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« Élection » 2017 en Iran: les forces répressives de Khamenei craignent l’insurrection populaire et menacent tout protestataire d’une « sévère claque »

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« Élection » 2017 en Iran: les forces répressives de Khamenei craignent l’insurrection populaire et menacent tout protestataire d’une « sévère claque »

« Élection » 2017 en Iran: les forces répressives de Khamenei craignent l'insurrection populaire et menacent tout protestataire d'une « sévère claque »

Les craintes des hauts responsables iraniens et du Guide Suprême, Ali Khamenei, au sujet d’un soulèvement populaire, et d’une escalade de la lutte pour le pouvoir au sein des factions du régime en rapport avec le simulacre d’élection qui approche, a atteint un niveau sans précédent. Khamenei a prononcé récemment un discours à cet égard lors d’un rassemblement des Gardiens de la révolution (pasdaran) soulignant la sensibilité de ce sujet.

« S’il y a des lois violées ou des immoralités durant les élections… les élections se termineront contre nos intérêts… quiconque cherche à mener des actions contre la sécurité du pays recevra certainement une sévère claque au visage, » a-t-il déclaré.

« L’un des objectifs les plus importants de l’ennemi, ou peut-être leur objectif le plus important à court terme, est de pouvoir mettre en danger la sécurité du pays… leur objectif à long terme est en principe l’institution islamique, » a ajouté Khamenei.

En utilisant le terme « ennemi », Khamenei ne fait référence à personne à part la population qui proteste.

À cette fin, il avertit les candidats de « ne pas se faire embarquer dans les actions à moitié terminées ou échouées de l’ennemi, car cela est en faveur de l’ennemi. »

Prenez note qu’ « un changement de comportement n’est pas différent d’un changement de régime. Un changement de comportement, signifie l’anéantissement du régime islamique, » a déclaré Khamenei, soulignant de nouveau à quel point ce fascisme religieux ne peut être réformé. (Les médias officiels– le 10 mai)

Un journal associé à la milice Bassidj affiliés aux pasdaran a cité un dignitaire du régime lié à la faction de Khamenei avertissant les responsables du régime de ne pas dévoiler (les secrets) au point de place (son rival) dans l’embarras. « Vous êtes assis sur une poudrière enflammé depuis longtemps… Je vous mets en garde contre la grande masse en colère et de rage derrière les murs de votre ville… à propos des millions de personnes, jeunes et vieux, qui sont brisés et lésés. Soyez assurés que quand la tempête viendra, vous n’aurez pas la chance de fuir. Toutes les issues seront bloquées… vous n’allez même pas atteindre les escaliers de l’avion comme le Shah… la vraie menace réside dans les manifestations intérieures aveugles et brûlantes, » selon un rapport datant du 9 mai publié par le quotidien Javan affilié à la force Bassidj.

Le brigadier-général, Eskandar Momeni, second commandant en chef de la police iranienne, a également exprimé sa préoccupation à cet égard.

« Les monafeqin (un terme utilisé par le régime des mollahs pour désigner l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran) et les ennemis des États se sont préparés à lancer des troubles, des séditions et des émeutes à travers le pays … Nous avons assisté à cela lors du soulèvement de 2009. Par conséquent, nous devons être très prudents à cet égard et éviter une telle agitation au sein de la société », a-t-il déclaré.

Il a ensuite décrit les unités anti-émeutes de la police répressive comme « l’unité la plus professionnelle, la plus rapide et la plus expérimentée au sein de l’appareil de police », et la force la plus efficace pour réprimer les « perturbateurs de l’ordre et de la sécurité » et le « dernier coup de poing de la police ». (Agence de presse Tasnim, affiliée à la Force Qods des pasdaran, le 11 mai)

Le même jour, Zolghadri, commandant adjoint de la police, a déclaré que plus de 260 000 personnes étaient directement impliquées pour assurer la sécurité pendant les élections. Bien sûr, une grande partie de l’armée, des unités de police, des agents de renseignement dans les zones frontalières, sur les routes, dans les patrouilles, au niveau des points de contrôle et d’autres personnels spécialisés dans le renseignement sont actives à cet égard. Très certainement, cette question sera développée au cours de la semaine prochaine. Zolghadri a ajouté que tout rassemblement ou marche dans les rues, les parcs et les différentes places sera interdit et soumis à des sanctions.

En conséquence, la parodie d’élection, destinée à être la démonstration de force du régime, est devenue la scène d’une autre lutte interne majeure pour le pouvoir. Diverses factions du régime se battent sur la façon d’éviter que leur régime ne soit définitivement renversé, et d’obtenir une plus grande part de pouvoir et de piller les richesses de la population.

Comme la Résistance iranienne l’a annoncé à maintes reprises, quel que soit le résultat de ce simulacre d’élection, le régime, dans son ensemble, sera beaucoup plus faible et ses crises internes et internationales se multiplieront.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 12 mai 2017

 

 

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