Appel au Conseil de sécurité à examiner les violations sauvages et systématiques des droits humains en Iran et à juger les dirigeants du régime pour crimes contre l’humanité
CNRI – Ce lundi 22 octobre, la dictature religieuse et sanguinaire qui sévit en Iran a de nouveau procédé à une exécution collective et arbitraire de 10 prisonniers sans un minimum de procédure pénale équitable.
Les familles de ces détenus ont protesté à maintes reprises devant les centres du pouvoir à Téhéran pour demander justice et la tenue de procès équitables et publics pour examiner les délits imputés. Ces exécutions sauvages surviennent alors que de très nombreux organes internationaux, notamment les rapporteurs spéciaux de l’ONU avaient demandé l’annulation de ces peines.
Saïd Sedighi, une des victimes, avait été condamné à mort à l’issue d’un procès minute au cours duquel il avait dénoncé les tortures qu’il avait subies et récusé toutes les accusations portées contre lui.
Le fascisme religieux au pouvoir en Iran, embourbé dans une crise économique, un fort isolement international et la montée sans précédent du mécontentement populaire, tente de freiner sa chute en attisant le climat de terreur. C’est pourquoi il renforce la répression et multiplie les exécutions collectives. Ainsi les pendaisons ont augmenté en flèche cette année. Le 9 octobre, Amnesty international déplorait 344 exécutions depuis le 1er janvier 2012 en Iran. Si on y ajoute les exécutions clandestines, le nombre est bien plus élevé.
La Résistance iranienne appelle le Conseil de sécurité de l’ONU à examiner les violations sauvages et systématiques des droits de l’homme en Iran, en particulier les exécutions arbitraires. Elle demande la mise en place d’un tribunal international pour y juger les dirigeants du régime iranien.
Khamenei, Ahmadinejad et les autres ténors de la théocratie doivent être jugés pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre en raison notamment des exécutions innombrables, du massacre à Achraf de réfugiés et de personnes protégées en vertu de la 4e convention de Genève, du massacre de la population innocente en Syrie et en Irak, de centaines d’opérations terroristes et de la poursuite de la guerre Iran-Irak avec l’envoi de centaines de milliers d’enfants sur les champs de mines.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 22 octobre 2012

