Tentatives désespérées et campagne frénétique du régime iranien pour empêcher l’application des décisions des tribunaux radiant l’OMPI de la liste du terrorisme
CNRI – A la suite du jugement rendu le 4 décembre 2008 par le Tribunal de première instance des Communautés européennes annulant la désignation de terroriste de l'organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI) par l'Union européenne, Téhéran a intensifié sa campagne frénétique de manière sans précédent pour empêcher la radiation de l’OMPI.
Le Conseil suprême de sécurité nationale (CSSN) des mollahs a chargé le ministère des Affaires étrangères et le ministère du Renseignement (Vevak) de déployer toutes leurs ressources, y compris les leviers diplomatiques, économiques, de séduction et d'intimidation pour forcer les pays européens à violer les décisions de leurs propres tribunaux afin de maintenir l’OMPI sur la liste des organisations terroristes.
Lors de rencontres avec des ambassadeurs de pays européens à Téhéran et par le biais de leurs émissaires dans les capitales européennes, notamment à Bruxelles, les autorités du régime iranien ont menacé leurs interlocuteurs de graves conséquences économiques et politiques si l'OMPI était retirée de la liste terroriste de l'UE.
De plus, les dirigeants du régime ont adressé des lettres aux chefs d'États européens pour leur demander d’empêcher la radiation de l’OMPI. Ce sujet a été au cœur des discussions avec les délégations parlementaires en visite à Téhéran et de celles des représentants du parlement du régime en visite dans des pays européens.
Le but de la rencontre entre Ali-Akbar Hachemi Rafsandjani, ancien président des mollahs président, et l'ambassadeur de France à Téhéran, et d’un voyage dans les capitales européennes, y compris Stockholm et Bruxelles, du vice-ministre des Affaires étrangères du régime, Mehdi Safari, aura été de faire pression pour maintenir l’étiquette de terroriste de l’OMPI. Safari a aussi rencontré des autorités de l'UE et du Parlement européen. A Stockholm, à la suite d'une réunion avec le chef de la diplomatie suédoise, Safari s'est entretenu avec le vice-président du Parlement et d'autres autorités pour les convaincre que la radiation de l’OMPI serait une erreur totale (agence de presse officielle IRNA, 14 janvier 2009).
Dans une directive adressée à son ministère des Affaires étrangères et certaines de ses ambassades, le régime a souligné que « la crise actuelle à Gaza est un élément très positif pouvant être utilisé pour stopper la radiation de l’OMPI. À la lumière de la situation actuelle des États-Unis, l'Union européenne essaie de se créer une meilleure position dans la région et dans la crise de Gaza. Ainsi, elle sait bien que l'Iran peut jouer un rôle majeur pour ramener la crise sous contrôle. »
De même, ces dernières semaines, un certain nombre de grandes entreprises européennes entretenant d’importantes relations commerciales avec le régime, ont agi à la demande du régime iranien pour appeler leurs gouvernements « à être prudent dans la radiation de l'OMPI de la liste des organisations terroristes ».
Dans un rapport à Ahmadinejad et au CSSN à la mi-janvier, le ministère des Affaires étrangères des mollahs déclare : « Pour éviter le retrait des Moudjahidine de la liste des organisations terroristes de l'UE, tous les bureaux de représentation de la République islamique dans les pays européens déploient actuellement des activités, fournissant des documents aux pays de l'UE pour prouver que l’OMPI est terroriste. La France s'est engagée à éviter le retrait de l’OMPI de la liste du terrorisme. » Il ajoute : « Les rapports établis par les services de renseignement dans certains pays européens, qui indiquent que l’OMPI est une organisation terroriste sont basés sur les informations que nous avons préparées à Téhéran et fournies à ces pays. »
Le rapport souligne également : «Nous avons mis en garde la plupart des pays européens, grands et petits, qu’à nos yeux, la suppression de l’OMPI de la liste des organisations terroristes est inacceptable. Certains de ces pays font valoir que les décisions des tribunaux européens doivent être respectées (…) En réponse, nous disons que vos tribunaux manquent de toute évidence de documents prouvant que l’OMPI est une organisation terroriste, mais nous avons beaucoup de documents en notre possession sur les crimes commis par le groupe en Iran. Malheureusement, ces documents ne tombent pas dans le cadre des tribunaux de l'Union. Cependant vous devez être au moins conscients du fait que vous avez affaire à une bande de terroristes. »
La campagne déchaînée du régime clérical pour stopper la radiation de l’OMPI est révélatrice de sa vulnérabilité et de sa crainte de l’OMPI et de la Résistance iranienne comme la seule menace à son existence. La solution au problème de l'Iran est un changement démocratique.
L'étiquette illégale de terroriste collée à la résistance légitime du peuple iranien a d’une part avivé les exécutions, la torture et les mécanismes de la terreur opérés par le régime iranien, et d’autre part pris en otage l'état de droit et les valeurs démocratiques les plus fondamentales en Europe.
C’est pourquoi, la Résistance iranienne appelle le Conseil de l'UE et ses Etats membres à adopter une position de fermeté contre les complots du régime, à mettre en œuvre immédiatement les décisions des tribunaux et à confirmer que l’OMPI n’est plus sur la liste des organisations terroristes.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 24 janvier 2009

