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Un juge ordonne l’arrestation de l’ex-présidente d’Argentine pour sa collusion avec le régime iranien pour couvrir le crime d’AMIA

Saluant cette décision, la Résistance iranienne appelle le gouvernement et le pouvoir judiciaire argentins ainsi que la communauté internationale à traduire en justice les responsables du crime d’Amia et les assassins du juge Alberto Nisman.

Le 7 décembre 2017, un juge fédéral argentin, Claudio Bonadio, a ordonné l’arrestation de l’ancienne présidente Cristina Fernández de Kirchner, et de plusieurs de ses assistants, y compris son ministre des Affaires étrangères, Hector Timerman, pour « trahison » et pour collusion avec le régime iranien afin de dissimuler les preuves dans l’enquête sur l’attentat à la bombe perpétré contre un centre communautaire juif argentin (Amia) à Buenos Aires, le 18 juillet 1994. Ce drame terroriste a fait 85 morts et 300 blessés.

Le juge a également demandé au Sénat argentin de lever l’immunité de Cristina Fernandez de Kirchner. Celle-ci a essayé d’obtenir une protection contre les poursuites, dans sa fonction de sénatrice, après la fin de son mandat présidentiel.

Avant cela, les enquêtes menées par le juge martyr Alberto Nisman en 2015 ont abouti à des résultats similaires et alors qu’il se préparait à présenter son rapport au parlement, il a été assassiné dans son appartement à Buenos Aires. Les rapports de l’époque indiquaient que l’ex-présidente d’Argentine avait bloqué les enquêtes dans le cadre d’un accord avec le régime des mollahs, en échange d’importations de brut et de bénéfices tirés des accords commerciaux.

En 1994, la Résistance iranienne avait fait part des détails de l’attentat à la bombe perpétré par le régime des mollahs, ainsi que l’implication de ses hauts responsables. En 2006, en lien avec l’attentat d’Amia, le procureur argentin a demandé à Interpol d’émettre des mandats d’arrêt internationaux contre des autorités iraniennes, dont le président Ali-Akbar Hashemi Rafsandjani, le ministre des Affaires étrangères Ali-Akbar Velayati, le ministre du Renseignement Ali Fallahian, le commandant en chef des pasdaran Mohsen Rezaie, Ahmad Vahidi, commandant de la Force Qods, Hadi Soleiman-pour, ambassadeur iranien en Argentine et un membre de la Force Qods , Ahmad-Reza Asghari, attaché culturel iranien en Argentine et Emad Moghnieh un commandant du Hezbollah.

Après l’assassinat du juge Nisman, la Commission juridique du Conseil National de la Résistance iranienne a appelé les juristes, les avocats et les honorables juges argentins à ne pas laisser la justice devenir la victime d’accords et de collusion avec le régime théocratique. La Commission du CNRI a estimé dans un communiqué : « A présent le peuple argentin, l’histoire, la conscience de tous ceux qui réclament justice dans le monde, ainsi que le peuple iranien et sa Résistance, et plus important encore, l’âme du martyr Nisman attendent la prochaine décision du pouvoir judiciaire argentin pour savoir quel sera le sort de ce dossier. »

Il ne fait point de doute que sur le plan juridique l’attentat d’AMIA en 1994 à Buenos Aires relève de crime contre l’humanité et constitue un crime imprescriptible.

La Résistance iranienne salue le geste courageux du juge Bonadio et appelle le gouvernement argentin ainsi que les honorables juges et avocats de ce pays à trainer en justice tous ceux qui sont impliqués dans le crime terroriste d’Amia et les auteurs de la conspiration de 2015, ainsi que les meurtriers d’Alberto Nisman. Le pouvoir judiciaire argentin a le soutien du peuple iranien et de sa Résistance et de tous les peuples épris de liberté dans le monde dans cet acte audacieux.

La Résistance iranienne souligne que les responsables du crime contre l’humanité d’Amia et des centaines d’opérations terroristes à travers le monde sont les mêmes qui ont été à l’origine des exécutions de masse de quelque 120 000 prisonniers politiques en Iran, y compris du massacre de 30 000 prisonniers politiques durant l’été noir 1988. Elle appelle par conséquent la communauté internationale, en particulier le Conseil de sécurité de l’ONU, à prendre les décisions requises afin d’éliminer tous les obstacles et de permettre à la justice de prévaloir.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 3 décembre 2017