Le régime effrayé par « le corps de la base d’Achraf à Téhéran »
CNRI – Les Gardiens de la révolution (Pasdaran) redoutent l’étendue du mécontentement populaire, d’autant plus que la Résistance a de plus en plus d’influence sur les couches de la société iranienne, en particulier la jeunesse. C’est pourquoi, sur ordre de Khamenei, les Pasdaran ont mis sur pied un nouvel organe portant le nom de « QG de la cyberguerre » à l’état-major général des forces armées. En annonçant cette nouvelle, le général Massoud Jazayeri, vice-commandant des affaires de la milice du Bassidj à l’état-major des forces armées, a précisé que « dans une période sensible, la cyberguerre et même la guerre des armes nous aident à déterminer le comportement de nos médias et de notre propagande. »
Une des obligations de ce QG est d’étouffer totalement internet, en particulier dans les mois précédant la farce électorale de juin prochain. Le régime, par le passé, s’était déjà dit préoccupé dans ses médias par l’étendue des activités de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (Ompi) sur internet à la veille des élections en Iran.
Djavan Online, un site des pasdarans, remarquait le 6 février que « ces derniers mois, en raison de l’approche de l’élection présidentielle, les activités des Moudjahidine [du peuple d’Iran] dans les réseaux sociaux, en particulier Facebook, se sont multipliées avec force. Ils demandent des films, des photos et des nouvelles, surtout sur les problèmes économiques, les rassemblements de protestations, la présence physique des forces de sécurité et militaires dans les rues, les châtiments et la manière dont sont traités ceux qui commettent des délits [comme les exécutions en public]. »
L’ancien commandant en chef des pasdarans, Mohsen Reza’i, s’inquiétait sur son site Tabnak, le 5 janvier, sous le titre « l’Ompi tend une embuscade aux internautes iraniens sur Facebook », de ce que la jeunesse iranienne « tombe dans le piège des activités de l’Ompi ». Un autre organe du régime, « l’institut de surveillance de la tolérance», écrivait le même jour : « Il y a peu, les Moudjahidine contactaient les internautes dans le pays et, en essayant d’attirer les gens, faisait de l’espionnage pour leur soutirer des informations et recevoir des nouvelles et des images à destination des médias opposés au régime. »
Un peu auparavant, le responsable des relations publiques des pasdaran avait estimé qu’ « aujourd’hui le théâtre de la guerre s’est déplacé du terrain au cyber terrain et une guerre pire que le conflit Iran-Irak a commencé » (Quotidien officiel Ressalat, 5 octobre 2012). Le chef des forces de sécurité Ahmadi Moghadam avait renchéri : « les chaînes satellites et les médias opposés à la culture, ont lancé avec force une attaque contre le pays et cherchent à semer l’abattement, l’instabilité et le désespoir dans le pays. Certains ne se rendent pas compte de la quantité des menaces et ne comprennent pas l’ampleur du problème. » (Agence officielle Mehr des pasdaran, 5 octobre 2012).
Par ailleurs, le 27 janvier, évoquant les crises incurables du régime, le corps des pasdaran a estimé que « le corps militaire de la base d’Achraf à Téhéran » est le problème majeur du régime.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 29 janvier 2013

