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oulèvement national – Achoura 24
CNRI – A Ispahan, au quartier « Hossein-Abad », une foule contestataire manifeste aux cris de « Mort à Khamenei » et « Khamenei assassin ; son pouvoir est illégitime ». Malgré la charge des forces de répression, dont des miliciens Bassidjis, et l’arrestation de plusieurs manifestants, des accrochages entre ces derniers et les agents de répression se sont poursuivis.
A Chiraz, des dizaines de milliers des manifestants ont scandé : « Ce mois est celui du sang versé ; Seyed Ali (Khamenei) sera renversé » sur l’Avenue Zandiyeh. A la Jonction « Namazi », les manifestants arboraient des drapeaux rouges et des photos des martyrs aux cris de « Non à la soumission ! ». Ils ont affronté les agents en civil aux cris de « Ya Hojjat-ibn-elHassan (douzième Imam des Chiites), coupez nous les racines de l’injustice !». Des agents en civil ont arrêté de nombreux jeunes manifestants qui s’étaient rendus à la Mosquée Ghaba.
Des heurts ont continué aux alentours de l’avenue Zand à Chiraz et la foule a pris à partie des Bassidjis au Mausolée de « Chah-e-Tcheragh ».
A Ghazvin, lors d’un rassemblement à l’occasion de l’Achoura, Avenue Chohadâ, de jeunes manifestants ont scandé : « Mort au dictateur ». Les forces de répression ont tenté de les disperser en les frappant. Le chef des Forces de sécurité a donné à ses hommes l’ordre d’utiliser des gaz lacrymogènes. Les manifestants ont pris à partie plusieurs agents en civil et d’autres mercenaires du régime.
A Tabriz, le quartier « Abresân » est théâtre d’accrochages, et les manifestants lancent en langue Azéri : « Allez, les enfants de Sattar Khan ! Chassez ces ordures ! ».
A Chahr-e-Kord, des milliers de manifestants ont scandé « Moharram est le mois du sang versé ; Khamenei sera renversé ». Les forces de répression ont fait usage du gaz lacrymogène et tiré en l’air pour les disperser.
A Qom et Machhad, les mercenaires ont tiré sur la foule des manifestants, mais il n’y a pour l’instant, aucune information sur le nombre des pertes éventuelles.
A Arâk, de violents affrontements continuent entre les manifestants et les forces de répression.
A Oroumiyeh et à Ardebil (province d’Azerbaïdjan), les cérémonies du deuil de l’Achoura se sont transformées en contestation anti-régime.
Le Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 27 décembre 2009

