vendredi, février 3, 2023
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Les autorités irakiennes empêchent une délégation du ministère de la Santé de voir les malades d’Achraf

CNRI – A la suite de la vague de protestations internationales contre le blocus inhumain  d’Achraf, spécialement dans le domaine médical qui a conduit à la mort de deux résidents et à l’aggravation de la maladie de beaucoup d’autres, à 11h00 dans la matinée du 4 janvier, une délégation de cinq personnes du ministère de la Santé irakien s’est rendue à Achraf pour voir l’état des malades graves, spécialement les cancereux. Cependant, les forces répressives irakiennes, sur ordre du comité chargé de la répression d’Achraf des services du premier ministre, l’ont empêchée d’entrer dans le camp et de parler aux résidents.

A l’arrivée de la délégation, les forces irakiennes l’ont conduite à l’hôpital, sous le contrôle de soldats irakiens, pour essayer de l’empêcher de voir les résidents. Les forces irakiennes et le directeur de l’hôpital, le Dr. Omar Khaled Tamimi, craignant que les malades ne révèlent les crimes dont ils ont été victimes durant deux ans, n’ont même pas laissé la délégation voir les maladies venus consulter.

Une heure avant la visite de la délégation, l’hôpital a été encerclé par le bataillon irakien. Le  capitaine Ahmad et le lieutenant Heidar, deux agents bien connus et principaux éléments du comité de répression, étaient sur place pour bloquer toute rencontre avec les résidents. Ainsi la délégation du ministère de la Santé s’en est retournée à Bagdad après avoir uniquement parlé aux militaires irakiens et au directeur de l’hôpital, activement impliqué dans la torture et les mauvais traitements des malades.

A l’hôpital également, Abdul-Latif Abdul-Amir, le commandant du bataillon irakien, et Omar Khaled ont fait obstacle aux malades qui voulaient parler avec la délégation en les insultant et les menaçant. En créant des tensions et en mentant sur la situation à l’hôpital, ils ont essayé de discréditer les plaintes des malades, faisant croire que les patients recevaient des soins appropriés. La délégation a quitté Achraf à 13h30 sans avoir été en mesure de voir les résidents.

La mise en scène d’aujourd’hui montre les intentions néfastes du comité de répression, avec ses mesures déjà imposées comme méthodes de torture physiques et psychologiques sur les résidents. Il s’agit de violations flagrantes de plusieurs articles de droit international et de conventions comme la  IVe convention de Genève, sous la protection desquels se trouvent les résidents d’Achraf. La Résistance iranienne met en garde les auteurs de ces crimes de poursuites et de procès comme criminels de guerre.

Dans son ordonnance du 27 décembre, un tribunal espagnol a ouvert une enquête judiciaire sur les crimes des 28-29 juillet 2009 commis contre les résidents d’Achraf dans le cadre des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et crimes contre la communauté internationale, qui selon le statut de Rome du Tribunal pénal international relèvent « de graves infractions à la convention de Genève » et constituent des « crimes de guerre ».

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 4 janvier 2011

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