Hier soir (1er mars 2007) le site du ministère français des Affaires étrangères a rendu public une interview accordée une semaine plus tôt par M. Philippe Douste-Blazy aux représentants des médias de la dictature religieuse des mollahs.
Durant cet entretien, le ministre français des Affaires étrangères a déclaré que l’organisation des Moudjahidine du peuple dIran (OMPI), "est inscrite sur la liste européenne des organisations terroristes."
Cette position déjà prise quelques semaines plus tôt (le 9 février) par le porte-parole du Quai d’Orsay, est en opposition ouverte avec le verdict du Tribunal de Première Instance (TPI) de la Cour des communautés européennes du 12 décembre 2006 qui annule expressément la décision du Conseil des ministres européens d’inscrire l’OMPI sur la liste des organisations terroristes.
L’opposition active au jugement du TPI revient uniquement à piétiner l’état de droit et à brader sur le marché des mollahs, les principes et les valeurs qui font l’Europe, par ceux qui lorgnent les marchandages et les contrats juteux avec le fascisme religieux au pouvoir en Iran.
En 2003, la rafle policière violente et injustifiée contre le siège du Conseil national de la Résistance iranienne à Auvers-sur-Oise et les domiciles de réfugiés politiques iraniens avait été la contrepartie d’énormes accords commerciaux entre des compagnies françaises et le régime iranien.
Ces pressions qui subsistent sur la Résistance iranienne sont décidément un instrument aux mains de M. Douste-Blazy pour les faire valoir aux yeux de la théocratie cruelle, en se servant des médias officiels des mollahs.
Le dossier bâclé du 17 juin 2003 contre la Résistance auquel se réfère le ministre, n’est aujourd’hui rien d’autre qu’un objet de déshonneur pour ses instigateurs. Quatre ans après la rafle du 17 juin, et six ans après le début du montage de ce dossier, ce dernier reste totalement vide, au point que l’instruction avoue n’avoir trouvé trace de terrorisme.
Les positions du ministère des affaires étrangères contre la décision du TPI rappellent tristement des précédents où le gouvernement français à la demande du régime iranien avait réprimé les membres et les sympathisants des Moudjahidine du peuple en France en contrepartie de la libération d’otages français au Liban.
M. Douste-Blazy insiste sur le fait qu’il "ne montre d’aucune complaisance à l’endroit des Moudjahidine du peuple". La raison en est que la politique de complaisance de son gouvernement avec le pouvoir terroriste des mollahs dont les dirigeants sont poursuivis par la justice de nombreux pays européens et en Argentine pour assassinats politiques et attentats terroristes ne laisse aucune place à une attitude juste vis-à-vis de la Résistance légitime du peuple iranien pour la démocratie. Au contraire, il qualifie de terroristes ceux qui luttent pour libérer les Iraniens de la tutelle d’un système moyenâgeux.
Malgré l’échec de la politique de complaisance, M. Douste-Blazy rêve qu’en Iran "les modérés, comprennent la voix de la France". Il n’a donc pas encore compris que c’est le guide suprême, le mollah Khamenei, qui décide des grandes lignes dans ce régime, dont le but est une politique extrémiste pour éviter dêtre renversé par la nation iranienne.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 2 mars 2007

