Attaque contre Achraf – Communiqué n° 67
CNRI – Le ressentiment et l’indignation de l’opinion publique internationale face aux crimes des forces irakiennes dans le camp d’Achraf en Irak s’amplifient et les juristes internationaux ont annoncé que les événements d’Achraf relevaient du crime contre l’humanité et de la compétence de la Cour pénal internationale. C’est pourquoi, des responsables irakiens de ces crimes, en particulier le chef de la police de la province de Diyala, Abdul-Hossein Shemari, qui avec les troupes sous son commandement, ont commis des massacres à Achraf sur ordre du premier ministre irakien, se sont livrés à des mises en scène et des mensonges ridicules pour couvrir leurs crimes et les légitimer.
Hier, au 7e jour de l’attaque, la télévision de langue arabe du régime des mollahs, Al-Farat, citant Shemari, a prétendu que cinq officiers de police irakiens avaient été tués par l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) et que ses troupes après être entrées ‘pacifiquement’ dans Achraf pour « offrir des services aux résidents » ont été la cibles « d’agression sauvage des membres de l’organisation ». Il ajoute : « Suite à l’utilisation sauvage et inhumaine d’épées, de poignards, de gaz au chlore, de matraques, de pierres et de rochers et de toutes sorte d’outils et de bombes soniques, cinq officiers de police ont été blessés. Nous ne savons pas si les Moudjahidine ont remis la totalité de leurs armes, mais ils ont sûrement des armes cachées qui seront trouvées dans les jours à venir. »
Auparavant déjà, l’agence de presse du corps des pasdarans citant Shemari avait écrit que « les Monafeghine (terme péjoratif utilisé par le régime pour désigner l’OMPI) utilisent des gaz toxiques contre la police irakienne ».
Il faut rappeler à Shemari et à ses maîtres iraniens et irakiens, que ce genre de stratagèmes ne fait qu’ajouter à l’opprobre et au discrédit dont ils font l’objet. Ils n’échapperont pas aux conséquences juridiques et internationales de leurs crimes à Achraf.
Bien que les mensonges de Shemari sur les prétendues « armes cachées » des Moudjahidine n’aient aucune crédibilité, il faut rappeler que les 18, 19 et 29 avril, des missions d’enquête du ministère irakien de l’Intérieur, l’instance même dont dépend Shemari, étaient venues avec des chiens policiers dressés pour fouiller la totalité d’Achraf. Le rapport du commandant de la mission du ministère de l’Intérieur soulignait qu’ «aucun produit explosif ni aucune arme n’ont été trouvés [à Achraf], mis à part 23 pétards de feux d’artifice dont une partie était hors d’usage et une autre vide.»
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 4 août 2009

