription de l’entretien est disponible ci-dessous :
1. En quoi ces soulèvements diffèrent-ils de ceux de 2019 et 2022 ?
La principale différence entre le soulèvement actuel et les précédents réside dans son organisation considérablement renforcée, sa volonté de démanteler les centres de répression et son extension aux plus grandes villes comme aux plus petites d’Iran.
Hommage aux courageux habitants de Zahedan, aux compatriotes baloutches épris de liberté, qui aujourd’hui encore, par une marche audacieuse et en scandant « À bas Khamenei » et « À bas le dictateur », ont ravivé les flammes du soulèvement du peuple iranien.
Cette manifestation,… pic.twitter.com/rFehoSCYqY— Maryam Radjavi (@Maryam_Rajavi_F) 16 janvier 2026
Contrairement au soulèvement de 2022, déclenché par l’assassinat de Zhina (Mahsa) Amini par le régime et initialement centré sur la question du port obligatoire du hijab, et contrairement au soulèvement de novembre 2019, provoqué par la flambée des prix de l’essence, le soulèvement actuel n’est lié ni à un événement isolé ni à une revendication spécifique et conjoncturelle. Ce mouvement est le fruit d’une longue accumulation de colère, de conscience politique et d’une volonté collective de changement de régime. Il ne s’agit donc pas d’une explosion passagère, mais d’un mouvement conscient, explicitement orienté vers le renversement du pouvoir.
En novembre 2019, le noyau dur du soulèvement était principalement constitué des populations pauvres et marginalisées, tandis que les étudiants et une partie de la classe moyenne y étaient bien moins présents. En 2022, malgré l’ampleur des manifestations, l’accent était davantage mis sur une revendication culturelle et symbolique, et une grande partie des classes laborieuses et productives n’y a pas participé activement. À l’inverse, le soulèvement de 2026 est véritablement national et social, rassemblant ouvriers et commerçants, étudiants et enseignants, femmes et jeunes, groupes ethniques et nationalités, dans les 31 provinces et au moins 207 villes. La participation du bazar à cette échelle est sans précédent depuis la révolution antimonarchique.
Surtout, dans ce soulèvement, les Unités de résistance et la jeunesse organisée ont joué un rôle de guide et de fédérateur bien plus important. Ces réseaux ont réussi à transformer les protestations locales en un puissant mouvement national et, dans de nombreuses régions, à prendre l’initiative face à l’appareil répressif du régime.
Selon l’annonce de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), le nombre total de personnes arrêtées et détenues lors du soulèvement à l’échelle nationale, du 28 décembre au 14 janvier, s’élève à 50 000.
Les dirigeants criminels de l’Iran, pour préserver le régime… pic.twitter.com/hzGBiaXFmw— Maryam Radjavi (@Maryam_Rajavi_F) 15 janvier 2026
Les slogans, le comportement et la forme de la lutte témoignent que la volonté du peuple iranien de mettre un terme définitif au règne du Guide suprême a atteint un niveau sans précédent. La société a fait son choix. Parallèlement, comparé à 2019 et 2022, le régime est plus fragile, plus isolé et moins à même de maîtriser les événements – de l’effondrement économique et la paralysie des infrastructures à l’isolement international et à l’affaiblissement de ses forces répressives.
En bref, le soulèvement actuel n’est pas une répétition du passé, mais une phase plus avancée et plus aboutie du même processus révolutionnaire entamé en 2017 et qui a désormais atteint un point de non-retour pour le régime.
2. Que faut-il pour renverser ce régime ?
Les événements de ces derniers mois ont clairement démontré une vérité fondamentale : bien que le régime iranien soit considérablement affaibli et ait subi de lourdes défaites, il ne s’effondrera pas de lui-même sous le poids de ses propres échecs. Cette dictature ne sera renversée ni par la pression étrangère ni par des décisions prises dans les capitales du monde. Comme je l’ai souligné à maintes reprises, le changement en Iran ne peut être obtenu que par le peuple iranien lui-même, grâce à une résistance organisée et nationale, présente sur le terrain et capable de faire face à l’une des machines de répression les plus brutales de notre époque.
En Iran, Khamenei, avec son Corps des pasdarans, a engagé une guerre contre notre peuple, tandis que les jeunes, avec un minimum de moyens, se sont levés pour défendre et protéger la population innocente et sans armes.
Dans cette guerre impitoyable, au cours de laquelle, en… pic.twitter.com/ajOGNbRmZ8— Maryam Radjavi (@Maryam_Rajavi_F) 14 janvier 2026
Et cette résistance existe : l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (MEK) et ses Unités de résistance. Il ne s’agit pas d’une opposition symbolique ou médiatique, mais d’un mouvement forgé par six décennies de lutte ininterrompue contre deux dictatures, celle du Shah et celle du Cheikh, dans le feu, le sang et le sacrifice. Plus de 100 000 de ses membres et sympathisants ont été exécutés ou tués sous la torture, dont 30 000 prisonniers politiques pendus lors du massacre de 1988 pour leur loyauté indéfectible envers l’OMPI. Ce prix est la preuve de la légitimité historique de la résistance et de son enracinement profond dans la société iranienne.
Lors du récent soulèvement également, si les Unités de résistance n’étaient pas intervenues pour organiser, guider et défendre la population, le régime aurait pu écraser le mouvement bien plus rapidement et à moindre coût. Nombre de ces jeunes organisés figurent désormais parmi les milliers de martyrs de ce soulèvement. Cette réalité démontre que ce qui a ébranlé le régime, ce ne sont pas des manifestations isolées, mais la fusion d’un soulèvement populaire avec une force organisée et dévouée, capable de transformer la révolte en changement de régime.
3. Si et quand cela se produira, combien de temps faudra-t-il pour rétablir l’ordre, et comment le processus se déroulera-t-il ?
Grâce à une résistance profondément enracinée, organisée et présente dans tout le pays, et à une alternative démocratique reconnue, le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), le transfert de souveraineté de la dictature au peuple peut s’effectuer de manière ordonnée, pacifique, démocratique et conforme au droit. Ce qui rend cette transition possible, ce n’est pas seulement la chute du régime, mais l’existence d’un cadre politique et exécutif prêt à l’action pour l’après, et c’est précisément ce que le CNRI prépare depuis des années.
Lundi soir, au seizième jour du soulèvement, avec des corps blessés et des cœurs endeuillés mais une détermination sans faille, à Téhéran et Ispahan, à Chiraz et Meshkan dans la province de Fars, à Fallahiyeh–Shadegan et dans de nombreuses autres villes, main dans la main, vous… pic.twitter.com/7ELeo0Aywz
— Maryam Radjavi (@Maryam_Rajavi_F) 13 janvier 2026
Le Conseil a adopté des plans clairs, publics et contraignants pour la période de transition et l’instauration de la souveraineté populaire. Conformément à ce plan, immédiatement après la chute du régime, un gouvernement provisoire sera formé avec une mission limitée et définie : organiser, dans un délai maximal de six mois, des élections libres, équitables et universelles pour une Assemblée constituante. Une fois réunie, l’ensemble du pouvoir politique sera transféré aux représentants élus du peuple, qui désigneront le gouvernement de transition définitif et rédigeront la constitution de la nouvelle République d’Iran, laquelle sera soumise à référendum.
Les principes fondamentaux de l’Iran de demain incluent l’égalité pleine et entière des sexes sous toutes ses formes, la séparation de la religion et de l’État, la reconnaissance des droits des nationalités, y compris l’autonomie du Kurdistan iranien, l’indépendance du pouvoir judiciaire, la liberté des partis et la possibilité de ratification. J’ai présenté cette vision politique et juridique il y a plus de vingt ans au Conseil de l’Europe sous la forme du Plan en dix points pour un Iran libre – un plan qui, aujourd’hui, est plus réaliste et applicable que jamais.
Ce programme n’est pas purement théorique. Il repose sur la large base sociale de la résistance et un vaste réseau de milliers d’experts, d’universitaires et de professionnels, en Iran et à l’étranger. Des groupes de travail spécialisés dans l’économie, le droit, l’énergie, l’éducation, la santé, l’environnement, la sécurité, la reconstruction institutionnelle et la justice transitionnelle préparent sans relâche sa mise en œuvre afin que l’Iran post-dictature puisse entrer dans une nouvelle ère, sans vide du pouvoir ni instabilité. Comme je l’ai toujours dit : « Nous ne recherchons ni le pouvoir ni une part de pouvoir. Nous combattons et nous nous sacrifions pour que le peuple iranien puisse recouvrer sa liberté. Nous voulons rendre la souveraineté à ses légitimes propriétaires : le peuple iranien. »
Cette vision n’est pas seulement soutenue par les Iraniens. Sur le plan international, elle bénéficie d’un soutien extraordinaire : plus de 4 000 parlementaires et 125 anciens chefs d’État et de gouvernement du monde entier soutiennent l’alternative démocratique du CNRI. Ce niveau de légitimité nationale et internationale renforce son influence.
