
Le Procureur du régime à Ispahan a interdit aux femmes le cyclisme en public, déclarant cette « activité interdite ». Une contravention entraînera des sanctions fondées sur le « Code pénal islamique ».
L’agence de presse officielle du régime, l’IRNA, a cité le Procureur Ali Esfahani : « Selon l’attestation des érudits musulmans, et selon la loi, le cyclisme des femmes en public est haram (interdit). »
Le Procureur a déclaré que la police a reçu l’ordre de mettre en garde les femmes contre la pratique du cyclisme à Ispahan, et si elles enfreignent cette interdiction, la police peut confisquer la carte d’identité des cyclistes et, dans certains cas, leurs bicyclettes, ajoutant que « la récidive d’un haram » rend le délinquant passible de sanctions islamiques. »
Il a dit que la municipalité d’Ispahan a reçu l’ordre de concevoir un « vélo couvert spécial pour les femmes », mais il n’a pas précisé à quoi cela ressemblerait.
Le 13 mai, des centaines d’étudiants de l’Université de Téhéran ont organisé une importante manifestation contre les efforts renouvelés visant à imposer des règles strictes de port du voile aux étudiantes.
Les étudiants se sont rassemblés sur le campus et ont scandé : « Les étudiants préfèrent mourir plutôt que de céder à l’oppression. » Ils portaient des pancartes sur lesquels on pouvait lire : « La liberté de choix est notre droit inaliénable. »
La semaine dernière, des étudiantes de l’Université de Téhéran ont aperçu des femmes paramilitaires Bassij stationnées sur leur campus avec d’autres forces de sécurité. Cette mesure visait à harceler les étudiantes quant à leurs vêtements et à faire respecter le port obligatoire du voile en sévissant contre les contrevenantes. Des forces de sécurité étaient postées dans tout le campus pour faire respecter les règles disciplinaires et terroriser les étudiants, et plus particulièrement les étudiantes.
Dans son plan en dix points sur les droits des femmes dans un futur Iran libre, la chef de l’opposition iranienne, Maryam Radjavi, a déclaré : « Les femmes sont libres de choisir leurs vêtements. La loi sur le port forcé du voile est abrogée. Les lois qui prescrivent des sanctions administratives en cas d’absence de port du voile par les travailleuses ou les employées sont abrogées. Les lois écrites ou non écrites sur le contrôle de l’habillement ou du comportement des femmes sous la rubrique du « mauvais port de voile », qui ont violé le droit des femmes iraniennes à la liberté et à la sécurité, n’auront aucune place dans l’Iran libre de demain. »

