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Raid violent des gardiens de la prison Sheiban, à Ahwaz, contre les prisonniers politiques

Raid violent des gardiens de la prison Sheiban, à Ahwaz, contre les prisonniers politiquesAppel à l’envoi d’une mission d’enquête dans les prisons iraniennes et à la libération des prisonniers politiques

Le mardi 9 avril 2024, à la veille de l’Aïd al-Fitr, les gardiens de la prison de Sheiban à Ahwaz, dirigés par le directeur de la prison Mohammad Niazi et le chef des services de renseignement de la prison Abdolhossein Gholamnejad, ont lancé un raid violent sur le quartier 5 des prisonniers politiques. Ils ont saccagé ou saisi tous leurs biens, y compris les lits, les réfrigérateurs et les objets personnels. Gholamnejad avait personnellement abattu des prisonniers lors de raids précédents dans cette prison et y a maintenant établi un quartier appelé « Tawabine » (repentis).

Avant cette attaque, les prisonniers politiques avaient protesté contre le transfert d’un grand nombre de détenus dangereux dans le quartier politique, mais les éléments criminels de la prison ont répondu par une attaque brutale. Les prisonniers politiques qui purgent de longues peines souffrent de douleurs sévères, comme des douleurs aux reins ou aux dents, ou de maladies chroniques comme la sclérose en plaques, mais ils n’ont pas la possibilité de recevoir un traitement ou de bénéficier d’un congé médical.

La prison de Sheiban, qui a une capacité de 3 500 personnes, héberge plus de 5 000 prisonniers avec des installations minimales. La prison manque de moyens médicaux de base et la nourriture est exécrable et avariée, ce qui fait que les prisonniers souffrent de maladies gastro-intestinales et virales. Le magasin de la prison vend les produits cinq fois plus cher, et beaucoup n’ont pas les moyens de s’en acheter. Ils sont contraints de manger la nourriture contaminée et de mauvaise qualité fournie par la prison, ce qui fait que la plupart d’entre eux souffrent de la faim et de diverses maladies.

Les bourreaux utilisent diverses méthodes pour torturer les prisonniers : ils les frappent à coups des tuyaux en plastique, les menottent aux clôtures de la prison pendant de longues périodes, parfois jusqu’à deux jours, leur infligent des chocs électriques et leur versent de l’eau ou de l’huile brulante sur la tête.

Avant d’être transférés à la prison générale, les prisonniers politiques sont torturés et interrogés dans les centres de sécurité d’Ahwaz. Dans l’une de ces tortures, dite  » le cercueil », les bourreaux attachent les mains et les pieds du prisonnier et le placent dans une boîte en fer de moins de 50 centimètres de haut. Le prisonnier ne peut pas bouger et ressent une telle douleur qu’il s’évanouit.

La Résistance iranienne appelle le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, son Haut-Commissaire et tous les défenseurs internationaux des droits humains à condamner cette attaque et le traitement brutal des prisonniers à Sheiban. Elle souligne la nécessité d’envoyer une mission d’enquête internationale visiter les prisons en Iran et y rencontrer les prisonniers, en particulier les prisonniers politiques, et la nécessité d’obtenir leur libération. Ce régime criminel et belliciste doit être expulsé de la communauté internationale et ses dirigeants, en particulier Ali Khamenei, Ebrahim Raïssi et Gholamhossein Eje’i, doivent être traduits en justice pour quatre décennies de crimes contre l’humanité et de génocide.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 10 avril 2024