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La Résistance iranienne appelle à une action urgente pour sauver les vies des prisonniers politiques maladies et en grève de la faim

La Résistance iranienne appelle à une action urgente pour sauver les vies des prisonniers politiques maladies et en grève de la faim

La Résistance iranienne appelle les organisations internationales des droits de l’Homme, particulièrement le Haut-Commissariat des Droits de l’Homme et le Rapporteur spécial des Nations-Unies sur la situation des droits de l’Homme en Iran, le rapporteur spécial des Nations-Unies sur la détention arbitraire, la torture et le droit à la vie, de prendre des mesures immédiates et efficaces pour assurer la libération inconditionnelle des prisonniers politiques et leur permettre de bénéficier des soins médicaux nécessités.

Le fascisme religieux iranien néglige non seulement les revendications légitimes des prisonniers politiques, y compris des procès équitables e des soins médicaux, en fait ce régime fabrique de fausses accusations et d’autres entraves pour les torturer et les harceler.

Afshin Sohrabzadeh, un prisonnier politique souffrant du cancer d’intestin, est exilé à la Prison de Minab (dans le sud de l’Iran) et est sur le point de perdre la vie. Durant ces derniers jours, il a été transféré dans un hôpital après que sa santé se soit détériorée. Cependant, en dépit de l’insistance des médecins, il a été renvoyé en prison sans recevoir les soins médicaux dont il avait besoin. Ce prisonnier, endurant déjà des conditions très difficiles, a été menotté le 7 juin par Saleh Barezi, un responsable cruelle de la prison de Minab et sévèrement battu.

Ce prisonnier politique a subi une perte importante de poids et est confronté à d’autres maladies à cause d’un cancer, d’hémorragie interne et des difficultés respiratoires. Il a été arrêté en juin 2009 et condamné à 25 ans de prison en exil dans un procès qui n’a duré que quelques minutes.

Le prisonnier politique Jafar Azimzadeh se trouve dans un état critique après 39 jours de grève de la faim. Cet ouvrier souffre d’une importante perte de poids, d’une pression artérielle dangereusement faible, d’insuffisance rénale et d’une grave faiblesse de vision. Les autorités refusent non seulement son transfert en dehors de la prison, ils ne permettent pas non plus son hospitalisation dans la clinique de la prison. Ces mesures ont pour but de l’obliger à signer un document disant que c’est lui-même qui refuse aller à la clinique de la prison.

M. Azimzadeh a été en grève de la faim pour protester contre « les violations des droits fondamentaux des enseignants et des travailleurs, » « les jugements et l’emprisonnement pour de fausses accusations ». Azimzadeh demande également l’annulation de charges telles que « agissements contre la sécurité nationale » portées contre les militants syndicaux et les enseignants.

Mohammad Sedigh Kabudvand, journaliste Kurde et prisonnier politique qui a été en grève de la faim pendant 30 jours en protestation contre les fausses accusations portées contre lui par le ministère du Renseignement du régime iranien (VEVAK). Il est confronté à une menace de crise cardiaque. Il a été transféré dans un hôpital au cours de ces derniers jours en raison d’une chute grave de la tension artérielle qui l’a rendu inconscient. M. Kabudvand a été arrêté le 1er juillet 2007, et condamné à 10 ans derrière les barreaux dans un tribunal fantoche sur de fausses accusations d’« agissement contre la sécurité nationale. » Il souffre de maladie rénale et de problème cardiaques.

Les autorités du ministère du Renseignement ont renvoyé le prisonnier politique Alireza Golipour derrière les barreaux en dépit du fait qu’il souffre de cancer et d’une grave infection pulmonaire. Il a été renvoyé en prison alors qu’il était encore inconscient après une opération. Malgré son état déplorable, les autorités ont commencé à porter de sévères coups sur sa poitrine pendant son retour en prison, le tout dans le but d’une plus grande détérioration de son état. Deux nuits avant cet incident il a subi une torture sévère dont le but était de l’obliger à participer à une interview télévisée et à se repentir.

