vendredi, décembre 9, 2022
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Maryam Radjavi appelle à une enquête internationale sur l’exécution de Reyhaneh Jabari

Iran jabbari radjaviLa session en cours de l’Assemblée générale des Nations unies doit renvoyer au Conseil de sécurité le dossier des droits de l’homme en Iran
Négocier et entretenir des relations normales avec un régime sanguinaire qui ne respecte aucune norme ou engagement, est un coup porté aux droits de l’homme

CNRI – Tous les indices portent à croire que l’exécution criminelle de Reyhaneh Jabari , après sept années et demie d’emprisonnement et de torture et en dépit d’une vaste campagne de protestations internationales, a été politiquement motivée. En effet, même dans le cadre des lois moyenâgeuses des mollahs, cette exécution était considérée illégale.

L’ayant arrêtée pour s’être défendue face à l’agression d’un agent des renseignements iraniens, les autorités n’ont même pas respecté les normes et procédures légales de leur propre régime dans cette procédure, craignant que ne soient dévoilés les secrets mafieux, remplis de crimes et de corruptions, du ministère des renseignements des mollahs (VEVAK).

Amnesty International a déclaré à cet égard: « L’exécution de Reyhaneh Jabari, à l’issue d’une enquête et d’un procès entachés de graves irrégularités, est un affront à la justice et une nouvelle tache dans le bilan des droits de l’homme en Iran. »

La persévérance de Mme Jabari à faire valoir la vérité et son refus de céder aux pressions et injonctions des agents répressifs, avait fait redoublé l’agressivité du régime à son encontre. Dans un message audio à sa mère, le 1er avril 2014, Reyhaneh Jabari avait clamé: « Le tribunal m’a accusé de cruauté et de sang-froid dans le crime.

Je n’ai cependant pas verser de larmes, je ne les ai pas suppliés et je n’ai pas crié de rage, parce que j’avais confiance en la justice. Mais nous étions naïfs d’attendre la justice de la part des juges (…) Je vais au devant de la mort sereinement, car, devant la justice divine ce sera à moi d’accuser les agents de la police, l’inspecteur, le juge de la cour suprême et ceux qui m’ont battu sans gêne… Devant la justice du créateur j’accuserai ceux qui ont, par omission ou par mensonge ou par crainte, inversé ma vérité.»

Mme Maryam Radjavi, Présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne, a salué la résilience de Reyhaneh Jabari et exprimé ses condoléances à sa famille endeuillée, appelant la population iranienne à se solidariser avec la famille Jabari. Elle a également appelé à protester et résister contre les peines criminelles d’exécution et les agressions sauvages à l’égard des femmes, telles que les attaques à l’acide.

Maryam Radjavi a par ailleurs appelé à une enquête internationale sur l’exécution de Reyhaneh Jabari,  une autre exemple des jugements iniques et des exécutions sommaires qui ont pris une nouvelle ampleur depuis la présidence d’Hassan Rohani.

Alors que le régime des mollahs se joue des normes et conventions internationales et que plus de 60 résolutions onusiennes l’ont déjà condamné pour ses pratiques inhumaines, Mme Radjavi a appelé l’Assemblée générale des Nations unies, actuellement en session, de renvoyer au Conseil de sécurité le dossier des violations systématiques des droits de l’homme, ainsi que les pratiques criminelles telles que les attaques à l’acide contre les femmes en Iran. Le Conseil doit prendre des décisions contraignantes pour contenir la barbarie du régime intégriste, notamment à l’égard des femmes.

Négocier et entretenir des relations normales avec un régime sanguinaire qui ne respecte aucune norme ou engagement, est un coup porté aux droits de l’homme et une trahison des valeurs et objectifs pour lesquels les Nations unies ont été fondées, a-t-elle ajouté.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 26 octobre 2014

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