dimanche, novembre 27, 2022
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La pauvreté sous le régime iranien : le résultat de la corruption et du pillage systématique

Alors que le peuple iranien continue de lutter contre la pauvreté et les difficultés économiques, les médias iraniens en arrivent à admettre à quel point la corruption et le pillage des richesses nationales pour financer le terrorisme ont paralysé l’économie du pays. À cet égard, le quotidien Etemad a écrit dimanche:

« Le seuil de pauvreté pour une famille de quatre personnes est de 100 millions de rials. [un dollars = 42105.00 rials iraniens, selon le taux officiel] Ces dernières années, tous les secteurs de la société, en particulier les travailleurs de notre pays, ont été touchés par les pressions économiques les plus sévères : l’inflation galopante, la baisse des revenus, la baisse du pouvoir d’achat et la pauvreté croissante. Maintenant, avec l’augmentation du taux du dollar à 280 000 rials, les conditions les plus difficiles compromettent les moyens de subsistance des salariés.

« Une comparaison du seuil de pauvreté de 100 millions de rials avec le salaire minimum de 28 millions de rials montre la pauvreté absolue de la population active et des salariés, qui représentent 60% de la société iranienne. Ceci alors que le coût de la vie dans les villes métropolitaines est estimé à 90 millions et dans les petites villes à plus de 70 millions de rials.»

Le problème de l’économie iranienne?

Le 16 avril dernier , le quotidien Bartarin-ha avait rapporté: «4,8 milliards de dollars de l’argent du gouvernement se sont volatilisés ». Le quotidien Aftab avait pour sa part écrit le 11 novembre 2019 qu’environ 18 milliards de dollars avaient disparu. «Le gouvernement a alloué la majeure partie de ces 18 milliards de dollars de devises à certaines personnes. Ils ont vendu l’argent reçue sur le marché libre sans importer de marchandises et ont réalisé d’énormes profits. »

Citant le directeur de la Banque centrale Abdolnaser Hemati, l’agence de presse publique Tabnak a écrit le 14 juillet : «Au cours des deux dernières années, 27 milliards de dollars en devises ont été fournis aux exportateurs, et nous n’avons pas importé de marchandises et de devises en échange de cela.

Concernant les 27 milliards de dollars auxquels Hemati a fait allusion, Majidreza Hariri, président de la Chambre de commerce Iran-Chine, a déclaré au quotidien Keyhan : «Les petites entreprises exportent entre 8 et 9 milliards de dollars par an et 50% des exportations non pétrolières proviennent du gaz et des condensats pétrochimiques, qui appartiennent à des entreprises publiques. »

Hossain Raghfar, un économiste proche du régime, a déclaré en avril 2020: «Alors que 20 milliards de dollars ont disparu du pays lors d’un important scandale de corruption, nous demandons aujourd’hui à la Banque mondiale de nous donner 5 milliards de dollars. Pourtant, personne n’est tenue responsable. »

À cet égard, dans une interview avec l’agence de presse officielle ILNA, un économiste du régime Farshad Momeni, tout en réagissant à la demande du régime d’un prêt de 5 milliards de dollars du FMI, a averti qu’exiger un prêt d’une partie étrangère serait «un outil pour étendre et aggraver la corruption et les inégalités économiques injustifiables».

Mais comment les mollahs utilisent cet argent?

Le régime a pillé la richesse nationale pour financer ses activités illicites. Pourtant, les mollahs se plaignent des sanctions internationales, qui sont imposées en raison des politiques bellicistes des mollahs et des violations des droits de l’homme.

À cet égard, le quotidien d’Etat Hamshahri, dans un article du 21 septembre, a écrit: «Ils [les responsables du régime] savent tout, mais leur sensibilité à ce qui menace le système est bien plus que leur sensibilité à ce qui met en danger la vie et les biens des gens. Ils savent ce qui se passe, mais comme la préservation de la sécurité du système est très claire pour les responsables, non seulement ils augmentent la puissance militaire du pays, mais aussi pour défendre le système, ils identifient la «profondeur stratégique» et prennent les mesures nécessaires [pour la préserver]. »

Dans une interview accordée à Etemad Online, l’ancien député Heshmatullah Falahatpisheh a déclaré le 20 mai: «Je suis allé en Syrie, certaines personnes ont dit que j’avais fait des dépenses, mais je le répète, nous avons peut-être donné 20 à 30 milliards de dollars à la Syrie, or nous devons les récupérer. »

Emad Abshenas, un autre responsable du régime, a écrit le 20 août 2019 dans sputniknews un article intitulé «Le problème de l’Iran, ce ne sont pas les sanctions, c’est la corruption» : «Il n’y a que quatre ou cinq pays comme l’Iran qui ont autant de ressources [naturelles] données par Dieu. Même si vous construisez un mur autour d’eux, les Iraniens ont tout ce dont ils ont besoin dans leur pays. Or, si nous prêtons attention aux détournements de fonds et aux abus qui ont lieu en Iran, nous voyons que deux fois ou plus de l’équivalent des revenus pétroliers de l’Iran sont volé par ces malfaiteurs et ces personnes corrompues.»

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