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Le régime iranien incapable d’acheter les vaccins COVID-19 ?

Tous les gouvernements ont fait de la vaccination contre le COVID-19 leur priorité une fois que l’Organisation mondiale de la santé a approuvé plusieurs vaccins. Le régime iranien a affirmé qu’il était prêt et disposé à acheter des vaccins mais que les sanctions empêchent ce processus.

Le président du régime, Hassan Rohani, a affirmé le 9 décembre : « L’argent pour acheter des vaccins est disponible. Nous en avons la volonté, mais les États-Unis nous en empêchent. » Avant Rohani, Abdolnasser Hemmati, le chef de la Banque centrale, a déclaré de manière le 7 décembre que les sanctions américaines empêchaient l’Iran d’acheter des vaccins en utilisant le système de paiement COVAX qui est géré conjointement par Gavi, basé à Genève, l’Alliance pour les vaccins et l’Organisation mondiale de la santé.

Gavi a immédiatement rejeté cette affirmation. Le porte-parole de cette organisation a déclaré qu’il n’y avait pas d’« obstacle juridique » à l’achat de vaccins par l’Iran par l’intermédiaire de COVAX, car le Bureau du contrôle des avoirs étrangers du Trésor américain avait délivré une licence couvrant l’achat de vaccins contre le Coronavirus.

Le régime a essayé de blâmer la communauté internationale pour toute la crise sociale et économique en Iran. Pourtant, le peuple iranien a scandé lors de ses soulèvements en 2018 et 2019 : « notre ennemi est ici, ils mentent en disant que ce sont les Etats-Unis. »

« Concernant le vaccin contre le Covid-19, les responsables ont déclaré qu’il n’est pas possible d’importer des vaccins étrangers. Mais nous constatons que les vaccins ont été importés de pays réputés et qu’ils sont transmis entre les élites, les responsables et les membres de leurs familles », a écrit le quotidien Aftab-e Yazd, le 14 décembre.

De même, au début de la crise du Covid-19 en Iran, les responsables du régime ont affirmé que les sanctions les empêchaient d’importer les kits de test pour le Coronavirus, mais il a été révélé que le régime avait déjà importé les kits de test. Les députés du régime ont été les premiers à recevoir 1500 kits de test.

Au départ, le régime a refusé d’informer le public de l’existence du Covid-19 en Iran. Alors que le régime prétendait que le virus était entré en Iran vers la fin février, la Résistance iranienne a révélé des documents de l’Organisation nationale d’urgence, indiquant qu’il avait été transmis directement de Chine à Qom et Téhéran avant cela.

« Fin janvier, plusieurs personnes infectées ont été identifiées à Téhéran, et le régime avait alloué certains hôpitaux tels que Massih Daneshvar, Yaftabad et Khomeini pour s’occuper de ces patients. Les autorités ont fait tout leur possible pour empêcher toute fuite d’informations sur ces cas », peut-on lire dans la déclaration du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) du 3 avril 2020.

Mohammad Reza Mahboub-Far, ancien membre du groupe de travail des mollahs sur le COVID-19, a déclaré le 9 août dans un entretien avec le quotidien officiel Jahan-e Sanat : « Les chiffres annoncés par les responsables sur les cas et les décès dus au Coronavirus ne représentent que cinq pour cent du nombre réel de décès dans le pays. »