mercredi, décembre 7, 2022
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Iran : Les décès dus aux coronavirus dépasse 36.200 dans 301 villes

• Les autorités locales mettent en garde contre l’état critique des provinces, mais Rohani ordonne au ministère de la Santé de déclarer 127 villes exemptes du virus
• Les chômeurs vendent leurs derniers biens pour joindre les deux bouts

L’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI / MEK) a annoncé le 27 avril 2020 que le nombre de décès dus au coronavirus a dépassé 36.200 dans 301 villes d’Iran. Le nombre de victimes dans la province de Téhéran est de 6.060, de Kermanchah 930, de Lorestan 835, de Semnan 660, du Kurdistan 615, de Yazd 590, de Markazi 525, de Bouchehr 360 et d’Ilam 261.

Après les propos de Rohani hier, le ministère de la Santé a déclaré 127 villes zones blanches (exemptes de virus), mais les responsables locaux de différentes provinces rejettent les uns après les autres cette évaluation, soulignant que le statut est rouge et alarmant.

Bien que le ministère de la Santé ait déclaré neuf villes blanches dans la province d’Ispahan, Kamal Heydari, directeur adjoint de la faculté des sciences médicales d’Ispahan, a déclaré à l’agence IMNA : « actuellement, nous n’avons pas de zone blanche dans la province d’Ispahan. La province d’Ispahan est au rouge. »

Au Sistan-Baloutchistan, le ministère de la Santé a déclaré six villes exemptes de virus. Cependant, Seyed-Mohammad Hashemi-Shahri, président de la faculté des sciences médicales de Zahedan, a déclaré à l’agence IRNA que « la tendance à la propagation du coronavirus au Sistan-Baloutchistan a changé de façon alarmante (…) Le fait est que non seulement il n’y a aucune preuve de la fin de l’épidémie de virus, mais aussi que nous sommes probablement au point de déclenchement du second pic. »

Au Khouzistan, le ministère de la Santé a déclaré 12 villes exemptes de virus. Cependant aujourd’hui, Seyed-Mohammad Alavi, le président de la faculté des sciences médicales de Jondishapour (à Ahwaz) a déclaré au site Behdacht news : « l’infection par le coronavirus au Khouzistan a augmenté de 50 % la semaine dernière. »

Pendant ce temps, le représentant du ministère de la Santé au Guilan, a déclaré à IRNA : « aucun endroit dans la province ne pourrait être considéré comme exempt du virus (blanc) ; nous sommes toujours en danger. »

À Machad, le président de la faculté des sciences médicales a déclaré à l’agence Tasnim : « la situation à Machad n’est toujours pas devenue blanche et le nombre de personnes infectées par le coronavirus a augmenté ces dernières 24 heures. »

Pendant ce temps, ce 27 avril, le gouverneur de Qom a été cité dans le quotidien Aftab-e-Yazd disant : « la situation à Qom n’est pas blanche et donc le sanctuaire sacré, la mosquée de Jamkaran, et d’autres mosquées resteront fermées. Les prières du vendredi et les congrégations ne se tiendront pas avant la fin du mois d’ordibehesht, (2e mois du calendrier persan soit du 20 avril au 19 mai)

Par ailleurs, Alireza Salimi, vice-président de l’Organisation de la santé du régime, a déclaré aujourd’hui que quatre anesthésistes étaient morts (du coronavirus). Salimi, cité dans le site Behdasht news, a ajouté : « les sept anesthésistes d’un hôpital ont été contaminés. » Par ailleurs, Hossein Erfani, chef du Centre des maladies infectieuses au ministère de la santé, a déclaré à Behdasht News : « nous sommes toujours dans la première vague de l’épidémie, avec une tendance à la hausse qui approche le pic de la maladie. »

Alors que la crise du coronavirus se poursuit, la situation des travailleurs et des personnes démunies ne cesse de s’aggraver. Ce 27 avril, le quotidien Shargh a rapporté que « sur les 82 personnes testées à l’usine pétrochimique d’Oroumieh, 37 travailleurs, soit 45%, étaient positifs ». Selon les chiffres officiels, bien inférieurs à la réalité, « au moins 100.000 travailleurs ont perdu leur emploi dans les provinces de Mazandaran, Golestan et Lorestan ces dix derniers jours. Près de 65.000 personnes à Mazandaran, Qom, Kermanchah, Chaharmahal-Bakhtiari, Mahabad et Sabzevar se sont inscrites à l’assurance chômage (…)

Les chantiers de construction font partie des emplois à demande nulle en raison de la propagation du coronavirus. Ainsi, rien qu’au Mazandaran, 80.000 travailleurs du bâtiment ont perdu leur emploi (…) Les travailleurs n’ont pas les moyens de payer une grande partie de leurs dépenses de base, notamment le loyer, ni leurs dépenses quotidiennes. »

Le quotidien Arman a écrit : « ceux qui avaient conservé des économies ces dernières années sont maintenant à court et cherchent à vendre leurs biens. Beaucoup de gens que l’on voit dans les bijouteries de nos jours ne sont pas des acheteurs, mais des vendeurs. Ils ont apporté leurs seuls biens à vendre pour les transformer en argent liquide afin de joindre les deux bouts. »

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 27 avril 2020

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