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Maryam Radjavi : Le désastre de la pénurie d’eau est la conséquence de l’incurie des mollahs et des pasdarans en Iran

 Maryam Radjavi : Le désastre de la pénurie d’eau est la conséquence de l’incurie des mollahs et des pasdarans en Iran

La première étape pour surmonter cette crise sans précédent est l’instauration de la démocratie en Iran

Mme Maryam Radjavi, Présidente-élue de la Résistance Iranienne, a défini le désastre de la pénurie d’eau en Iran comme une conséquence des politiques erronées du régime et du pillage illimité, ainsi que de la corruption des dirigeants de ce régime et des pasdarans (Gardiens de la Révolution) qui gaspillent le capital du pays en programmes nucléaires et dans l’exportation du terrorisme et du fondamentalisme. Elle a insisté : la première étape pour sauver le pays de cette crise sans précédent dans l’histoire de l’Iran est de renverser le fascisme religieux et d’instaurer la démocratie.

Pour résoudre cette crise, non seulement toute les ressources économiques et industrielles doivent être utilisées, mais les programmes nucléaires anti-nationaux et l’exportation du terrorisme et du fondamentalisme doivent être abolis et les dépenses colossales qui y sont allouées doivent être affectées à la restauration et la revitalisation des ressources en eau. Quoi qu’il en soit, tant que ce régime qui n’a fait qu’amener pauvreté et mort et a détruit la richesse nationale sera au pouvoir, il maintiendra sa politique destructrice qui répand et aggrave le désastre de la pénurie d’eau. 

Après des années de dissimulation de la crise de la pénurie d’eau, ces derniers mois, les dirigeants du régime ont été contraints de reconnaître certains aspects de cette crise qui s’est étendue à la plupart des villes et des provinces iraniennes. En même temps, ils gardent cachées les véritables causes de cette tragédie et tentent d’accuser les phénomènes naturels ou de rejeter la responsabilité sur une utilisation incontrôlée et excessive des ressources en eau par la population, ou au mieux sur une mauvaise gestion par les anciens officiels du gouvernement. 

Isa Kalantari, conseiller de Rohani et Secrétaire Général de la Chambre de l’agriculture du régime, a reconnu il y a quelques jours : « L’eau est considérée comme un élément naturel recyclable, mais ce n’est désormais plus le cas en Iran à cause d’une utilisation excessive ». Il a ajouté : « Nous avons environ 100 milliards de mètres cube d’eau recyclable dans le pays et nous devrions en utiliser 40 milliards de mètres cube, pas plus. Mais aujourd’hui, nous utilisons 96% de cette eau, ce qui est une catastrophe… À cause d’une utilisation irréfléchie des ressources naturelles du pays et de l’eau… la plupart des lagons, qui sont des ressources très importantes de l’environnement du pays, ont été détruits et asséchés ces dernières années » (agence de presse d’état IRNA – 9 septembre 2015). 

« À cause de l’utilisation de 97% des eaux de surface, quasiment toutes les rivières se sont asséchées et il ne reste quasiment plus d’eau dans la nature » et « dans un futur pas si éloigné, environ 70% de la population sera forcée d’immigrer », avait-il déclaré similairement le 27 avril 2015. 

Le 16 août 2015, le Ministre de l’Énergie Hamid Chit-Chian faisait remarquer : « Chaque année, la situation de l’eau se détériore et si rien n’est fait, les paysans perdront leur travail, de plus en plus de gens sans emplois viendront dans les villes, et plus grave encore, la sécurité alimentaire sera en péril… 7000 hectares de cultures de pistaches se sont asséchés et les lagons d’Urmia, Bakhtegan, Gavkhooni et Hamoun se sont taris » (quotidien d’état Jahan Sanat). L’année dernière il avait déclaré : « Il y a 609 plaines en Iran. 296 d’entre elles ont une utilisation négative de l’eau. D’une certaine façon, on peut dire que 296 lacs comme Oroumieh (Urmia) se tarissent… » (agence de presse Tasnim – 19 septembre 2014).

 « Il y a deux ans, 80 000 hectares de la Province de Golestan ont été utilisés pour cultiver du riz. L’année dernière, cette surface était de 50 000 hectares et cette année elle s’est réduite à 28 000 hectares », a remarqué le Ministre de l’Agriculture du régime Mahmoud Hojjati (Jahan Sanat – 16 août 2015). 

Le Ministre adjoint de l’Intérieur et président de l’Organisation pour la Gestion de la Crise Esmail Najjar a affirmé : « 520 villes souffrent de pénurie en eau potable » (Site Tabnak – 5 mai 2015). Quelques semaines plus tard, le Ministre adjoint de l’Énergie Sattar Mahmoudi affirmait que l’année dernière 517 villes subissaient une pénurie d’eau. Cette année, ce sont 10 villes supplémentaires. Ce problème est particulièrement aigu à Sanadaj, Bandar Abbas, Kerman, Esfahan et à l’est de Téhéran (Agence Fars News – 13 juin 2015). 

