vendredi, décembre 2, 2022
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Iran : Cinquième jour de grève nationale des enseignants

 Des enseignants protestataires arrêtés et emmenés vers une destination inconnue

CNRI – La grève nationale des enseignants est entrée dans son cinquième jour, le 30 avril. Elle touche les provinces de Téhéran, Ispahan, Fars, Khorassan, Kermanchah, Lorestan, Hamedan, Yazd, Arak, l'Azerbaïdjan occidental et oriental et Hormozgan. Dans diverses parties de la capitale, Téhéran, les enseignants ont refusé d’assurer les cours.

La grève proteste contre la détérioration des conditions de vie, la politique discriminatoire imposée par le système éducatif des mollahs, ainsi que la non-application de la loi de gestion des services offrant une augmentation de salaire aux enseignants.

La loi, qui était censée être mise en œuvre il y a cinq mois, propose un minimum de 30 % de hausse de salaire des enseignants. Toutefois, il n'y a pas eu de mesures pratiques adoptées dans ce domaine jusqu'à présent.

La grève nationale des enseignants se déroule alors que le régime des mollahs a mobilisé à grande échelle ses agents de sécurité et de renseignement dans le but de prévenir les manifestations. La presse officielle a choisi de boycotter l'événement en le qualifiant de « tentative de créer des troubles et menace à la sécurité nationale ». Les initiatives du régime ont, cependant, toutes échoué face à la persévérance des enseignants.

Le 26 avril, un groupe d'enseignants à temps partiel s’est rassemblé devant le Majlis (Parlement) du régime pour protester contre les conditions de vie intolérables. Venus de diverses villes de province, ils protestaient aussi contre le manque d'emploi, et malgré plus de dix années d'expérience, de ne pas bénéficier de prestations professionnelles comme l'assurance maladie et l'allocation logement. Selon l'Association administrative des enseignants iraniens, des manifestants ont été arrêtés lors de ce rassemblement et emmenés vers une destination inconnue.

Les agents de renseignement ont arrêté à plusieurs reprises des enseignants opposants, tuant nombre d'entre eux. Le 30 décembre 2008, M. Ahmad Taghavi, un enseignant du primaire, a été mystérieusement assassiné alors qu'il rentrait chez lui à Dezfoul.

Mme Soheila Sadegh, présidente de la commission de l'Education du Conseil national de la Résistance iranienne, a salué les enseignants qui protestent en Iran, et demande instamment à toutes les organisations des droits humains et aux syndicats enseignants et professionnels dans le monde de soutenir leurs revendications légitimes. Elle appelle également les organisations internationales des droits humains, en particulier le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, à prendre des mesures urgentes et contraignantes pour libérer les enseignants arrêtés.

Commission de l'Education du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 30 avril 2009

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