vendredi, janvier 27, 2023
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Hossein-Ali Nayeri, le chef de la commission de la mort du massacre de 1988, nommé conseiller principal du chef du pouvoir judiciaire Mohseni-Eje’i

Hossein-Ali Nayeri, le chef de la commission de la mort du massacre de 1988, nommé conseiller principal du chef du pouvoir judiciaire Mohseni-Eje'i

Gholam-Hossein Mohseni-Eje’i, chef du pouvoir judiciaire, a nommé Hossein-Ali Nayeri, chef de la commission de la mort du massacre des prisonniers politiques de 1988 et criminel impitoyable, comme son conseiller principal. Avant le massacre de 1988, Nayeri avait condamné à mort des milliers de membres et sympathisants des Moudjahidine du peuple (OMPI/MEK) et d’autres dissidents emprisonnés.

Khomeiny avait écrit dans sa fatwa de massacre des prisonniers de l’OMPI : « (…) ceux qui dans les prisons à travers le pays insistent à conserver leur position de Nefaq [terme péjoratif désignant l’OMPI], sont en guerre contre Dieu et condamnés à mort. À Téhéran, cette décision sera prise sur la base d’un avis majoritaire de messieurs, Hojjatoleslam [terme honorifique pour certains mollahs] Nayeri, (juge de la charia), et Monsieur Eshraqi (procureur de Téhéran) et un représentant du ministère du renseignement (…) ». En conséquence, Nayeri, avec l’actuel président du régime Ebrahim Raïssi, a envoyé à la potence des milliers de prisonniers politiques dans diverses prisons, en particulier à Evine et Gohardacht.

Les dimensions du crime étaient si effroyables qu’elles ont soulevé les protestations de Hossein-Ali Montazeri, alors successeur de Khomeiny. Il a écrit dans ses mémoires : « Le 15 août 1988, j’ai rencontré M. Nayeri, le juge religieux d’Evine, M. Eshraqi, le procureur, et M. Pourmohammadi, le représentant du ministère du Renseignement. Je leur ai dit qu’ils devaient arrêter les exécutions au moins pendant ce mois de Moharram. M. Nayeri a répondu : Nous avons exécuté sept cent cinquante personnes à Téhéran jusqu’à présent, et nous avons identifié deux cents autres personnes encore inébranlables. Il faut les éliminer (…) » (Page 635).

Khomeiny, qui avait testé la loyauté absolue de Nayeri et Raïssi dans la férocité et le crime pendant le massacre, a écrit quelques mois plus tard dans un décret le 13 janvier 1989 à propos des « problèmes judiciaires » à Doroud et Sirjan : « étant donné que les hautes autorités judiciaires n’ont montré aucune sensibilité face aux problèmes choquants évoqués ci-dessus, mission est donnée aux hodjatoleslams MM. Nayeri et Raïssi, d’agir dans les cas concernés selon leur propre jugement, dans le cadre du cher islam. »

Dans un autre décret, Khomeiny a écrit au Conseil judiciaire suprême le 21 janvier 1989 : «tous les dossiers que le Conseil a étonnamment négligés jusqu’à présent, retardant l’application de la sentence de Dieu, sont assignés aux hodjatoleslams MM. Nayeri et Raïssi, pour qu’ils exécutent au plus vite les sentences de Dieu ; aucun retard n’est permis. »

Même 34 ans après le massacre, Nayeri n’a cessé d’être impliqué dans des crimes et des tueries aux plus hautes fonctions judiciaires. Dans une interview avec le « centre de documentation de la révolution islamique » le 9 juillet 2022, il a déclaré en justifiant le massacre : « Cette période était très critique. Le pays était dans une situation de crise. Autrement dit, s’il n’y avait pas eu la fermeté de l’imam, nous n’aurions peut-être pas bénéficié de cette sécurité aujourd’hui. Peut-être que la situation aurait été complètement différente. Le régime ne serait peut-être pas resté au pouvoir. »

Les dirigeants actuels du régime, du guide suprême Khamenei à son président Raïssi, du président du Majlis Qalibaf au chef du judiciaire Mohseni-Eje’i et la plupart des autres hautes autorités judiciaires de ces quatre dernières décennies, tels que Nayeri, font partie des plus grands auteurs de crimes contre l’humanité et de génocide. Ils sont directement impliqués dans des crimes majeurs tels que des exécutions massives des années 1980, les tueries de masse de la population au Kurdistan, le massacre de 1988, la tuerie de 1500 personnes dans le soulèvement de novembre 2019 et la répression du soulèvement actuel. Ils doivent être jugés dans l’Iran libre demain ou dans les tribunaux internationaux.

 

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne

Le 1er décembre 2022

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