Nouveaux préparatifs pour un grand carnage
CNRI – Faisant fi des efforts de la communauté internationale pour aboutir à une issue pacifique et durable à la crise d’Achraf, le gouvernement irakien multiplie ses complots. Ces actes de répression annoncent un grand carnage que prépare Maliki sur ordre du régime iranien, en s’appuyant sur un ultimatum illégal, monté de toute pièce, pour fermer le camp à la fin 2011.
1. Selon des informations obtenues d’Iran, le 23 novembre, le Comité chargé de la répression d’Achraf a organisé une rencontre entre les agents des services de renseignements des mollahs (Vevak) et les commandants des unités des opérations de la province de Dyala pour leur fournir des conseils sur le plan d’agression d’Achraf. Les agents de Téhéran ont répété les mensonges mille fois repris par leurs services, prétendant que les habitants du camp sont armés et ont l’intention d’ouvrir le feu sur les forces irakiennes. Ces mensonges sont d’autant plus grossiers que les forces américaines ont souligné maintes fois que les habitants d’Achraf ont rendu toutes leurs armes. Les forces irakiennes ont elles-mêmes fouillé mètre par mètre le camp, du 18 au 20 avril 2009, avec des chiens dressés, et ont conclu qu’il n’y avait pas une seule arme à Achraf.
2. Toujours selon des informations de l’intérieur des services de Téhéran et de la Force Qods, les interlocuteurs des commandants des opérations de Dyala leur ont demandé d’effectuer des vols d’hélicoptère au-dessus d’Achraf pour leur montrer « les lieux sensibles » qui devraient être pris pour cibles lors de la prochaine agression, et déverser des communiqués sur ces lieux.
3. Hier, les agents du Vevak qui pratiquent la torture psychologique sur les habitants depuis 22 mois, ont changé de disposition devant l’entrée principale du camp (« La Porte du Lion »), et ont commencé à effectuer le service d’entretien et une nouvelle répartition de leurs haut-parleurs et de leurs autres équipements dans l’est du camp; haut-parleurs essentiellement tournés vers les lieux de résidence des femmes dans le camp.
4. Alors que depuis trois jours, le vacarme des 300 haut-parleurs a été interrompu suite à une intervention de l’Onu, les haut-parleurs et les autres équipements, ainsi que les agents du Vevak et de la division Qods installés autour du camp depuis deux ans en se faisant passer pour les familles des Moudjahidine, n’ont pas bougé d’un iota. Ces derniers continuent de hurler et d’insulter les habitants, tout en refaisant leurs banderoles et d’entretenir les amplificateurs pour préparer une remise en marche future.
5. Le capitaine Ahmad Khozair des forces irakiennes a indiqué la semaine dernière aux habitants que l’entrée dans le camp de toute marchandise autre que l’alimentation est désormais interdite sur ordre du Comité chargé de la répression d’Achraf, du cabinet du Premier ministre irakien. Des produits de première nécessité tels que les vêtements, la papeterie, mêmes les allumettes et toute sortes de combustibles ne pourront plus être introduits dans le camp.
6. Toujours sur ordre du même Comité chargé de la répression, depuis le 31 octobre 2011, les forces irakiennes empêchent officiellement le transfert des malades qui ont besoin d’opération chirurgicale et des cas d’urgence, aux hôpitaux de Bagdad et de Baquba. Il y a à l’heure actuelle dans le camp, douze cas d’urgence qui nécessitent des interventions chirurgicales. Il s’agit des cas d’arrêt cardiaque, de cancer, de cataracte, d’arthrite, de rhumatisme articulaire aigu, de dégradation du pelvis, de glissement des vertèbres lombaires, de sclérose en plaques, de fractures provoquées par balles lors de l’agression du 8 avril, et du détachement de la rétine. Ces patients se trouvent tous dans un état critique et souffrent des douleurs insoutenables. La suite des retards provoqués dans leurs soins pourrait entraîner des conséquences irréversibles.
7. Les forces irakiennes interdisent toujours l’entrée dans le camp de toute forme de carburant. Cela fait dix mois que l’entrée de l’essence a été interdite. Au cours de ces derniers mois, l’entrée du gasoil, du pétrole, et même du bois et du charbon ont été également interdites. A l’heure actuelle, il est quasiment impossible de rouler en voiture et d’allumer des chauffages dans le camp. Les générateurs et la cuisine sont gravement perturbés. Une grande partie de la vie se trouve actuellement paralysée à Achraf.
8. Les forces irakiennes refusent toujours de remettre le corps de Mme Zahra Mehr-Sefat, 70 jours après le décès de celle-ci, pour être inhumé. Il s’agit d’une méthode pour accroître la pression sur les habitants, notamment la famille de la défunte.
La Résistance iranienne appelle le Secrétaire général de l’Onu, son représentant spécial en Irak et l’Administration américaine, à briser le silence et à condamner ces complots et le blocus inhumain du camp, ainsi que d’entreprendre les démarches nécessaires pour remettre la sécurité d’Achraf aux mains des casques bleus, jusqu’à ce que les habitants du camp puissent être transférés aux pays tiers.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 29 novembre 2011

