vendredi, février 3, 2023
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Nouvelle mise en garde contre les intriques du régime des mollahs pour saboter l’issue pacifique de la crise d’Achraf

• Mme Radjavi : Après avoir miné la solution du Parlement européen, après avoir mis hors-jeu le représentant de Mme Ashton, le régime des mollahs tente de mener à l’échec les efforts internationaux et les appels lancés par la Secrétaire d’Etat Clinton et le Secrétaire général Ban Ki-moon pour une issue pacifique.

 

 

• Obliger les habitants d’Achraf à accepter les conditions de détention de 3250 personnes cernées de murs en béton dans une superficie dérisoire, avec une présence permanente de la police parmi eux, sans avoir le droit à la libre circulation, privés des services publics, interdits d’emmener leurs véhicules et autres biens usuels et privés du droit de visiter préalablement les lieux d’hébergement, relève d’une détention collective arbitraire. La communauté internationale, et en particulier le Représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu doivent contrecarrer ces manquements visibles aux règles des conventions internationales et empêcher ces délits.

• Pour sauver l’issue pacifique, Mme Radjavi a insisté une fois de plus sur la tenue d’une conférence internationale présidée par le Représentant spécial du Secrétaire général, en présence des représentants d’Achraf, du gouvernement irakien, de l’Administration américaine, de l’UE, du HCR et du PE.
 

CNRI – Le CNRI se trouve en possession de documents internes du régime des mollahs qui révèlent clairement les intrigues de Téhéran et de ses agents en Irak pour saboter l’issue pacifique de la crise d’Achraf, sur laquelle ont insisté la Secrétaire d’Etat Clinton et le Secrétaire général Ban Ki-moon. Ces intrigues veulent faire du camp de Liberty un espace carcéral, tout en abusant de l’égide des Nations Unies.

1. Selon ces rapports internes, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu et les forces américaines avaient l’intention de consacrer la totalité du camp de Liberty aux habitants d’Achraf. Les pressions de Téhéran sur le gouvernement irakien ont abouti à ce que les forces irakiennes occupent 98,5% du camp, ne laissant qu’1,5% aux habitants d’Achraf.

2. Le gouvernement irakien a cerné les lieux prévus pour l’hébergement des habitants d’Achraf par des hauts murs de béton, et prévoie une présence permanente de la police dans l’enceinte. Ces forces de police sont fortement infiltrées par des éléments liés au régime iranien. C’est pourquoi d’ailleurs dans les attentats récents de Bagdad, aucun des instigateurs n’a été ni repéré ni livré à la justice.

3. Selon un autre de ces documents, dans une réunion avec Falah Fayaz al-Ameri et son cousin Hadi al-Ameri, ainsi qu’Hassan al-Sunaïd, Maliki a ordonné de réduire le plus possible le site alloué aux habitants d’Achraf à Liberty, pour que les forces de sécurité puissent y imposer un contrôle sans faille 24/ 24.

4. Le régime des mollahs a conseillé au gouvernement irakien d’effectuer des contrôles d’identité et des prélèvements d’empreintes digitales des habitants à la sortie d’Achraf et à leur arrivée à Liberty. Ce travail d’identification a déjà été effectué sur tous les habitants durant cinq jours en avril 2009, par les forces irakiennes. A la même date, des équipes cynophiles du ministère irakien de l’Intérieur ont fouillé pendant trois jours mètre par mètre Achraf, après quoi elles ont attesté par écrit n’avoir pas découvert la moindre arme ou munition dans le camp.

5. Téhéran a dit à Falah Fayaz al-Ameri de demander à la MANUI et au Représentant spécial du Secrétaire général en personne de faire pression sur les habitants d’Achraf pour qu’ils renoncent à leurs droits, notamment celui d’emmener leurs véhicules et autres biens usuels.

6. Le bureau du Premier ministre irakien a conseillé aux officiers présents à l’intérieur d’Achraf de multiplier les provocations contre les habitants. C’est en suivant ces consignes que le dimanche 8 janvier, un tortionnaire irakien, le capitaine Naghib Ahmed, a insulté et menacé à plusieurs reprises les habitants d’Achraf. Ces provocations ont été filmées et le secrétariat du CNRI est en possession des clips. C’est sur ordre de ce même capitaine Ahmed que les forces irakiennes ont saccagé des tableaux et pancartes à l’intérieur du camp. De même, depuis deux jours, sur une directive du cabinet du Premier ministre irakien, les patrouilles armées se sont multipliées aux alentours du camp d’Achraf et dans les villages avoisinants, pour contrecarrer des éventuelles tentatives de fuite des 121 habitants visés par des mandats d’arrêt frauduleux, et que les forces irakiennes projettent d’arrêter par surprise lors de leur transfert à Liberty.

