jeudi, juin 20, 2024
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Répression violente des femmes en Iran pour empêcher le soulèvement

Répression violente des femmes en Iran pour empêcher le soulèvementRépression violente des femmes en Iran pour empêcher le soulèvement sous prétexte de « lutter contre les mal-voilées »

La commission des Femmes du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) condamne fermement le durcissement de la répression contre les femmes sous le prétexte de « lutter contre les mal-voilées ». Il s’agit d’une tentative désespérée du régime misogyne des mollahs pour empêcher le soulèvement. Elle appelle les défenseurs des droits humain et des droits des femmes à condamner les crimes de ce régime et à le mettre au ban de la communauté internationale.

Les actions répressives contre les femmes, qui ont atteint des proportions sans précédent depuis le samedi 13 avril avec des passages à tabac et des violences, ont été initiées par Khamenei dix jours auparavant. Le 3 avril, il avait déclaré : « Tout le monde doit respecter la question du hijab » et « le gouvernement et le pouvoir judiciaire sont tenus de remplir leurs responsabilités en matière religieuse et légale concernant la question du hijab ». Le 10 avril, il est allé encore plus loin en lâchant ses agents non officiels contre la population tout en déclarant : « Le système de la République islamique a aussi une responsabilité vis-à-vis des violations des normes religieuses, et les responsables et le peuple ne doivent pas faire de concessions pas échouer et les agents de la promotion de la vertu et de la prohibition du vice doivent faire leur devoir. »

Par la suite, le chef des forces de sécurité, le pasdar Radan a annoncé qu’à partir du samedi 13 avril, les personnes enfreignant le port du voile seront identifiées à l’aide d’équipement de surveillance intelligent. Les femmes sans voile dans les centres publics recevront dans un premier temps un avertissement, et dans un second temps comparaitront devant un tribunal. Les femmes sans foulard en voiture recevront d’abord un avertissement, et en cas de récidive le véhicule sera mis en fourrière. Tous les secteurs économiques dont les employées ne portent pas de foulard le hijab, recevront d’abord un avertissement, puis seront fermés et mis sous scellés (médias officiels du 10 avril 2024). Parallèlement, les forces de sécurité ont menacé les femmes dans différentes provinces.

Saïdi, l’imam du vendredi de Qom, a reconnu le 13 avril que « l’ennemi avec l’aide de mercenaires de l’intérieur (…) a commencé avec le Hijab » et que « si nous restons passifs, ils vont réfléchir à un grand plan pour renverser la République islamique » (Télévision officielle de Qom).

Agha Tehrani, président de la commission culturelle du parlement des mollahs, mettant en avant le projet de loi répressif « chasteté et hijab », a déclaré : « Il faudrait impliquer 32 organes dans cette question (du hijab), malheureusement, il n’y en a que deux, à savoir le ministère de l’Intérieur et la police (…) Tous les organes doivent apporter leur aide et intervenir parce que nous sommes tous concernés par cette affaire. Il ne faudrait pas que la police se retrouve seule sur le terrain (…) Le gouvernement doit s’impliquer et exiger que tous les ministres aillent en première ligne. » (Bahar News, 16 avril)

La commission des Femmes du CNRI appelle les femmes et les hommes en Iran à s’opposer fermement au nouveau cycle de répression des femmes. Elle demande à la rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la violence contre les femmes de condamner le voile obligatoire et les autres mesures répressives contre femmes en Iran.

Commission des Femmes du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 17 avril 2024

Cliquer sur le lien pour lire le communiqué dans le site de la commission des Femmes