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Iran: Plus de 70.000 Iraniens rassemblés dans le nord de Paris

Maryam Radjavi devant plus de 70.000 Iraniens rassemblés à Villepinte le 28 juinPlus de 70.000 Iraniens d'Amérique du nord et d'Europe rassemblés dans le nord de Paris demandent le retrait de l'OMPI des listes du terrorisme

CNRI – Dans l’après-midi du 28 juin, au parc des expositions de Villepinte dans le nord de Paris, 70.000 Iraniens se sont rassemblés en soutien à la Résistance iranienne et sa présidente de la République élue, Maryam Radjavi.

 

Maryam Radjavi devant plus de 70.000 Iraniens rassemblés à Villepinte le 28 juinCNRI – Dans l’après-midi du 28 juin, au parc des expositions de Villepinte dans le nord de Paris, 70.000 Iraniens se sont rassemblés en soutien à la Résistance iranienne et sa présidente de la République élue, Maryam Radjavi.

Dans un discours de 90 minutes, interrompu à plusieurs reprises par des applaudissements nourris du public, Mme Radjavi a déclaré : « Les mollahs sont en situation de renversement et sont dépourvus de toute légitimité politique et religieuse. Et ils sont encerclés par la colère populaire. Aujourd’hui, ils ne s’appuient que sur une infime minorité. Ce sont les gardiens de la révolution, les miliciens du Bassidj et les services de renseignements. Ce nombre constitue à peine 3 % de la population iranienne. Voilà la réalité de la dictature religieuse. Une minorité de 3% ! »

Dans ce meeting qui rassemblait des représentants de la communauté iranienne de divers pays d’Europe, des Etats-Unis et du Canada ont apporté leur soutien aux Moudjahidine de la Cité d’Achraf et à l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) en tant que force axiale de l’opposition du régime des mollahs. Ils ont demandé à l’Union européenne et aux Etats-Unis de retirer immédiatement l’étiquette injuste de terroriste de l’OMPI.

Ce meeting a rassemblé près d’un millier de parlementaires et d’éminentes personnalités politiques, culturelles et religieuses ainsi que des juristes de premier plan venus d’Europe, d’Amérique du nord et de pays arabes, notamment d’Irak, de Jordanie, d’Egypte, du Maroc, et d’Algérie.

Mme Radjavi a déclaré : Accuser injustement l’OMPI de terrorisme, nous a apporté une multitude de difficultés à nous, à notre peuple et à ceux du Moyen-Orient. Depuis les grues pour pendre dans les rues en Iran jusqu’au terrorisme effréné, aux bains de sang au Liban, en Palestine et en Afghanistan. En accusant l’OMPI de terrorisme, les gouvernements occidentaux ont apporté la plus grande aide au développement du premier parrain du terrorisme d’Etat dans le monde. C’est pourquoi le retrait de l’OMPI de la liste, n’ouvre pas uniquement la voie à un changement démocratique en Iran. Il peut aussi être le point final à une politique de sape et erronée face au régime iranien, au terrorisme et à l’intégrisme.

Mme Radjavi a appelé l’Union européenne à suivre les conséquences juridiques du décret adopté par le parlement britannique et à retirer l’OMPI de la liste terroriste. Elle a prévenu que toute tentative de soutenir le maintien de l’OMPI dans la liste serait un énorme scandale.

Elle a ajouté que ces dernières semaines, le régime des mollahs a essayé à coups de chantage et de tromperie de pousser la France à soutenir le maintien de l’OMPI sur la liste noire. Le prétexte derrière cette tentative illégale, c’est l’affaire du 17 juin 2003. Tout le monde se souvient de cette affaire, de la vaste rafle dans les bureaux du Conseil national de la Résistance iranienne en 2003 qui était le fruit d’un accord direct entre le gouvernement Chirac-Villepin et le régime des mollahs.  Le dossier qui a été ouvert à la suite, est un dossier vide et sans fondement qui à cause de l’absence de documents probants, a été constitué sur la base de la liste noire de l’Union européenne. Une liste qui d’un point de vue juridique, est aujourd’hui caduque et s’en servir comme justification est illégal. Nous disons que si, comme vous le prétendez, ce dossier n’est pas vide et infondé, eh bien, après cinq années d’esquive, il est temps de le régler. Et si comme votre attitude en témoigne, ce dossier est sans valeur, alors pourquoi en faire un prétexte pour maintenir l’étiquette du terrorisme ?