7. En même temps, le gouvernement irakien continue d’enfreindre régulièrement les engagements pris auprès des Nations Unies pour une issue pacifique de la crise. Obliger les habitants d’Achraf d’accepter les conditions de détention de 3250 personnes cernées par des murs en béton dans une superficie dérisoire, avec une présence permanente de la police, sans avoir le droit à la libre circulation, privés des services publics, interdits d’emmener leurs véhicules et autres biens usuels et privés du droit de visiter préalablement les lieux d’hébergement, relève d’une détention collective arbitraire. La communauté internationale, et en particulier le Représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu, doivent contrecarrer ces manquements visibles aux règles des conventions internationales et empêcher ces délits.
Le transfert d’une population qui a vécu 26 ans dans un lieu vers à un site largement inférieur en matière de standards de vie ne pourra jamais être qualifié de « volontaire », surtout quand on y ajoute les menaces constantes d’une nouvelle attaque, si elle refuse de partir.

8. Interdire aux habitants d’emmener avec eux leurs véhicules et autres biens usuels sous des prétextes tels qu’ils n’ont pas le droit de transférer des biens d’usage collectif, constitue une claire violation de leurs droits. Partout dans le monde, dans chaque ville ou village, les équipements de cuisine, les autobus et minibus et les générateurs d’électricité sont à l’usage de la collectivité. L’interdiction qui frappe le transfert de ce genre d’équipement ne révèle qu’une visible intention de transformer le camp de Liberty en une prison, et ne révèle que la sinistre intention répétée à maintes fois l’été dernier, de démanteler le principal mouvement de l’opposition iranienne. Ces intentions ont été catégoriquement condamnées sur la scène internationale, avant que le HCR souligne à plusieurs reprises dans ses déclarations officielles que l’octroi du statut de réfugié aux personnes qui se trouvent dans l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), ne nécessite en aucun cas la défection et le départ de l’OMPI.
En 1988 déjà, Khomeiny avait ordonné le massacre de 30.000 détenus politiques iraniens, dans le but de démanteler la principale force d’opposition. A cette époque déjà, les membres de l’OMPI ont préféré une mort honorable qu’une reddition au fascisme religieux.
Faut-il également rappeler qu’après avoir pris les armes des habitants d’Achraf, les États-Unis avaient déclaré que ces derniers « bénéficient des droits à la liberté de penser, de culte, d’expression, d’association intracommunautaire et d’opinion politique » (cf. lettre du Général Brandenburg à la Secrétaire générale de l’OMPI et aux habitants d’Achraf, 7 oct. 2005).
Nul ne peut par conséquent priver les habitants d’Achraf de la liberté de penser, de la liberté des convictions politiques et surtout de la liberté d’association intracommunautaire. Les habitants d’Achraf ne l’accepteront jamais.

9. Le 4 janvier, par le biais de leur représentant à l’étranger, les habitants d’Achraf ont formulé 21 questions dans une lettre au Secrétaire général de l’Onu, demandant une réponse écrite pour décider de la suite des choses. Ils attendent toujours la réponse. Les formules globales et floues les renvoyant à de vagues normes du HCR et de l’Onu ont constitué jusqu’à présent le seul dialogue qui leur a été fait. Il va sans dire que ce n’est pas dans un tel flou donnant libre cours à toute interprétation, que quelqu’un déciderait d’abandonner les lieux où il a vécu pendant 26 ans pour mettre son destin aux mains d’un pouvoir irakien et de ses forces armées qui ont déjà fait leurs preuves dans le passé.

10. Le 6 janvier, lors d’une conférence internationale à Paris destinée à sauver l’issue pacifique des tentatives de sabotage de Téhéran, les intervenants américains et européens ont soutenu la proposition de Mme Maryam Radjavi de tenir une conférence internationale présidée par le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies.

• L’ambassadeur Mitchell Reiss, ancien directeur politique du Département d’Etat américain, qui présidait les débats, a notamment souligné : « Nous nous félicitons tous de la proposition de Mme Radjavi d’organiser une conférence pour faire la transparence sur le protocole d’accord signé par les Nations Unies et le gouvernement irakien. A l’heure actuelle, ce protocole ne suffit visiblement pas à contrecarrer les défis (…) Il est clair que de nombreux points d’interrogation sont restés sans réponse. Les habitants d’Achraf savent que ce protocole d’accord ne suffit pas. C’est pourquoi nous nous félicitons de la tenue d’une conférence à Paris, Bruxelles ou Genève, sous la présidence du Représentant spécial du secrétaire général de l’Onu pour l’Irak (…) Il revient au document qui devrait émaner de cette conférence, de remédier aux lacunes dans les impératifs qui s’imposent et dans les coordinations qui reviennent à ce transfert. Cette conférence devrait se tenir au plus vite. »

