
Le premier tour a été bouclé au plus vite avec l’annonce grotesque d’un taux de participation de 72%
Rien ne changera en Iran sans la liberté d’expression et sans les droits de l’homme, et tant qu’il y aura des prisonniers politiques, qu’il n’y aura pas de liberté d’action pour les partis, que la politique d’agression du régime se poursuivra en Syrie et en Irak, et que le régime insistera pour obtenir la bombe.
Mme Maryam Radjavi, Présidente de la République élue du Conseil national de la Résistance iranienne pour la période de transition de la souveraineté au peuple iranien, a déclaré à propos de la mascarade électorale des mollahs :
L’attaque du 15 juin sur le camp Liberty est l’autre face de la confiscation de la souveraineté du peuple iranien sous le couvert du « régime du guide suprême ». Jusqu’en fin d’après-midi du 15 juin, l’attaque a fait 2 morts, 70 blessés et des millions de dollars de dégâts. 4 points d’impacts de roquettes de 107 mm ont été identifiés jusqu’à présent.
Plus d’un million d’agents de la sécurité et des forces militaires ont contrôlé le scrutin et le régime a utilisé tous ses moyens pour réprimer, intimider, tricher et corrompre. Pourtant pour éviter le soulèvement populaire et une répétition des événements qui ont éclaté il y a quatre ans, le régime a bouclé à toute vitesse cette élection et à son habitude a multiplié par 4 ou 5 les votes dans le cabinet noir de « la salle du regroupement des voix », pour annoncer près de 72% de participation à ce scrutin illégitime.
Des roquettes pour les combattants de la liberté et un chiffre fabriqué pour le peuple iranien et la communauté internationale, voilà la véritable signification de « l’épopée politique » qu’avait promise le guide suprême et pour lequel il avait élaboré un « mécano ». Le 27 avril, les médias du régime avait révélé une discussion enregistrée d’Ahmadinejad sur le scrutin d’il y a quatre ans. Dans l’enregistrement on lui disait que pour montrer une grande différence de voix, 8 millions de votes avaient été ajoutés à ses résultats.
Mme Radjavi a ajouté : C’est le mollah Rohani qui a émergé. Ayant trempé depuis le début dans tous les crimes du régime, il ne trompe personne dans un rôle de « modéré ». Impossible de récuser son rôle dans les bombardements des bases de l’Ompi dans les années 90, notamment le tir d’un millier de missiles le 18 avril 2001.
Rien ne changera sans liberté d’expression et sans les droits de l’homme, et tant qu’il y aura des prisonniers politiques, qu’il n’y aura pas de liberté d’action pour les partis, que la politique d’agression du régime se poursuivra en Syrie et en Irak, et que le régime insistera pour obtenir la bombe. Les dirigeants du régime savent bien que tout changement sérieux dans cette politique entrainera le renversement de la dictature dans sa totalité.
Rohani a été secrétaire du Conseil suprême de sécurité national (CSSN) du régime pendant 16 ans. Il a été un des fondateurs de l’Association du clergé combattant, qui est affiliée à Khamenei. Il représente actuellement Khamenei au CSSN. Il est également membre du Conseil de discernement des intérêts de l’Etat, membre de l’Assemblée des Experts et directeur du centre de recherche stratégiques des mollahs.
Récemment Rohani a souligné que lors de la dernière décennie, il a trompé la troïka européenne pour faire avancer le projet d’armes nucléaires du régime.
Le 14 juillet 1999, en plein soulèvement populaire, il a martelé qu’insulter Khamenei revenait à « insulter l’Iran, l’islam, les musulmans, la constitution du régime et ceux qui considèrent l’Iran comme le cœur du monde musulman. Dans quel pays on tolèrerait ce genre de mouvement séditieux ? Les protestataires sont trop médiocres pour qu’on les appelle ceux qui veulent renverser le régime (…) Hier soir des ordres décisifs ont été donnés pour réprimer avec force toute action de ces éléments. »
La présidentielle des mollahs qui a débuté avec l’élimination de Rafsandjani, pour continuer avec le débat télévisé ridicule des huit candidats et les fraudes massives, a confirmé une fois de plus la justesse et la nécessité de la Troisième voie, avancée il y a plusieurs années par la Résistance iranienne. La seule voie d’un changement de régime ne pourra se réaliser que par le peuple iranien et sa résistance organisée et avec le soutien à l’alternative démocratique.
Il est bon de noter que le régime des mollahs a également tenu les élections municipales en même temps que la présidentielle pour attirer la foule. Il y a aussi ajouté des législatives partielles de quatre provinces et les élections l’Assemblée des experts dans deux provinces.
Au moment du scrutin, de nombreux bureaux de vote, loin de toute attention, ont été fermés pour qu’en accord avec le mécano électoral des mollahs, les bureaux vus par la presse étrangère montrenr un peu plus de participation.
Enfin, Mme Radjavi a souligné : il ne fait aucun doute que le semblant de victoire et les mises en scène épiques du Guide suprême intégriste seront brefs, et que la « guerre des loups » reprendra sous d’autres formes avec plus d’intensité dans cette étape du renversement de la dictature religieuse.
Secrétariat du conseil national de la Résistance iranienne
Le 15 juin 2013
Annexe :
Voici la liste de certains postes occupés par Hassan Rohani au sein du régime :
1- Secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, pendant 16 ans (1989-2005).
2- Conseiller à la sécurité nationale du Président pendant 13 ans (1989-1997 et 2000-2005).
3- Adjoint du suppléant du commandant en chef des forces armées (1988-1989).
4- Membre du Conseil suprême de la défense (1982-1988).
5- Membre du Conseil suprême de la logistique de guerre (1986-1988).
6- Commandant en chef de la défense aérienne du pays (1985-1991).
7- Président de la commission exécutive du conseil suprême de la logistique de la guerre (1986-1988).
8- Chef du QG central de la base Khatam-al-Anbia (1985-1987)
9- Cinq fois député du régime (1980-2000)
10- Président de la commission de la Défense (première et deuxième législature)
11- Vice-président du parlement et président de la commission des Affaires étrangères (4e et 5e législature)