La pénurie d’eau concerne même des parties du pays comme Mazandaran où l’eau est abondante. L’IRNA rapportait le 4 juillet 2015 que « Kelardasht au Mazandaran occidental – une préfecture qui bénéficie de nombreuses sources et d’une rivière comme Sard-Abroud avec beaucoup d’eau – souffrait d’une pénurie aigue d’eau potable. » 

Le parlementaire Javad Harvi a déclaré que la crise de l’eau a eu pour conséquence la désertion de 200 villages dans la province de Sistan-et-Balouchistan, et que d’ici cinq ans, personne ne vivra plus dans les parties orientales du pays (30 septembre 2014). 

Gholamreza Manouchehri, conseiller du Ministre de l’Énergie, a fait remarquer : « La sécheresse et le changement climatique ne comptent qu’à 10% dans la pénurie d’eau ; les 90% restant sont dûs à une utilisation excessive, à la croissance de la population, et à une activité industrielle étendue. L’utilisation de l’eau en Iran représente deux fois celle du monde et a franchi la ligne rouge » (IRNA – 28 septembre 2014). 

L’une des principales causes de cette situation est la construction incontrôlée de barrages ces trente dernières années. Aujourd’hui, il y a plus de 550 barrages en Iran. Cinq cent ont été construits par les pasdarans et 300 sociétés qui leur sont affiliées, sous le règne des mollahs et sans évaluation technique. La construction de barrages est l’une des principales ressources de pillage pour les dirigeants du régime. 

Ces barrages n’approvisionnent les terres agricoles en eau que pour un faible pourcentage, et ne pourvoient qu’un faible pourcentage de l’électricité du pays, mais ils ont asséché la plus grande partie des rivières et détruit beaucoup de terres agricoles autour des rivières asséchées, provoquant le départ des villageois de leurs habitations vers les abords des villes. Beaucoup de ces barrages ont été construits pour approvisionner l’industrie d’armement ou les sites nucléaires, tandis que d’autres ont pour but d’approvisionner en eau les terres et les exploitations fruitières usurpées par les pasdarans et les organes d’état aux dépens des ressources naturelles et de la vie d’un grand nombre de gens. 

Le Barrage Gatvand, construit par le régime et inauguré par Ahmadinejad, est un exemple d’une catastrophe qui a transformé en désert des centaines de milliers d’hectares de terre agricole dans le Khouzistan. Le lac derrière le barrage est devenu un gigantesque stockage d’eau salée qui endommage sérieusement l’environnement. 

Avec la construction de barrages, la dérivation de cours d’eau et de rivières et le forage incontrôlé de puits profonds par les organes d’état ont causé une baisse du niveau des nappes phréatiques. À quelques endroits il est à présent impossible d’accéder à l’eau. 

La construction de sites nucléaires qui consomment de gigantesques quantités d’eau dans des zones comme Qom, Natanz et Esfahan, qui sont relativement sèches, ont aggravé le manque d’eau. L’une des raisons de l’assèchement de la rivière Zayandeh-roud est la concentration d’une industrie militaire dans la Province d’Ispahan et la dérivation de l’eau de cette rivière vers ces sites industriels. Réciproquement, la pénurie d’eau a touché des secteurs vitaux. Selon le parlementaire Nasser Moussavi, la pénurie d’eau a causé une récession dans l’industrie sidérurgique d’Ispahan qui fonctionne à présent à 40% de ses capacités (Site Khaneh Melat – 12 septembre 2014). 

La construction de barrages et la dérivation de rivières à des desseins militaires et gouvernementaux ont mené au tarissement de lagons et de lacs tels qu’Urmia, Hamoun et Bakhtegan, conséquence désastreuse pour la subsistance de la population vivant dans ces régions, aussi bien que pour l’environnement. 

Selon l’autorité responsable du Parc National de Bakhtegan, « L’assèchement des 120 000 hectares du lac de Bakhtegan a provoqué des tempêtes de sel et diverses maladies de la population » et « rendu les terres agricoles salées. Ce lac procurait de l’humidité à l’air et garantissait la fertilité des figuiers, amandiers, oliviers. Maintenant qu’il s’est complètement tari, les arboriculteurs sont en péril. Ce lac hébergeait une population de flamants roses, de tadornes, d’aigrettes à gorge blanche, de goélands, de spatules, de pélicans, d’oies et de grues qui migrent en Iran de Russie et de Sibérie » (Média d’état – 11 juillet 2015). 

Selon les officiels du régime, deux tiers du lagon de Hour al-Adhim dans la province du Khouzistan, l’un des lagons les plus riches en vie sauvage et végétale, se sont asséchés. Des dizaines de villages ont à leur tour été détruits, rendant des milliers de villageois sans abri en plus de causer des tempêtes de sable, l’une des raisons pour lesquelles le niveau de poussière s’est multiplié par 20 au Khouzistan. 

La Résistance Iranienne appelle le peuple iranien, en particulier la jeunesse, à utiliser le slogan « l’eau, l’eau, est un droit inaliénable du peuple iranien » pour s’opposer aux politiques anti-populaires du régime des mollahs et à l’utilisation impropre des ressources en eau du pays par les pasdarans, y compris les constructions destructrices de barrages, et pour empêcher une plus grande destruction du pays. 

 

Secrétariat du Conseil National de la Résistance Iranienne

19 septembre 2015

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