Dans un message au Haut commissaire des droits de l’homme et au Secrétaire général de l’ONU, Maryam Radjavi demande une intervention urgente, la nomination d’un rapporteur spécial et l’envoi d’une commission d’enquête à la prison de Kahrizak et dans d’autres salles de torture du régime, particulièrement dans les prisons et les sections de femmes.
CNRI – Selon les informations reçues de l’intérieur de l’Iran, 18 prisonnières sont mortes dans des conditions inhumaines de détention à la maison d’arrêt de Kahrizak, dans la ville de Karadj (banlieue ouest de Téhéran). Les bourreaux du régime n’ont rien publié jusqu’à présent sur ce terrible crime survenu en plein mois d’août.
Selon des informations dignes de foi, par faute de section féminine à la prison de Kahrizak, 18 prisonnières avaient été enfermées dans la chaleur brûlante du mois d’août dans des bungalows métalliques. Dans ces conditions de détentions inhumaines et à cause de l’abandon des victimes à leur triste sort, elles sont toutes mortes de chaleur et d’étouffement. Ce n’est que lorsque la puanteur des cadavres en décomposition s’est répandue, que les prisonniers ont compris le drame qui s’étaient déroulé. Or non seulement les bourreaux n’ont pas évacué les corps, mais pour alourdir le climat de terreur, ils les ont laissé dans les bungalows. Les autorités carcérales ont voulu couvrir ce crime en publiant de fausses informations, parlant d’arrêt cardiaques et de suicides.
Selon un témoin oculaire, dans cette prison, dix autres prisonniers sont morts sous la torture en octobre de l’an dernier. A la même époque, 80 enfants de détenues étaient gardés dans un entrepôt dans des conditions inhumaines.
Les terribles violations des droits des femmes en Iran prennent chaque jour de nouvelles dimensions. Ces trois dernières semaines, Fatemeh Haghighat Pajouh, âgée de 37 ans et mère de deux filles, a été pendue dans la sinistre prison d’Evine, et trois autres femme, dont l’une enceinte, ont été condamnées à mort. Une autre femme a aussi été condamnée à la peine cruelle de la lapidation.
La présidente élue de la Résistance iranienne, Maryam Radjavi, a qualifié dans un message la torture et l’assassinat de ces 18 prisonnières de Kahrizak d’exemple de la misogynie barbare des mollahs et de tâche honteuse sur le front du fascisme religieux au pouvoir en Iran. Elle a appelé le Haut commissaire au droits de l’homme et le Secrétaire général de l’Onu à intervenir de manière urgente pour nommer un rapporteur spécial et envoyer une commission d’enquête à Kahrizak et dans les autres prisons du régime, particulièrement dans les prisons et les sections de femmes.
La Résistance iranienne, a ajouté Maryam Radjavi, demande une fois de plus l’envoi du dossier des violations des droits de l’homme de la dictature des mollahs au Conseil de sécurité de l’ONU et à des mesures contraignantes pour faire cesser la sauvagerie inacceptable du fascisme religieux au pouvoir en Iran.
Commission des femmes du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 14 décembre 2008

