lundi, janvier 30, 2023
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Le Premier ministre irakien reconnait que la tuerie et la répression des Achrafiens ont été dictées par le régime iranien

CNRI – Le premier ministre irakien, en marge de son voyage aux USA et de sa rencontre avec le Président Obama, a reconnu dans une interview avec le Wall Street Journal que la répression et le meurtre des Moudjahidine, ainsi que la date butoir du 31 décembre pour la fermeture d’Achraf répondent aux exigences du régime iranien.

Soulignant que le retrait des forces américaines est une des demandes de Téhéran, il a ajouté : « Si l’excuse [de l’Iran] était la présence des troupes américaines sur le sol irakien qui posait une menace à la sécurité nationale [iranienne], désormais le danger a disparu (…) nous avons un problème marquant avec les Iraniens et c’est la question de la présence des Moudjahidine du peuple et ces gens sont une source d’ennuis pour eux. C’est aussi en cours de résolution et cela prendra fin. »

Le Wall Street Journal cite Maliki disant que lorsque les Moudjahidine du peuple seront déplacés à la fin de l’année avec l’aide de l’ONU, il n’y aura plus de raison pour que le régime iranien interfère dans les affaires irakiennes et qu’il s’opposera ensuite avec force contre toute ingérence de ce régime.

Ces déclarations expliquent que la date butoir du 31 décembre et le déplacement forcé ont été dictés par le régime iranien et pourquoi sans la protection des forces américaines et des casques bleus de l’ONU, cela aboutira à un massacre. S’il n’y avait pas une telle politique, Maliki se serait félicité du début du travail du HCR pour réaffirmer le statut de réfugié des Achrafiens et leur réinstallation dans des pays tiers, ; il ne s’y serait pas opposé comme il le fait depuis des mois.

Le HCR a demandé en août de repousser le délai du 31 décembre à six autres mois. A l’époque le haut Commissaire pensait qu’il serait capable de commencer en septembre.

La position de Maliki survient au moment où il existe en Irak un large consensus pour repousser cette échéance. 94 dirigeants nationaux irakien, dont des personnalités éminentes comme Ayad Allawi, Saleh Mutlaq, l’ayatollah Ayad Jamaluddin et 1,050,000 de citoyens irakiens ont condamné dans des déclarations cette échéance et un déplacement forcé qui émanent du régime iranien.

Aujourd’hui, le président du parlement irakien a rejeté une fois de plus un déplacement interne dans sa conférence de presse au parlement et a estimé que l’avis prédominant était un transfert vers des pays tiers et non ailleurs en Irak. Ceci, a-t-il ajouté, doit se passé dans le cadre des droits de l’homme et le respect de leur dignité, tout en facilitant leur départ d’Irak. 

Des dirigeants nationaux irakiens ont répété que toute force qui tentera de déporter les Moudjahidine d’Irak entretient un lien organisationnel avec le régime iranien. Aucune force indépendante et démocratique en Irak ne le veut sauf les agents du régime iranien (Ayatollah Ayad Jamaluddin, Baghdadiyeh TV, 8 mars 2009). Le secrétaire général de la branche britannique d’Amnesty International a écrit après le massacre du 8 avril 2011 qu’Achraf sert de thermomètre des droits de l’homme en Irak (The Guardian, 14 avril 2011)

Le raisonnement de Maliki revient à dire que si les Etats-Unis veulent affronter les mollahs nucléaires et leurs opérations terroristes aux USA, il doit déporter les réfugiés iraniens ou les citoyens américains d’origine iranienne, ou bien les tuer. Le raisonnement de Maliki est tout aussi absurde et ridicule.
 
Le cours des événements depuis trois ans montre que le gouvernement irakien et Maliki en personne mettent en œuvre les exigences du régime iranien sur Achraf, et que s’il y a bien une chose dont ils ne se soucient pas, c’est de l’intérêt national irakien. 

Selon le journal arabe Azzaman International, le 5 janvier 2009, dans une rencontre avec le guide supreme des mollahs Khamenei, Maliki « s’est engagé à fermer le dossier des Moudjahidine du peuple à court terme ». Moins de deux mois après, les médias officiels iraniens rapportaient que Khamenei dans sa rencontre avec le président irakien Jalal Talabani lui avait demandé à lui et au premier ministre de respecter un accord bilatéral pour déporter l’OMPI. Le 6 novembre 2009, l’agence de presse Mehr écrivait : « Le Premier ministre irakien et le président du parlement iranien à Bagdad ont souligné la nécessité de déporter les Moudjahidine du peuple. » Le 23 octobre 2011, le ministre des Affaires étrangères des mollahs déclarait avoir conclu un accord en sept point avec le gouvernement irakien pour fermer Achraf.

Vu que les déclarations de Maliki ne laissent aucun doute sur ses plans funestes pour exécuter les ordres du régime iranien d’exterminer les habitants d’Achraf, la Résistance iranienne appelle une fois de plus les USA, l’ONU et l’UE à s’opposer à la date butoir répressive et au déplacement forcé des Achrafiens tout en prenant les mesures nécessaires à leur protection par des forces américaines ou onusiennes.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 12 décembre 2011

 

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