• Philippe Douste-Blazy, Secrétaire adjoint de l’Onu et ancien ministre français des Affaires étrangères a apporté son soutien à Mme Radjavi « pour demander une grande conférence internationale ». « Nous sommes tous conscients, a-t-il déclaré, que les termes du protocole d’accord signé avec le gouvernement irakien ne donnaient absolument pas satisfaction aux exigences minimums de sécurité pour les habitants d’Achraf. C’est à la suite des engagements pris par le représentant spécial dans sa lettre aux Achrafiens que les habitants ont pu enfin accepter de quitter le lieu qui a été, ne l’oublions pas, pendant 25 ans, leur foyer et où ils ont fait leur vie (…) Si je suis ce soir aussi avec vous, c’est parce que je ne veux pas que l’accord signé par l’ONU soit utilisé par le gouvernement irakien comme un instrument de répression des Achrafiens, une justification d’un déplacement forcé. Car cela, l’Histoire ne nous le pardonnera pas. Et donc, si je suis ici ce soir, c’est pour dire collectivement que si nous voulons éviter un tel désastre, il faut que la communauté internationale s’adresse avec fermeté aux autorités de Bagdad pour leur faire comprendre que l’on ne peut ignorer le minimum de sécurité demandé par ces réfugiés (…) Il faut reconnaître le droit de ces réfugiés à disposer de leurs espaces privés et éviter les ingérences et interventions policières, et leur harcèlement dans leur vie de tous les jours, particulièrement dans le nouveau camp, et il faut demander au moins cinq km de périmètre pour que cela puisse être respecté (…) Il ne doit exister aucune entrave à leur droit à la propriété.

• Edward Rendell, ancien chef du parti démocrate américain et ancien gouverneur de la Pennsylvanie, a précisé : « Il n’y a pas de doute que les États-Unis ont une responsabilité morale et juridique dans cette affaire. Ils doivent garantir que les habitants d’Achraf seront protégés avant que chacun d’entre eux puisse partir à l’étranger. Il n’y a pas de doute là-dessus. C’est notre responsabilité.
« Où résidait donc le problème ? » a demandé le Gouverneur Rendell, « Quel préjudice cela porte-t-il au gouvernement irakien, que les 3400 puissent vivre en paix, contrôler leur propre destin et continuer de vivre tranquillement à leurs frais à Achraf, sans que personne ne soit menacé ou exposé à des risques ? » « Pourquoi ce transfert ?  Pourquoi donc le HCR n’aurait-il pas pu procéder à son travail à l’intérieur même d’Achraf ? On nous a dit que c’était inadmissible, mais personne ne nous a dit pourquoi ? »
 
• John Bolton, ancien Secrétaire d’Etat adjoint américain et ancien Ambassadeur des États-Unis à l’Onu, a renchéri : « La MANUI se considère accréditée par le gouvernement irakien et se fixe pour l’un de ses objectifs de s’assurer d bien s’entendre avec le gouvernement irakien. Il est très important donc de convaincre l’ambassadeur des Nations Unies et la bureaucratie de cette institution à New York, que leur principale responsabilité n’est pas de contenter Bagdad, mais de protéger les habitants du camp d’Achraf. » « Un bon geste symbolique pour le Haut commissaire, a poursuivi M. Bolton, serait de prendre son drapeau, de monter dans un avion à Genève jusqu’à Bagdad, puis d’aller à Achraf pour y planter ce drapeau (…) Ce n’est pas le camp d’Achraf qui est problématique. Le camp d’Achraf constitue une solution provisoire (…) Quelle tache sur la réputation de cette institution lauréate du Prix Nobel, présider à la dégradation les conditions de vie, de la liberté et du bien-être de réfugiés. »

Mme Maryam Radjavi, Présidente élue de Résistance iranienne, a rappelé : « Après avoir miné la solution du PE, après avoir mis hors-jeu le représentant de Mme Ashton, le régime des mollahs tente de mener à l’échec les efforts internationaux et les appels lancés par la Secrétaire d’Etat Clinton et le Secrétaire général Ban Ki-moon pour une issue pacifique. »

Mme Radjavi a insisté encore une fois sur la tenue d’une conférence internationale présidée par le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU, avec les représentants d’Achraf, du gouvernement irakien, de l’Administration américaine, de l’UE, du HCR et du PE, pour sauver l’issue pacifique dans cette crise.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 9 janvier 2011

 

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