lundi, novembre 28, 2022
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Ed Rendell et John Bolton contre le déplacement des Achrafiens

Ed Rendell : Si le but des Irakiens est de transformer Liberty en prison et que leur actions sont punitives envers les Achrafiens juste pour essayer de plaire Téhéran, alors l’ONU et les USA doivent utiliser le mot « non » pour le déplacement, nous devons nous tenir aux côtés des résidents. John Bolton : La principale responsabilité de la MANUI n’est pas de contenter le gouvernement irakien mais de protéger les habitants du camp d’Achraf

 

Dans la conférence internationale qui s’est tenue le 6 janvier à Paris en défense d’Achraf, les orateurs ont examiné sous différents angles cette grave crise humanitaire. Ed Rendell, ancien gouverneur de Pennsylvanie, et John Bolton, ancien ambassadeur américain à l’ONU, ont consacré une grande partie de leur discours à examiner l’insistance du gouvernement irakien sur le déplacement des Achrafiens et le rôle des organes de l’ONU à cet égard.

Ed Rendell a déclaré notamment : « Il existe deux mots que les USA et l’ONU n’ont pas utilisés et il s’agit de « pourquoi » et « non » (…) Tout d’abord, nous aurions dû utiliser le mot « non » quand est intervenue l’objection du gouvernement irakien à ce que des casques bleus de l’ONU ou des soldats américains protègent les résidents d’Achraf jusqu’à leur réinstallation. Ce fut la première erreur. (…) Nous n’avons pas demandé aux Irakiens pourquoi ils s’y opposaient. Parce qu’ils n’ont aucune bonne raison pour s’y opposer. Et nous n’avons pas posé la seconde question : pourquoi en soi un déplacement hors du camp d’Achraf ? Quel problème il y avait-il, quel préjudice était porté au gouvernement irakien avec ces 3400 personnes vivant pacifiquement, contrôlant leur propre destin, payant leurs propres dépenses, vivant en paix, ne mettant en danger et ne menaçant personne dans ce camp ? Pourquoi était-il nécessaire de les déplacer ?
« Pourquoi le HCR n’aurait pas pu faire son travail au camp d’Achraf ? On nous a dit que c’était inacceptable, mais personne ne nous a dit pourquoi (…) Quelle est la raison possible à un nécessaire déplacement ? Si les Irakiens veulent sincèrement voir partir ces gens, pourquoi cela ne pouvait-il se faire au camp d’Achraf ? Pourquoi n’avons-nous pas posé cette question ? Et en n’obtenant pas de bonne réponse, pourquoi n’avons-nous pas eu un peu de courage pour dire : « non, ils restent au camp d’Achraf jusqu’à ce que le processus de réinstallation soit terminé ». Nous n’avons pas posé cette question.
Mais en fait, le but des Irakiens est de le transformer en prison, en fait leurs actions ne sont que punitives envers les habitants d’Achraf, en fait cette action punitive ne vise qu’à plaire à nouveau à Téhéran. Si c’est en fait le cas, alors l’ONU et les USA doivent utiliser le mot « non » pour le déplacement. Nous devons nous tenir aux côtés des habitants quand ils disent : « non, nous n’irons pas dans un endroit où il n’y a pas d’installations adéquates. Nous n’irons pas dans un endroit qui est de facto un camp d’internement. Nous n’irons pas dans un endroit où nous allons perdre nos biens personnels. »
Le gouverneur Rendell a également dit : « Il ne fait aucun doute, pas l’ombre ni un iota de doute que les Etats-Unis ont une responsabilité morale et légale d’assurer que les habitants d’Achraf sont protégés de toutes les manières jusqu’à ce que chacun d’entre eux soit transféré sur un sol étranger. »

John Bolton, ancien ambassadeur américain à l’ONU, examinant les problèmes apparus dans l’attitude de la MANUI, a déclaré : « Les difficultés pour traiter avec la Mission d’Assistance des Nations Unies pour l’Irak, viennent en partie parce qu’elle se sent accréditée par le gouvernement irakien. Une partie de ses objectifs est d’être sûre de bien s’entendre avec le gouvernement irakien. Donc je pense que c’est très important, tandis que Mme Radjavi et d’autres négocient avec l’ambassadeur Kobler, que ceux qui veulent un résultat pour le camp d’Achraf, comprennent ce qui est nécessaire de faire pour persuader l’ambassadeur et la bureaucratie à New York que leur principale responsabilité n’est pas de contenter le gouvernement irakien, mais de protéger les résidents du camp d’Achraf.

« Le second point c’est que la MANUI n’est pas le seul élément impliqué de l’ONU (…) pour le Haut commissaire pour les réfugiés la protection et l’assistance aux réfugiés vient avant toute chose (…) jusqu’à ce qu’ils partent vers d’autres pays ou qu’ils puissent rentrer dans leur propre pays sans redouter de persécutions (…) Dans le monde du HCR, le camp d’Achraf n’est pas un problème, c’est une solution intermédiaire (…) et quelle tache ce serait sur la réputation de cette agence au prix Nobel de la Paix que de présider à la dégradation des standards de vies et de la liberté et du bien-être de réfugiés. »   

Abordant la nécessité de supprimer l’étiquette de terroriste de l’OMPI, John Bolton a déclaré : « Le département d’Etat ne s’est pas montré fort pour assumer ses responsabilité afin d’honorer la promesse de l’Amérique. Si le département d’Etat possède des faits qui justifient cette inscription sur la liste, qu’il nous les dise. S’il n’a pas de faits, qu’il radie l’OMPI et ôte ce prétexte utilisé par l’Iran et le gouvernement Maliki pour chercher à faire pression sur les résidents du camp d’Achraf. »

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 7 janvier 2012
 

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