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Le blocus inhumain de trois ans d’Achraf est un crime de guerre et un crime contre l’humanité et ne peut être blanchi

CNRI – L’Agence France Presse a publié le 21 décembre une dépêche citant le département d’Etat américain disant : « Après des tensions sur l’approvisionnement du camp ces derniers mois, il n’y aurait pas de difficultés pour la livraison de nourriture ou d’eau, mais des « inquiétudes » pour la fourniture de carburant. »

Ces propos sont absolument erronés et dépourvus d’exactitude. Cela fait trois ans que le gouvernement irakien, à la demande du régime iranien, impose un blocus sévère et total à Achraf et durant les mois derniers l’a extrêmement accentué.

Depuis le début de 2009 et surtout durant ces deux dernières années, les forces répressives irakiennes ont de manière permanente empêché le transfert des blessés et des malades urgents dans les hôpitaux de Bagdad ou d’Erbil et même de Baquba et mis des obstacles à l’entrée des médicaments à Achraf. Depuis le 17 avril 2011 plus aucun médicament n’entre à Achraf. Au cours de l’année passée 12 malades et blessés sont morts dans l’agonie en raison du blocus. Les dossiers de ces personnes ont été soumis à l’ONU et au gouvernement américain.

Depuis le 8 avril 2011, pas même une goutte d’essence n’a pu entrer à Achraf.  Depuis le 17 mai l’entrée du gasoil crucial pour l’éclairage et les appareils de réfrigérations, de chauffage et les cuisines, a été coupée. Même le gasoil qui entrait pour la centrale électrique occupée par les forces irakiennes, a été coupé le mois dernier et les agents de la force terroriste Qods, aux premières heures du 13 décembre ont coupé les tuyaux de la citerne de la centrale et laissé s’échapper tout le gasoil de réserve. Les forces répressives ont aussi interdit l’entrée le 2 novembre du charbon et du bois que les habitants utilisaient comme alternative.

Les forces répressives n’ont toujours pas rendu à la famille le corps de la défunte Zahra Mehrsefat, une Achrafienne décédée le 20 septembre en raison des privations de soins.  

La torture psychologique des habitants au moyen de 300 haut-parleurs qui dure depuis près de deux ans sans arrêt, continue toujours. Voilà trois ans que les familles des habitants , leurs avocats, les parlementaires, les militants des droits humains sont interdits d’entrée à Achraf.

Ces points et une longue liste d’autres restrictions et de pressions, sont selon toutes les normes, un blocus inhumain et criminel. L’ONU et le gouvernement américain ont été tenus au courant de chacun de ces points.

Tout en déplorant cette attitude inéquitable et irréaliste du porte-parole du département d’Etat américain, la Résistance iranienne demande la mise en place d’une mission d’enquête internationale pour établir un rapport réaliste sur les dimensions du blocus criminel à l’attention de l’opinion publique internationale et de la justice internationale. Il ne fait aucun doute que ce blocus relève selon tous les critères, du crime contre l’humanité et du crime de guerre et personne ne pourra le blanchir.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 22 décembre 2011