samedi, février 4, 2023

Vague de licenciements en Iran

 Des millions de personnes frappées par le chômage et la misère

1er Mai – n°2

CNRI – La vague croissante de licenciement dans le secteur industriel en Iran a pris une ampleur particulière en cette nouvelle année (commencée le 21 mars), et chaque jour voit son lot de tavailleurs grossir le flot de millions de chômeurs.

A Téhéran, l’usine d’huile Pars située au Terminal-sud, a licencié la plupart de ses salariés et se trouve au bord de la faillite. Ceux qui ne l’ont pas encore été sont sur le point de l’être. Les équipements, le terrain et les installations de l’usine sont pillés par les dirigeants nommés par le régime.

A Ardebil, la filature Sabalan située dans la zone industrielle n°2 et comptant 1500 employés, a fini par fermer totalement au fil des semaines et à mettre tous ses ssalariés à la porte. Les protestations de la moitié d’entre eux, licenciés en 2009, n’ont pas abouti. Pour créer un climat de peur, les services de renseignement du régime ont arrêté quelques protestataires. Cela fait de 6 à 15 mois que ces salariés n’ont pas touché de salaires.

L’entreprise de chocolat Keyvan a licencié 50 personnes avec dix années d’ancienneté, la société Minou, a licencié 50 personnes avec cinq années d’ancienneté, l’entreprise de technique et ingéniérie Omran Nirou a congédié 150 personnes avec 10 et 15 ans d’ancienneté et l’entreprise Hadi-Rang a mis à la porte 40 personnes. Elles sont toutes situées sur la route spéciale de Karadj, en banlieue téhéranaise.

A Zarghan, dans le sud du pays, l’entreprise de pâtes alimentaires Pars a licencié 80 personnes. Les employés des services municipaux de Bam ont aussi été mis au chômage.

En raison des lois anti-salariales des mollahs, les travailleurs en Iran ne bénéficient d’aucune sécurité de l’emploi ni d’aucun soutien dans ce domaine. Tous les problèmes sont dûs à la destruction du parc industriel et à la faillite économique des mollahs. Cela touche de plein fouet les 8 millions de travailleurs en CDI, les millions d’autres en CDD et des dizaines de millions de familles deshéritées.

La Résistance iranienne, à la veille du 1er Mai, appelle le Secrétaire général de l’ONU, l’Organisation internationale du travail et l’ensemble des syndicats de travailleurs et des organisation de défense des droits de l’homme dans le monde à condamner la politique anti-salariale et répressive du régime des mollahs et à défendre les droits des travailleurs iraniens.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 30 avril 2010