S’adressant aux Etats-Unis, Mme Radjavi a déclaré : Est-ce que la bonne volonté vis-à-vis des mollahs et du fascisme religieux ne signifie pas le plus haut degré de mauvaise volonté vis-à-vis du peuple iranien, des peuples du Moyen-Orient et des forces démocrates dans cette région du monde ? Alors que les gardiens de la révolution et la force Qods du régime des mollahs sont sur la liste du terrorisme, pourquoi devez-vous continuer à exaucer les demandes des mollahs pour maintenir l’OMPI sur la liste noire ? Pourquoi les restrictions insupportables imposées aux « personnes protégées » de la Cité d’Achraf à la demande de ces mollahs et de leurs agents en Irak, doivent-elles durer ?

plus de 70.000 Iraniens rassemblés à Villepinte le 28 juinLa Résistance iranienne n’a jamais demandé aux Etats-Unis ni à aucun autre pays d’envoyer sa jeunesse à la guerre contre les mollahs. Nous leur disons juste de retirer l’obstacle du terrorisme de la voie de la Résistance du peuple iranien, avec ses 120.000 martyrs pour la liberté. Ne privez pas le monde du levier le plus efficace pour affronter le fascisme religieux et le terrorisme. Placez-vous du côté qui apporte la liberté au peuple iranien.

Mme Radjavi a évoqué la déclaration de trois millions de chi’ites irakiens qui appellent à l’expulsion d’Irak du régime des mollahs et qui soulignent que « L’OMPI se tient aux côtés du peuple irakien comme un barrage solide contre l’ingérence de ce régime. » Ils ont fait trembler le régime iranien. On ne pouvait pas mieux repousser les mollahs qui font commerce des imams fondateurs du chi’isme. Ils ont vu tout leur capital fondre en Irak. C’est un tournant dans la lutte du peuple irakien pour bouter hors de son pays le fascisme religieux.

La présidente élue de la résistance a dit que dans le projet nucléaire du régime iranien, les gouvernements occidentaux ont seulement fait perdre du temps au monde, et fait gagner du temps aux mollahs. Quatre années de négociations et deux années de politique de mesures incitatives, soit en tout, six années de reculs successifs. Mais tout au long de ces années, les pays occidentaux ont accepté toutes les demandes des mollahs pour réprimer l’OMPI.

La stratégie des mesures incitatives en Irak et au Liban, en Afghanistan et en Palestine a ouvert la voie à l’influence des mollahs, de telle manière qu’ils disent avec arrogance avoir islamisé le Moyen-Orient et qu’il constitue leur profondeur stratégique. Comme il est étonnant que certains n’aient pas encore compris que le fascisme religieux fuit tout changement, parce que cela l’entraînerait immédiatement vers son renversement.

S’adressant aux partisans de la complaisance avec le régime des mollahs et à ceux qui s’inquiètent de le voir changer, Mme Radjavi a dit : Vous avez fait quatre erreurs de calcul fondamentales. Le régime iranien met en avant son terrorisme et sa sauvagerie comme un signe de la puissance de leur régime décrépit et vous avez peur de lui. Votre deuxième erreur, c’est que vous ne savez pas à quel point le peuple iranien hait ce régime, ou bien vous feignez de ne pas le savoir. Les lobbies du régime propagent l’idée que face à la fermeté de la communauté internationale, comme un boycott, la population soutiendrait les mollahs. Votre troisième erreur, c’est de ne pas voir la situation explosive de la société en Iran et son désir ardent d’un changement démocratique. Votre quatrième erreur, c’est de n’avoir pas pris en compte la véritable solution de la crise iranienne. Pourtant jamais la société iranienne n’a autant protesté. Ces trois dernières années, en moyenne, chaque année, il y a eu 4700 mouvements de protestation.

Une délégation britannique composée d’une quinzaine de parlementaires des deux Chambres, notamment de l’ancien ministre de l’Intérieur Lord Waddington, de Lord Corbett  et de la Baronne Gould, est venue exprimer son soutien à la Résistance iranienne et à sa présidente de la République, et s’est félicitée du retrait de l’OMPI de la liste noire britannique. Les parlementaires ont souligné qu’à leurs yeux, la seule solution à la crise iranienne était un changement démocratique réalisé par le peuple iranien et sa résistance, c’est-à-dire la troisième voie que propose Mme Radjavi.

Une délégation française composée de parlementaires, de maires, d'anciens ministres et personnalités est venue apporter son soutien à Maryam Radjavi et la Troisième Voie pour un changement démocratique en Iran.

Une délégation d’une vingtaine de parlementaires du Parlement européen conduite par Alejo Vidal-Quadras, vice-président du PE, a renouvelé son soutien à la Résistance iranienne et son engagement pour faire retirer l’OMPI de la liste noire de l’Union européenne.

Une délégation irakienne d’une cinquantaine de personnalités composée de dirigeants de partis politiques et de chefs de tribus, a déclaré : « Le peuple irakien considère la Cité d’Achraf et ses combattants de la liberté comme des membres de leurs familles et ne laissera le régime des mollahs et ses agents leur porter le moindre tort. » 

Les Iraniens venus de toute l'Europe brandissaient des portraits de Massoud et Maryam Radjavi, les dirigeants de la Résistance iranienne dans ce rassemblement de 70.000 personnes en région parisienne. Les protestataires ont appelé l'occident à adopter davantage de fermeté avec Téhéran et ont exhorté l'UE et les Etats-Unis à suivre la décision britannique à retirer l'OMPI des listes du terrorisme.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 28 juin 2008
 

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