mercredi, décembre 7, 2022
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Iran : Un futur gouvernement de criminels, de terroristes et de pasdarans

Iran : Un futur gouvernement de criminels, de terroristes et de pasdaransDes responsables des plus criminels, des terroristes notoires et des commandants supérieurs du corps des pasdarans sont parmi les ministrables les plus probables du gouvernement d’Ahmadinejad

Le nouveau président des mollahs Mahmoud Ahmadinejad a l’intention de présenter son gouvernement au Majlis (parlement). Tous ses membres sont des hommes de main du régime, des terroristes et des hauts commandants des pasdarans. 

Selon certaines informations Manouchehr Mottaki, Mostafa Pour-Mohammadi, Gholam-Hossein Mohseni Eje’i, Hossein Saffar Harandi et le contre-amiral Ali Akbar Ahmadian, seraient nommés respectivement aux ministères des Affaires étrangères, de l’Intérieur, des Renseignements, de la Culture et de l’Orientation islamique et de la Défense.

Manouchehr Mottaki a été ambassadeur en Turquie en 1985. Il possède un long passé dans l’organisation d’opérations terroristes, particulièrement contre les militants de la résistance et les dissidents à l’étranger. En 2001, il a été nommé vice-président de la communication dans l’organisation de la Communication et de la Culture islamique, le principal organe du régime iranien pour ses activités intégristes à l’étranger et pour recruter et entraîner des ressortissants étrangers pour des opérations terroristes.

Mottaki a été directement impliqué dans la préparation et l’enlèvement d’Abol-Hassan Mojtahedzadeh, un militant de la Résistance iranienne, en Turquie en 1998 et dans la tentative d’homicide contre la vie de Hossein Abedini in 1990 à Istanbul. Après son enlèvement, Mojatahedzadeh avait été torturé au consulat du régime iranien à Istanbul pendant plusieurs jours. Il s’était miraculeusement échappé alors qu’il était emmené en Iran dans une voiture portant une plaque d’immatriculation diplomatique iranienne. 

Dans sa position de directeur des services internationaux et légaux du ministère des affaires étrangères, Mottaki a fourni des services et des passeports diplomatiques, ainsi qu’une assistance logistique aux agents du ministère des renseignements et de la Force Qods (Jérusalem) pour des opérations terroristes hors d’Iran.

Le mollah Mostafa Pour-Mohammadi a fait partie des auteurs du massacre de 30.000 prisonniers politiques en 1988. Lors de la création du ministère des renseignements, Pour-Mohammadi a été le bras droit du ministre, le mollah Mohammad Mohammadi Raychahri. En tant que représentant du ministère, Pour-Mohammadi a pris part aux réunions de la “commission de mort” chargée d’appliquer le décret de Khomeiny pour faire massacrer 30.000 prisonniers politiques. Il a également occupé le poste de vice-ministre à la direction des affaires étrangères du ministère des renseignements sous Ali Fallahiyan et Ghorban-Ali Dorri Najafabadi, deux ministres qui se sont succédés dans les années 1990. Sous la présidence de Mohammad Khatami, il a été nommé au bureau spécial du guide suprême pour les renseignements et la sécurité.

Pour-Mohammadi se trouvait parmi les  principaux responsables des "meurtres en série" dans les années 1990, dans lesquels au moins 120 dissidents, écrivains et intellectuels ont été enlevés et sauvagement assassinés. Après les terribles meurtres de Dariush et Parvaneh Forouhar en automne 1998, les assassins avaient appelé Pour-Mohammadi en tant que le commandant de cette tuerie pour l’informer de leur « réussite ».

Gholam-Hossein Mohseni Eje’i, qui aurait été choisi pour le ministère des renseignements et de la sécurité (Vevak), a représenté le procureur de la révolution au Vevak et joué un rôle actif  dans l’arrestation et l’exécution des Moudjahidine du peuple et d’autres dissidents. En tant que premier juge de la troisième chambre du tribunal de la révolution, Mohseni Eje’i a personnellement condamné à mort des milliers de prisonniers politiques. Il a été nommé vice-procureur en 1995 et procureur en 1998 du tribunal spécial du clergé, où il a personnellement pris part à la condamnation, l’emprisonnement et l’exécution de centaines de religieux dissidents. Mohseni Eje’i a aussi été directement impliqué dans les “meurtres en série” et a promulgué la fatwa de meurtre d’une victime, Pirouz Davani, qui a été emprisonné au moment de sa mort.

Hossein Saffar Harandi a été rédacteur au quotidien Kayhan, le porte-parole du guide suprême Ali Khameneï. Il a également été commandant du corps des pasdarans et a compté parmi les responsables clés chargés de la censure, de la répression et de l’intimidation des écrivains et des journalistes.

Le contre-amiral Ali Akbar Ahmadian, qui devrait occupé le ministère de la Défense, a été nommé chef de l’état-major interarmes des pasdarans en juillet 2000. Auparavant, il se trouvait à la tête de la marine et du commandement naval sud durant la guerre Iran-Irak. Dans une interview avec le journal Chargh du 15 mai 2004, Ahmadian a soutenu ouvertement l’occupation de l’ambassade américaine et la prise d’otage des diplomates américains en 1979.

Il a fait partie des 24 commandants des pasdarans qui ont écrit une lettre ouverte à Khatami en juillet 1999, durant les dix jours d’insurrection étudiante à Téhéran et dans 18 autres villes iraniennes. Soulignant la nécessité d’une répression violente et sanglante, les commandants avaient fait savoir à Khatami que s’il tergiversait, les pasdarans interviendraient de manière unilatérale pour réprimer l’émeute populaire.

La semaine dernière, le général Ali Laridjani a été nommé secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale et négociateur nucléaire en chef avec l’Union européenne. Auparavant, le général Ezzatollah Zarghami et le général Esmaïl Ahmadi Moghaddam avaient été nommés respectivement à la tête de la radiotélévision et des forces de sécurité de l’Etat. Par ailleurs, des dizaines de députés sont aussi membres des pasdarans.

Dans la plus grande purge politique de ces 26 dernières années, le guide suprême a concentré le pouvoir dans les main des factions les plus extrémistes pour tenter de mettre en œuvre l’idée d’un régime islamiste mondial en se dotant d’armes nucléaires et en instaurant une théocratie satellite en Irak.

Cet événement est avant tout le résultat de plus de vingt années de complaisance avec la théocratie en place de la part de l’occident, spécialement de l’Union européenne, sous le couvert du "renforcement de la faction modérée." Par ailleurs, cela atteste du bien-fondé de l’affirmation de la Résistance iranienne comme quoi « une vipère ne peut accoucher d’une colombe ». A l’évidence, à la fin de ce cercle vicieux catastrophique de seize années partant du fascisme religieux et aboutissant au fascisme religieux, la seule politique efficace pour contrer la menace grandissante de la théocratie médiévale iranienne reste la fermeté et le soutien au peuple iranien et à sa lutte  pour un changement démocratique en Iran.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 13 août 2005

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