vendredi, décembre 9, 2022
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L’appel de Nouri al-Maliki sur le déplacement des résidents d’Achraf est illégal

Achrafet cède aux ordres de Téhéran

CNRI – Le Conseil national de la Résistance iranienne dénonce comme illégales les déclarations de Nouri Al-Maliki, Premier ministre irakien, sur « le transfert des résidents d’Achraf à Nuqrat al-Salman » qualifié par lui de « mesure dans le sens de leur expulsion (d’Irak) ». Cela revient à céder honteusement aux ordres de la dictature religieuse, en plein soulèvement populaire en Iran. Les mollahs ont fait de la répression des résidents d’Achraf, la condition de leur soutien à Maliki aux élections législatives irakiennes à venir.

La dictature religieuse a une fois de plus donné l’ordre de déplacer et d’attaquer les résidents d’Achraf, alors que le soulèvement populaire en Iran ces derniers jours, sonnent le tocsin de ce régime aux cris de « Mort à Khamenei » et « A bas le principe du guide suprême » ; alors que la communauté internationale condamne en termes vigoureux la répression de la révolte, que la Haut commissaire des droits de l’homme de l’ONU semonce le régime iranien dénonçant la montée de la répression des manifestations et qu’elle appelle à « respecter le droit de manifester » qui est «une liberté fondamentale, et qu’Amnesty international a déclaré que la situation des droits de l’homme en Iran est la pire depuis 20 ans ; alors que la plainte des familles des résidents d’Achraf contre les autorités irakiennes pour crime contre l’humanité, a été acceptée par un tribunal espagnol et que l’arrêt rendu affirme que les résidents d’Achraf sont des personnes protégées en vertu de la IVe Convention de Genève ; et alors que le CNRI a révélé dans un communiqué le 8 décembre que la source des attentats criminels et terroristes de Bagdad est le régime iranien.

Ainsi donc, les déclarations du Premier ministre irakien publiées en premier lieu sur son site disaient que « la décision est de les expulser (les Moudjahidine du peuple) d’Irak. Nous ne laisserons pas ces individus rester en Irak. Quand il ne restera plus d’alternative ni d’opportunité, nous appliquerons les mesures nécessaires. Leur déplacement à Nuqrat al-Salman est une mesure allant dans le sens de leur expulsion (d’Irak). Leur présence à la cité d’Achraf de la province de Diyali constitue un risque majeur, dû à leurs relations historiques avec certains groupes de la région et forces politiques, en particulier les vestiges de l’ancien régime et Al-Qaïda (…) C’est pourquoi la décision de leur déplacement  est une étape, et je pense qu’elle ne requiert pas l’aval du conseil de la province de Muthana, parce que cette province fait partie de l’Irak, et toutes les provinces ont une responsabilité face à chaque défi. »

Ces déclarations montrent que le régime iranien met le gouvernement irakien sous pression pour déclencher une nouvelle catastrophe humanitaire à Achraf. Ce régime redoute que les élections législatives en Irak ne retournent l’équilibre politique du pays à son encontre. C’est pourquoi il a fait de la répression des résidents d’Achraf la condition de son soutien à Maliki.

Les allégations mensongères et répétitives de M. Maliki contre les résidents d’Achraf ne cherchent qu’à justifier des mesures criminelles à leur encontre. Les accusations ridicules et mensongères sur les liens de l’OMPI avec Al-Qaïda, sont un pur produit des services de renseignements du régime des mollahs. Ceux-là mêmes qui disaient que Neda Agha Sultan, martyre du soulèvement en Iran, a été tuée par l’OMPI, des agents américains et anglais, et que l’OMPI aurait aussi tué les pèlerins à la Mecque en 1987, aurait perpétré l’attentat au Mausolée de l’Imam Reza à Machad en 1994, et tué des prêtres iraniens.

Le Comité international de juriste en défense d’Achraf et les avocats des résidents d’Achraf ont demandé à plusieurs reprises au gouvernement irakien de porter ses accusations contre l’OMPI devant la justice ou une instance internationale à desfins d’enquête, ce qu’il n’a jamais fait.  En février 2008, feu Lord Slynn, qui fut juge à la Cour européenne de justice et à la Cour suprême britannique, avait présenté un dossier détaillé des accusations et des mesures prises par le gouvernement irakien contre les résidents d’Achraf à une Commission d’enquête humanitaire internationale pour lui demander d’intervenir.

Nul n’ignore les conséquences catastrophiques d’un déplacement des résidents d’Achraf. Par ailleurs, le sous-secrétaire d’Etat américain aux affaires du Proche-Orient a déclaré dans une audition au Congrès le 28 octobre 2009 : « Nous sommes préoccupés par le désir de l’Irak de déplacer (les résidents d’Achraf) ailleurs en Irak (…) Ils chercheront à les déplacer de force dans un autre lieu en Irak, ce qui pourrait conduire à un bain de sang ». La Résistance iranienne appelle donc le gouvernement et les forces américains en Irak, le secrétaire général de l’ONU, le Haut commissaire au droits de l’homme de l’ONU, le représentant spécial du secrétaire général en Irak et les organisations internationales compétentes, à s’opposer au déplacement forcé des résidents d’Achraf. Qu’ils ne laissent pas éclater une nouvelle catastrophe humanitaire contre des personnes sans armes et sans défense.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 10 décembre 2009

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