samedi, novembre 26, 2022

Manifestation à Téhéran – Iran

Les mollahs ont recours à une répression brutale pour empêcher la manifestation de développer à Téhéran Communiqué n°2

Les mollahs ont recours à une répression brutale pour empêcher la manifestation de développer à Téhéran

Craignant le développement de la manifestation hostile au pouvoir d’hier à Téhéran, le régime » des mollahs a déployé des milliers de forces répressives, y compris les Forces de sécurité de l’Etat (FSE), des officiers en civil et des agents du ministère des renseignements, pour réprimer dans la violence les protestataires, particulièrement les femmes et les jeunes.

La protestation qui avait commencé à 17h00, a rapidement grossi en plusieurs milliers de personnes, avec de nombreux jeunes qui l’ont rejoint. La manifestation soutenait les prisonniers politiques Moudjahidine et autres. Un grand nombre de ces prisonniers sont en grève de la faim depuis plusieurs semaines.

Au début  de la manifestation, plus de 1500 forces répressives, armées de matraques et de gaz lacrymogènes, ont chargé la foule et ont battu sauvagement les manifestants.

Malgré la violence de la répression, les protestataires continuaient de chanter : « A bas la dictature », « Liberté, liberté », « Libérez tous les prisonniers politiques », « Nous ne voulons pas du règne de la force, de la police et des mercenaires ». La foule n’a pas hésité à se battre contre les agents et à en passer quelques uns à tabac. Dans certains quartiers, comme la rue Favardine, les jeunes ont incendié des pneus et monté des barricades pour arrêter les charges des agents.

Vers 19h00, le régime a envoyé des centaines d’unités anti-émeutes à motos sur la place Enghelab et dans la rue du même nom, le centre des principaux affrontements qui se sont prolongés dans les rues Kargar, 16 Azar, Brown, Favardine et Fakhr-e Razi jusqu’à 20h30. Des centaines de personnes ont été blessées et tabassées et des centaines d’autres ont été arrêtées et emmenées vers des destinations inconnues.

Un commandant des FSE, le colonel Mohamoud Jafar-Nassab,  en colère et terrifié que des manifestants aient « brandi les portraits de Radjavi », disait à ses subordonnés de déchirer rapidement les pancartes. Un sergent qui a refusé d’attaquer des jeunes filles et des vieilles femmes a été sanctionné et arrêté sur place par son commandant.

Dans un message aux prisonniers Moudjahidine et aux autres dissidents, ainsi qu’aux jeunes de Téhéran, Maryam Radjavi, la présidente élue de la Résistance iranienne, les a salué pour avoir brisé le climat de peur et pour avoir contré les mesures répressives mises en place par les mollahs. « Aucun pouvoir ne peut empêcher le peuple iranien de résister pour la démocratie et la souveraineté populaire et arrêter le désir des jeunes pour une société nouvelle et des changements démocratiques », a-t-elle dit.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 13 juillet 2005

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe