AccueilCommuniqués CNRICommuniqués CNRI: AchrafLe régime des mollahs échoue à utiliser des familles contre les résidents...

Le régime des mollahs échoue à utiliser des familles contre les résidents d’Achraf

AchrafAppel à condamner la guerre psychologique et les mesures répressives du régime iranien et du comité irakien contre les résidents d’Achraf et leurs familles

CNRI – Les tentatives du ministère du Renseignement des mollahs, le Vevak, pour abuser des sentiments familiaux afin de faire pression sur les résidents du camp d’Achraf, membres de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), ont une fois de plus échoué. Tout en dénonçant une infime partie de ce plan, la Résistance iranienne appelle l’ensemble des organisations et instances de défense des droits de l’homme à condamner cette guerre psychologique et les plans du Vevak, en tant que grave violations systématiques des droits humains :

1- Le 31 octobre, le comité de répression d’Achraf au sein du gouvernement irakien, accompagné de plusieurs agents irakiens et iraniens du régime des mollahs se faisant passer pour des journalistes, et un minibus de familles envoyées par l’association Nejat, une branche du Vevak à Ispahan, s’étaient rassemblés devant la porte principale d’Achraf. Ils avaient une liste de résidents qu’ils voulaient voir à l’extérieur du camp.

Or cela fait 10 mois que le gouvernement irakien a fait du camp d’Achraf une prison et qu’il interdit continuellement aux journalistes, familles de résidents, avocats, défenseurs des droits de l’homme et comités parlementaires d’entrer dans le camp.

Les résidents ont répliqué qu’ils accueilleraient leurs familles à l’intérieur d’Achraf et que tous ceux qui voulaient les voir pouvaient venir dans le camp. Mais les agents irakiens ont refusé de laisser passer ceux qui prétendaient être des parents.

Rappelons que de 2003 à la fin 2008, les familles venant d’Iran et de l’étranger pouvaient entrer librement à Achraf pour voir leurs proches.

2- Le Vevak a menacé les familles à Ispahan (la ville d’origine) en leur disant qu’elles n’étaient pas autorisées à entrer à Achraf pour que personne ne sache le véritable but des missions durant leur visite au camp. Les mollahs voulaient utiliser les familles par l’intimidation et la corruption pour qu’elles aillent convaincre leurs proches de se repentir, se livrer au régime et retourner en Iran. Si les résidents d’Achraf n’acceptaient pas de les voir hors du camp, les mollahs s’en serviraient pour diffuser leur propagande disant que les résidents d’Achraf ont « subi un lavage de cerveau » et qu’ils « sont dépourvus d’émotions humaines », car ils ne sont pas autorisés à voir leur famille. La campagne de désinformation sert aux mollahs à préparer le terrain à la répression politique d’Achraf et à justifier les attaques contre les habitants et leur massacre.

3- C’est pourquoi le comité de répression d’Achraf du gouvernement irakien a amené des journalistes affiliés au régime iranien et des agents du Vevak devant la porte principale d’Achraf. Il y avait des reporters de la télévision Al-Aalam, la chaîne d’information en arabe du régime iranien, de la chaine télévisée Al-Forat (appartenant à l’organisation Badr et à la force terroriste Qods du régime iranien) et de la chaine al-Irakiyeh TV.

Cependant aucun reporter, hormis les rares sélectionnés une fois, n’a été autorisé à entrer à Achraf ces 10 derniers mois.

4 – Dès la première heure, les médias affiliés au régime iranien, en Iran comme en Irak, ont commencé à proclamer que l’OMPI empêchait les familles de voir les leurs à Achraf. Cependant au bout de cinq jours, le régime iranien a échoué, car les résidents d’Achraf n’ont pas cédé sur leurs principes en demandant que leurs parents soient autorisés à entrer à l’intérieur du camp. A la suite de l’intervention des organisations internationales et du ministère irakien des droits de l’homme, le Vevak et le comité irakien ont été obligés de laisser les familles entrer à Achraf. Elles ont pu voir leurs proches les 4 et 5 novembre.

5- Les familles ont dit aux leurs à Achraf que le Vevak et Nejat avaient organisé leur voyage.  Les agents du Vevak les avaient briefés à Téhéran, en leur demandant de faire sortir leurs proches d’Achraf pour les ramener en Iran sinon ils auraient des comptes à rendre.

6- Les agents du Vevak ont accompagné les familles durant tout le trajet de l’aéroport de Téhéran à leur résidence à Bagdad. Deux jours après, ils les ont remis aux mains d’agents irakiens du régime des mollahs et stationnés à l’entrée d’Achraf à côté du bataillon irakien.

7- Parmi les agents du Vevak ayant briefé les familles se trouvent : Ghassem Baba Safati, Siamak Hatami, Reza Sadeghi, Hossein Rezvani, Ramazan Ali Saïdi et Majid Amini.  Le régime iranien a l’intention d’envoyer d’autres groupes de familles depuis d’autres villes d’Iran.

8- Dans cette sale guerre psychologique, les agents ont saturé les familles de désinformation massive sur l’OMPI, les résidents d’Achraf et particulièrement leurs enfants. Mais lorsqu’elles ont pu voir leurs proches, les familles ont pu constater de visu la réalité, tout comme les mensonges ridicules des mollahs.

9- Durant les jours du séjour de ces familles devant le camp, puis à l’intérieur d’Achraf, les agents du Vevak leurs téléphonaient depuis l’Iran pour savoir où elles en étaient et les provoquer contre l’OMPI et les résidents d’Achraf. Les noms des agents du régime à la prison d’Evine et dans des hôtels de Bagdad qui appelaient parfois d’heure en heure ces familles, et les détails de leurs versements financiers sont disponibles et peuvent être publiés. Il y avait une prime spéciale pour ceux qui réussiraient à ramener un résident d’Achraf en Iran. C’est la raison pour laquelle les agents irakiens essayaient constamment de savoir s’il y en avait un qui acceptait de retourner en Iran.

10- Le recours aux agents du Vevak déguisés en parents de résidents d’Achraf, et l’abus des familles démunies et dans le besoin et de ceux pris en otages par le régime iranien, survient alors que plus de 200 personnes s’étant rendues à Achraf pour voir leurs proches ces dernières années ont été arrêtées, harcelées, torturées et pour certaines condamnées à de lourdes peines de prison en Iran.  De plus, le régime iranien continue d’opérer des descentes aux domiciles des parents de résidents d’Achraf en Iran, les arrêtant et les frappant, et considérant leurs visites à Achraf comme un crime.

Le 16 janvier 2009, un groupe de 18 parents de résidents qui souhaitaient se rendre en Irak pour y voir leurs proches à Achraf dans un voyage indépendant du Vevak, avaient été arrêtés à l’aéroport de Téhéran. Il s’agissait pour la plupart de personnes âgées. Ils avaient été frappés et emmenés directement de l’aéroport en isolement cellulaire à la section 209 de la prison d’Evine. D’autres ont été condamnés à de lourdes peines de prison. Par la suite, leurs domiciles avaient été fouillés et saccagés par les forces du régime. Certains sont toujours à Evine.

11- Comme les résidents d’Achraf l’ont déjà déclaré, ils se réjouissent de recevoir leur famille. Mais ils sont privés de leurs droits par le régime iranien et ses agents en Irak, particulièrement le comité de répression d’Achraf au sein du gouvernement irakien. Depuis que la protection d’Achraf a été transférée au début de 2009 aux forces irakiennes, un blocus illégal et inhumain a été mis en place. Les avocats, les juristes, les défenseurs des droits humains, les parlementaires irakiens et européens, les journalistes et même les ouvriers irakiens qui travaillaient depuis des années à Achraf ont été interdits d’y entrer. Or la résolution du 24 avril 2009 du Parlement européen appelle le gouvernement irakien à reconnaître les droits des résidents d’Achraf dans le cadre de la 4e convention de Genève, de lever le blocus et de s’abstenir de toute expulsion et déplacement forcé des résidents.

12 – La Résistance iranienne appelle le secrétaire général de l’ONU, le Haut commissaire des droits de l’homme, le représentant spécial du Secrétaire général, la MANUI, et l’ensemble des organisations et instances de défense des droits de l’homme, ainsi que l’ambassadeur américain et le commandant des forces américaines en Irak à condamner ces mesures répressives et inhumaines contre les résidents d’Achraf et leurs familles et à demander au gouvernement irakien  d’agir selon ses devoirs et engagement internationaux en levant ce blocus.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 10 novembre 2009