jeudi, juin 20, 2024
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Le brusque retour du ministre Ahmad Vahidi par crainte d’un mandat d’arrêt d’Interpol

Suite à la demande de l’Argentine auprès d’Interpol pour arrêter un haut responsable du régime iranien impliqué dans l’attentat à la bombe contre le centre de l’AMIA à Buenos Aires, des informations indiquent que l’accusé a brusquement interrompu son voyage international et est retourné précipitamment en Iran.

Ahmad Vahidi, ancien commandant de la Force Qods des Gardiens de la révolution et actuel ministre de l’Intérieur du gouvernement d’Ebrahim Raïssi, faisait partie d’une délégation dirigée par Raïssi au Sri Lanka lorsque la demande d’arrestation de l’Argentine est devenue publique.

Selon Fox News, malgré l’intention initiale de continuer avec la délégation de Raïssi, le retour soudain de Vahidi suggère des complications découlant de la demande de l’Argentine. Sa comparution mercredi à une réunion du Cabinet à Téhéran a alimenté les discussions sur la situation.

Le 25 avril, les médias d’État ont rapporté qu’Ahmad Vahidi et Alireza Fakhri, gouverneur de Téhéran et d’autres responsables de la ville, ont visité le projet « Shahid Borujerdi » dans le district 18. De plus, il a été photographié lors d’une visite sur place d’une usine à Mashhad, au nord-est de l’Iran.

Pendant ce temps, le ministère des Affaires étrangères du régime a tenté d’écarter cet embarras politique. Naser Kanaani, porte-parole du ministère, a déclaré : « Nous recommandons aux autorités argentines de s’abstenir de porter des accusations sans fondement contre les citoyens d’autres pays et de ne pas laisser les relations bilatérales entre l’Iran et l’Argentine être victimes des agendas de leurs ennemis. »

En réponse à la demande de l’Argentine, l’Argentine a demandé aux gouvernements pakistanais et sri-lankais d’arrêter Vahidi, recherché pour son implication dans l’attentat à la bombe contre le centre AMIA en 1994, qui a entraîné la mort de 85 personnes.

Le ministère argentin des Affaires étrangères, dans son communiqué publié mercredi, a réitéré sa demande d’arrestation internationale des responsables de l’attentat contre l’AMIA, dont Vahidi, qui bénéficie d’une immunité systémique contre les poursuites et continue d’occuper des postes de pouvoir.

Cet incident met en évidence la surveillance internationale à laquelle sont soumis de hauts responsables iraniens en raison de leur implication dans le terrorisme et dans les violations des droits humains. Plus de dix membres du cabinet d’Ebrahim Raïssi, entré en fonction en 2021, ont été sanctionnés par divers pays à travers le monde. Raïssi lui-même a été qualifié d’auteur de crimes contre l’humanité par des organisations de défense des droits humains comme Amnesty International pour son rôle dans l’exécution massive de prisonniers politiques en 1988.