Il est essentiel de garantir que la transition de l’Iran vers une république démocratique ne sera pas un saut dans l’inconnu, mais une démarche consciente vers la stabilité, la liberté et l’État de droit.
4. Compte tenu de la culture dynamique et éprise de liberté qui animait l’Iran des années 1970, les Iraniens renoueront-ils naturellement avec cet esprit après la chute du régime, ou des décennies de répression auront-elles rendu ce retour difficile ?
L’Iran possède une culture riche et millénaire que les dictatures monarchiques et religieuses ont tenté de déformer et d’anéantir. C’est pourquoi le peuple iranien rejette ces deux systèmes. Le renversement de ce régime annoncera donc une renaissance culturelle, sociale et politique, et notamment un coup dur porté à l’intégrisme islamique, dont ce régime a été l’épicentre mondial. Les femmes joueront un rôle central dans cette transformation et en seront le principal moteur.
Au cours de ces 45 années, la société iranienne n’a pas seulement été opprimée ; par la résistance, elle a profondément intégré la conscience politique, le respect de la liberté et le rejet de toute forme de despotisme. La jeune génération qui descend aujourd’hui dans la rue n’éprouve ni nostalgie de la monarchie ni illusions quant à la réforme du régime. Elle est ouverte sur le monde ; elle connaît les droits humains, l’égalité des sexes, la laïcité et la dignité humaine – et elle les revendique.
L’Iran post-régime ne sera donc pas un retour aux années 1970, mais une société plus mature, plus consciente et plus résiliente face à la reproduction de la tyrannie. Guérir les profondes blessures sociales, l’émigration massive, la méfiance et la destruction des institutions prendra du temps et exigera des politiques avisées ainsi qu’une période de justice nationale et de reconstruction. Mais le moteur du changement, la soif de liberté du peuple, en particulier des femmes et des jeunes, est aujourd’hui plus forte que jamais. La participation active et égale des femmes aux instances dirigeantes politiques et économiques sera à la fois la garantie et le moteur du progrès.
L’Iran de demain ne sera pas un « retour en arrière ». Ce sera un bond historique vers une république démocratique, laïque, pluraliste et non nucléaire, vivant en paix avec le monde.
5. Vous soulignez le rôle des jeunes et des femmes. Comment ont-ils accéléré et renforcé le mouvement, et quel est votre message à leur intention ?
Le rôle des femmes et des jeunes dans ce soulèvement ne se limite pas à une simple présence dans la rue ; ils en sont le moteur et l’épine dorsale. Les Iraniennes, qui ont enduré plus de quatre décennies d’humiliation, de discrimination et de répression systématiques, sont aujourd’hui en première ligne, non seulement comme manifestantes, mais aussi comme organisatrices, sources d’inspiration et leaders. Leur courage, notamment dans la destruction des symboles idéologiques imposés par le régime, a brisé le mur de la peur et donné à la société la confiance nécessaire pour dire « non ». Le rôle de premier plan joué par les femmes au sein de l’OMPI ces trente dernières années a eu un impact décisif sur leur présence dans la lutte ; aujourd’hui, 52 % des membres du CNRI sont des femmes.
Les jeunes, qui n’ont connu que crise, pauvreté, censure et violence d’État, sont entrés en scène avec un courage et une créativité sans précédent. Grâce à la mise en réseau, à la mobilité et à leur volonté de payer le prix fort, ils ont transformé des manifestations sporadiques en un soulèvement national continu. Ils ne sont pas attachés à un passé despotique et ne lient pas leur avenir à un régime irréformable. Ils croient que le changement est à la fois possible et nécessaire, et cette conviction a donné au mouvement sa rapidité et son ampleur. Nombre de ces jeunes sont désormais organisés au sein des Unités de Résistance.
Message au 16e jour du soulèvement populaire iranien pour la liberté
Le message adressé aux femmes et aux jeunes Iraniens est clair : ils ne sont pas seuls, et leur voix est le cœur de ce soulèvement. Le régime tente de les intimider par la violence, les meurtres et les crimes contre l’humanité, mais le fait que des millions de personnes descendent dans la rue montre que la peur a changé de camp. Leur persévérance, leur solidarité et leur organisation, héritage de 120 ans de lutte du peuple iranien contre quatre dictatures, non seulement viendront à bout de la répression, mais ouvriront la voie à un Iran libre, démocratique et égalitaire. L’avenir leur appartient, et l’histoire retiendra ces jours comme le symbole de leur courage.