Golipour souffre également de maladies cardiaques et de saignements du nez. Les autorités du pouvoir judiciaire des mollahs ont condamné ce prisonnier politique de 30 ans à 15 ans derrière les barreaux pour avoir insulté le Guide Suprême du régime, soutenu l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI) et sur une fausse accusation d’espionnage.

Massoud Arab-Choubdar, un prisonnier politique souffrant du cancer de l’intestin proteste contre son transfert forcé et les pressions qu’il subit dans la sinistre prison d’Evine. Il a entamé une grève de la faim le 31 mai. Les autorités l’ont transféré du quartier 4 au quartier 1 de la prison où sont détenus les prisonniers ordinaires. Il a été arrêté en 2013 et condamné à 3 ans derrière les barreaux. Il souffre de diverses maladies, y compris de graves maux de tête et d’épilepsie en raison de la torture qu’il a subie.

Shir Mohammad Shirani, un prisonnier de la minorité Baluchi arrêté en 2008 et condamné à 22 ans de prison. Il a été exilé à la prison d’Ardebil (au nord-ouest de l’Iran) et été en grève de la faim depuis le 3 mai. Il souffre d’un problème rénal.

Mohammad Abdullahi, un prisonnier politique détenu à la prison centrale d’Urumieh (au nord-ouest de l’Iran), est en grève de la faim depuis le 29 mai pour protester contre son injuste condamnation à une peine d’exécution. Il a été brutalement torturé et harcelé depuis son arrestation le 18 mars 2011.

Amir Dorosti, un ancien fonctionnaire des forces aérienne et prisonnier politique à Evine, est en grève sèche de la faim depuis le 24 mai pour protester contre sa condamnation, une extorsion du procureur du régime et le refus des autorités de le libérer. Hajilu, un tortionnaire reconnu de la prison d’Evine, a déclaré en réponse à la dégradation de la santé de Dorosti : « Un prisonnier en grève de la faim doit rester derrière les barreaux jusqu’à ce qu’il meurt. » Au cours des 4 derniers mois, les autorités ont refusé de le libérer sous conditions malgré le fait d’avoir reçu la somme de la caution requise. Il purge actuellement la 5e année de sa peine d’emprisonnement de 8 ans.

Le prisonnier politique Rasoul Razavi a été transféré vers une destination inconnue le lundi 6 juin, marquant le 19e jour de sa grève de la faim. Il est gardé dans la prison centrale de Tabriz (au nord-ouest de l’Iran) et a été en grève de la faim en protestation contre les jugement rendu par le soi-disant tribunal des mollahs, et exige un procès publique équitable. Razavi a été arrêté en juillet 2015 et condamné à 1 an de prison sur des accusations d’« injures » et de « propagande contre l’Etat ». Il avait déjà été arrêté une fois en 2013 et condamné à 1 an d’emprisonnement.

Au cours des dernières semaines, d’autres prisonniers politiques ont lancé une grève de la faim en solidarité avec leurs camarades en grève : Ali Moezi, Amir Amir-Gholi de la prison d’Evin, Afshin Baimani, Khaled et Rasoul Heradani, Saeed Shirzad, Loghman Moradi et Zaniyar Moradi de la prison Gohardasht, et Ayoub Assad, un prisonnier politique gardé dans la prison de Kashmar.

Les grèves de la faim lancées par ces prisonniers politiques, particulièrement Jafar Azimzadeh, ont déclenché une vague de solidarité et de soutien dans diverses villes en Iran. Des manifestations dans diverses villes, mettant en place des posters avec les photos des prisonniers en grève de la faim aux alentours de différents quartiers, avec des slogans tels que, « Les prisonniers politiques ouvriers doivent être libérés » et « Supprimez les accusations ‘d’agissements contre la sécurité nationale’ des travailleurs protestataires. »

Secrétariat du Conseil National de la Résistance iranienne
Le 7 juin 2015