jeudi, décembre 8, 2022
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Maryam Radjavi : L’appel des religieux à la destitution de Khamenei signale la fin du régime en Iran

Sample ImageEn s’approfondissant, la faille interne, fruit du soulèvement populaire, devient irréversible

Négocier, faire des concessions et investir dans ce régime illégitime qui s’effondre revient à participer à la répression du peuple iranien et constitue une politique vouée à l'échec

CNRI – Mme Maryam Radjavi, Présidente-élue de la Résistance iranienne, a qualifié l'appel lancé par de nombreux membres du clergé à la destitution du guide suprême du régime, Ali Khamenei, de résultat du soulèvement national du peuple iranien, de signe clair de la fin de la dictature médiévale en Iran qui rompt le maléfice du pouvoir absolu religieux.

A ses yeux, l'insurrection qui dans son troisième mois s’est étendue au bazar de Téhéran, a approfondi, élargi et rendu irréversibles les failles au sein du régime et accéléré les défections.

Un groupe de dignitaires religieux de Qom, Machad et Ispahan a envoyé une lettre ouverte à l'Assemblée des Experts du régime le 15 août pour demander la destitution de Khamenei. Ils ont déclaré qu’en faisant du Corps des gardiens de la révolution (CGR) sa propre armée et de la radio et la télévision ses porte-parole et défenseurs, Khamenei avait fait du régime du guide suprême («Velayat-e-Faqih ») un califat et une monarchie cléricale. Ils ont dit que sous son régime, d’étranges événements avaient eu lieu, pas même les pires criminels n’auraient pu réaliser.

Auparavant, M. Montazeri, Taheri Isfahani, Bayat Zanjani, Dastgheib, et d'anciens membres du Majlis du régime (Parlement) avaient également exigé la destitution de Khamenei. L'ancien président du Majlis des mollahs, Mehdi Karoubi, a révélé les crimes du fascisme religieux dans les prisons et les salles de torture, y compris les viols sauvages des jeunes hommes et femmes, dans les prisons. Ce sont les mêmes crimes odieux et fatwas ignobles émises par Khomeiny, comme vider les prisonniers politiques condamnés à mort de leur sang et le viol des jeunes filles avant leur exécution dans les années 1980, que la Résistance iranienne avait précédemment dénoncés.

Les religieux de Qom, Machad et Ispahan ont écrit dans leur communiqué : le principal responsable des affrontements, de la violence, des meurtres et des emprisonnements durant la récente élection est la personne de Khamenei, et compte tenu du fait que cet individu est automatiquement mis à l’écart, tout retard de la part de l'Assemblée des Experts à le révoquer, ce qui permettrait de maintenir la situation actuelle et ses conséquences, fera porter cette responsabilité dans ce monde et l’au-delà directement aux membres de l'Assemblée.

Le 11 juillet, le dirigeant de la Résistance iranienne, M. Massoud Radjavi, avait publié un message à l’adresse du président et des membres de l'Assemblée des Experts sous forme d’un  « ultimatum » disant qu’en ce qui concerne ce régime et le pouvoir absolu des religieux, tout comme la monarchie du chah, l'eau avait déjà débordée du barrage. Afin d'éviter davantage de corruption, d'oppression et d'effusion de sang provoquées par Khamenei, il les avait appelés à destituer Khamenei, et à installer provisoirement Montazeri à sa place afin d'ouvrir la voie à des élections libres supervisées par l'ONU sur la base du principe de la souveraineté populaire, et immédiatement après l'adoption de cette décision, à auto-dissoudre l'Assemblée des experts et « à vous débarrasser vous et le clergé de cette institution illégitime».

Mme Radjavi a ajouté : Ni l'attaque criminelle contre le Camp d’Achraf et le massacre cruel des combattants de la liberté, ni la répression brutale du peuple iranien par le CGR, la milice du Bassidj, les agents en civil et les forces de sécurité de l'Etat dans les rues, ni les tortures physiques et psychologiques honteuses et choquantes dans les centaines de prisons et salles de torture du pays, ni les appels du CGR et des imam du vendredi malveillants et corrompus du régime à arrêter et juger Karoubi, Mir Hossein Moussavi et d'autres personnes de la faction vaincue, ne suffiront à résoudre les problèmes de Khamenei et de son régime qui est au bord de l'effondrement. Au contraire, cela va aviver la fureur et la haine des femmes, des jeunes et de la population en général contre le régime et renforcer leur détermination à poursuivre la révolte.

S'adressant à la communauté internationale et notamment à l'ONU, l'UE et les États-Unis, Mme Radjavi a dit qu'ils devaient s'abstenir de lier davantage leurs politiques vis-à-vis de l'Iran et de la région à ce régime chancelant. La poursuite de la complaisance, des négociations et des concessions à ce régime, tout comme les investissement, n'ont aucune légitimité et reviennent à participer à la répression du peuple iranien. Une telle politique est vouée à l'échec et n’aboutira à rien.
 
Mme Radjavi a demandé la saisine immédiate du dossier des crimes du régime par le Conseil de sécurité et la rupture des relations diplomatiques et économiques avec lui.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 17 août 2009

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