6. Qu’est-ce qui distingue la vision de l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran et du Conseil national de la résistance pour un Iran post-République islamique de celle du système monarchique ? Certaines de ces divergences sont-elles irréconciliables ? Et en cas d’effondrement du régime islamique, que feriez-vous ?
Voyez-vous une possibilité d’unité ou de coopération entre ces courants ?
La monarchie en Iran est un symbole de dictature et de pouvoir absolu. Contrairement aux monarchies britannique, espagnole ou suédoise, elle n’a jamais cédé aux réformes ; au contraire, elle est devenue de plus en plus despotique, fermant toute voie de changement et ne laissant au peuple d’autre choix que le renversement. De plus, le caractère chauvin et répressif de la monarchie, en particulier sous le régime Pahlavi, a suscité une profonde hostilité à son égard parmi les Azéris, les Kurdes, les Arabes, les Baloutches et de nombreuses autres nationalités iraniennes. Durant ses 57 années au pouvoir, le régime Pahlavi a perpétré à plusieurs reprises des nettoyages ethniques et des transferts de population forcés dans ces régions. C’est pourquoi la société iranienne n’acceptera en aucun cas un retour à ce despotisme et à ce chauvinisme. Sous la dictature religieuse, la préservation du système du velayat-e faqih est érigée en devoir suprême. Sous la monarchie, la préservation du Shah – fondée sur l’hérédité et présentée comme un « don divin » – était le principe suprême. À l’inverse, la vision des Moudjahidine du peuple (MEK) et du Conseil national de la résistance repose sur la souveraineté populaire, à travers l’instauration d’une république élue au suffrage universel. Dans cette perspective, aucun individu, de par sa religion, ni aucune famille, de par sa lignée, ne possède de droit particulier à gouverner. Toutes les fonctions publiques doivent être pourvues par des élections libres, transparentes et vérifiables.
Sous le régime du Shah, le pouvoir était concentré entre les mains d’un seul homme, et le Parlement, le système judiciaire et les médias étaient, dans les faits, soumis à la volonté de la cour royale. C’était un État à parti unique, et Mohammad Reza Pahlavi déclarait ouvertement que quiconque refusait d’adhérer au parti officiel unique serait emprisonné ou contraint à l’exil. Malgré quelques signes extérieurs de modernisation, le pays était gouverné par une police politique (SAVAK), la torture, les prisons et la répression systématique de la dissidence. De nombreux opposants politiques furent exécutés. Il ne s’agit pas simplement d’histoire : les projets présentés aujourd’hui par les vestiges du Shah ne sont que des versions embellies d’une même réalité.
Le programme du Conseil national de la résistance, en revanche, repose sur la séparation des pouvoirs, l’indépendance de la justice, la liberté des partis et de la presse, et l’État de droit. Dans ce programme, l’abolition de la peine de mort, l’interdiction de la torture, l’égalité pleine et entière entre les femmes et les hommes, et la séparation de la religion et de l’État sont des principes non négociables. Cette différence n’est ni technique ni superficielle ; elle constitue la ligne de démarcation même entre dictature et démocratie.
Message au 16e jour du soulèvement pour la liberté du peuple iranien
Les dépouilles des combattants de la liberté de l’Iran remplissent les morgues et les hôpitaux#IranRevolutionhttps://t.co/m949mrE9Sq pic.twitter.com/gCd3Dcndy9— Maryam Radjavi (@Maryam_Rajavi_F) 12 janvier 2026
Le CNRI a toujours affirmé qu’après la chute du régime, toutes les forces politiques attachées au républicanisme, à la démocratie, aux droits de l’homme, à la souveraineté populaire et à la séparation de la religion et de l’État pourraient participer librement et sur un pied d’égalité à la construction de l’avenir de l’Iran. Mais je le souligne encore : après la lutte des pères fondateurs des États-Unis et la Déclaration d’indépendance, était-il concevable que la monarchie puisse faire partie du nouveau gouvernement ? Ou, après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le national-socialisme d’Hitler aurait-il pu être autorisé à participer à la gouvernance de l’Allemagne ?

